Accord prévention des risques psycho-sociaux et qualité du travail : un engagement pour toutes et tous

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À la suite d’un très long processus (2014), la CGT AFPA a signé l’accord relatif à la prévention des risques psycho-sociaux et à la qualité du travail. Nous serons au rendez-vous pour que sa mise en œuvre soit effective et surtout, appliquée pleinement.

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Mais déjà, il est surprenant de constater comment la Direction générale s’approprie l’esprit de cet accord, ou comment certains usurpent le travail mené, depuis plus de 6 ans, par la CGT et les autres organisations syndicales signataires !

Pourquoi cet accord a pu aboutir ?

L’une des mesures concerne les collectifs métiers. Les salariés pourront enfin se réunir de leur propre initiative pour échanger sur la qualité du travail. Cette approche constitue un levier très important pour la CGT. Il s’agit de pouvoir débattre de son travail, de ce qu’il pourrait être, devrait être, pour mieux vivre celui-ci. En effet, lorsque l’on peut agir sur son travail et être satisfait de sa qualité (non de sa quantité), cela contribue à la réduction des RPS.

La place des différents acteurs a aussi été clarifiée, ce qui devrait fluidifier la transmission des informations pour mieux prévenir, en y associant toutes les IRP (élus CSEE, commission santé et sécurité, Représentants de Proximité…). À noter que les référents harcèlements et agissements sexistes sont désormais acteurs à part entière, quand ils ont été désignés dans les régions, ce qui était une demande de la CGT. La charge de travail sera prise en compte, ainsi que des budgets dédiés à l’amélioration des conditions de travail où les propositions des salariés seront là aussi, enfin, prises en compte. La CGT a toujours revendiqué la place centrale que devaient avoir les salariés sur ces sujets, il sera donc important de s’en emparer ! Un ambitieux plan de formation est aussi prévu, tant pour les RP que pour le management, et sera particulièrement suivi par la CGT pour s’assurer de la bonne réalisation de cet objectif.

Autre enjeu majeur, les procédures de fiches alertes sont encadrées et affirmées comme levier de prévention, ce qui doit amener tous les salariés à s’emparer de ce dispositif avant que les situations ne dégénèrent. N’hésitez pas à les utiliser ou vous rapprocher de vos élus et représentants syndicaux pour en savoir plus. À ce titre, une présentation de l’accord doit être organisée pour les salariés, dans tous les centres : informez-vous, débattez-en entre vous !

La direction, dans une communication aux salariés, s’est finalement félicitée de la signature de l’accord, mais quelques formulations mettent en doute la pleine compréhension du sujet central : la qualité du travail. Rien n’y fait mention. Pire, il est avancé la nécessité de coupler « santé et performance », ce qui est à l’inverse de l’approche consacrée : la qualité du travail n’est pas une manière d’améliorer la productivité !

Sachez enfin que si le sujet était négocié avec les 3 organisations syndicales signataires depuis les 4 dernières années, certaines revendications proposées par la CGT, entre autres, ont enfin pu être satisfaites. Il est surprenant de voir une organisation (non-signataire) revendiquer seule le fruit de ce travail effectué par d’autres, alors qu’ils étaient absents des négociations pendant 6 ans ! Une frustration sans doute…

CGT-AFPA, Montreuil, le 4 décembre 2020

CSEE Région SUD du 16 décembre 2020
CSEC du 18 novembre 2020