AGIR AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !
ÉTAPE 1 : DOUAI-CANTIN
Hauts-de-France, le 27 septembre 2018

Le contexte

Après l’adoption par le Conseil d’Administration des orientations stratégiques, le 3 avril 2018, l’étape suivante est l’annonce du plan d’entreprise. Celui-ci, élaboré par la Directrice Générale et le nouveau Président de l’AFPA, devrait être dévoilé cet automne comme l’a annoncé la Ministre Muriel Pénicaud. Le Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) devrait être lui aussi révélé au même moment, ou presque…

L’action

Douai-CantinCe jeudi matin 27 septembre 2018, à l’initiative du syndicat CGT de l’AFPA, une distribution de tracts était organisée à l’entrée du Centre Douai-Cantin : analyse du Projet Loi de Finances 2019, communiqué de presse, Agir avant qu’il ne soit trop tard, ainsi qu’une centaine de cartes postales pétitions à l’attention du Président Macron. Ceci en présence de militants de l’Union Locale de Douai et de l’Union Départementale du Nord venus prêter main forte pour l’animation et la logistique. Salariés, stagiaires et anciens stagiaires ont été accueillis avec sono et invités à débrayer entre 10h et 12h avant de se retrouver de 13h30 à 14h30 pour échanger et débattre ensemble de la situation, des perspectives et des actions à entreprendre pour l’AFPA, son personnel et l’avenir à construire.

Coïncidence ? Le comité des directeurs des Hauts-de-France était réuni au même moment au Centre de Douai-Cantin.
A la demande de la CGT, une délégation CGT est venue expliquer aux membres du CODIR (comité régionale des directeurs) les raisons de cette initiative et dénoncer :

  • l’absence d’informations sur l’ampleur du plan d’entreprise en termes d’abandons de formation, de fermetures de centres, de suppressions d’emplois, de mobilités contraintes, etc., et la volonté d’agir avant que des décisions ne soient prises ;
  • la responsabilité du management dans des situations de souffrance au travail, avec les témoignages de stagiaires recueillis le matin même sur de lourds dysfonctionnements, faute de moyens.

Il a été formulé :

  • l’exigence de respect envers tous les personnels,
  • l’importance essentielle de préserver la qualité de nos prestations en donnant les moyens de bien faire — la trop faible — activité qu’il nous reste, …

Le DR a indiqué avoir bien entendu ces interventions ; certains directeurs ont aussi été interpellés directement : parmi toutes celles et ceux réunis autour de cette table qui ne sera plus à l’AFPA dans un an… ?

Lors d’une rencontre organisée avec les salariés, les échanges ont porté sur :

  • Le rejet de l’AFPA d’aujourd’hui : l’impossibilité de faire son travail faute de moyens.
  • Un centre divisé par le management, ce qui a généré des clans et des conflits.
  • Le sentiment d’injustice face aux recrutements affichés sur Agora de nouveaux « grands chefs », alors que dans le Centre les départs ne sont plus remplacés.
  • Le constat de ne plus pouvoir exercer son métier allant jusqu’au sentiment d’être en « fin de vie » professionnelle.
  • Les stagiaires trop souvent parachutés en formation sans projets professionnels consolidés.
  • Le désarroi de stagiaires, sans formateur pendant plusieurs semaines.
  • L’incompréhension des personnels transférés dans la filiale Accès à l’emploi et devant finalement signer un avenant afin de travailler pour l’EPIC dans le cadre de « Prépa Compétences ».
  • Le sentiment de tentatives de sabotages par certaines directions, délibérément ou par incompétence.
  • Le vécu d’une pression constante et croissante qui s’accumule sur les « autres », ceux qui font et qui savent.
  • La mise en sommeil de plateaux techniques empêchant la mise en œuvre de la certification dans le cadre de la VAE et obligeant sa sous-traitance à d’autres organismes de formation concurrents.
  • Les conditions ignobles des formations délocalisées.

Les attentes des salariés :

  • La volonté de former à un métier avec un recrutement et une orientation de qualité et dans le respect des personnes.
  • Le souhait d’une intersyndicale pour finir de convaincre les indécis.
  • La médiatisation régionale et nationale des actions et de la lutte afin de les rendre visibles et efficaces.

Les actions à venir dans le centre :

  • L’envoi des cartes postales pétitions au Président de la République.
  • Le partage des tracts et des informations présentées en réunion avec les salariés du Centre non présents ce jour là.
  • L’élaboration d’un cahier revendicatif pour capitalisation par le syndicat national avant sa transmission à la direction générale.

Vidéo de la manifestation :

Nous vous donnons rendez-vous très prochainement pour la prochaine action.

C’est avec tout le personnel que nous pourrons imposer d’autres choix !

UNISSONS-NOUS ET AGISSONS !

Se mobiliser le 9 octobre 2018
Communiqué de presse du 25 septembre 2018