Logo CGT AFPAAprès l’approbation des orientations stratégiques par le Conseil d’administration…


Tout le monde POUR, sauf la CGT qui vote CONTRE :

Ce mardi 3 avril 2018, le conseil d’administration a approuvé les orientations stratégiques présentées par la directrice générale en 5 axes. Le vote a été unanimement favorable, à l’exception de l’administrateur confédéral FO qui s’est abstenu et du représentant des salariés CGT qui a voté Contre. Il faut toutefois préciser que le vote a été opéré après le départ de Catherine Perret, représentant la confédération CGT, retenue par un bureau confédéral « chaud » compte tenu de l’actualité sociale nationale (grève des cheminots !).

Le représentant CGT des salariés de l’AFPA a voté contre car, parmi les 5 axes, les axes 4 et 5 sont bien trop évasifs et imprécis ; ils laissent ainsi la porte ouverte à toutes sortes de débordements :

  • Axe 4 : Renouveler notre contrat social pour redonner un sens individuel et collectif à nos missions
  • 
Axe 5 : Viser la performance organisationnelle et optimiser nos fonctions supports du siège et des régions

Pour mettre en œuvre ces 2 axes « flous », le conseil d’administration a adopté à l’unanimité moins une abstention (représentant des salariés CFDT) et un vote Contre (représentant des salariés CGT) une délibération autorisant la directrice générale à lancer un appel d’offre visant à la conclusion d’un marché de prestations intellectuelles d’assistance, conseil, expertise et accompagnement au changement en matière d’organisation et de ressources humaines (coût estimé à 1 million €).


Pas de chèque en blanc de la CGT :

Pour la CGT, c’est la porte ouverte à des risques majeurs pour le personnel. Ainsi, les sujets qui emportent des conséquences directes sur le personnel en remettant en cause le statut et les accords de 1996, le métier de formateur et les autres métiers, la GPEC, le collectif de travail et le dialogue social, la réorganisation interne et le renforcement du pilotage économique, … sont relégués à une mission d’assistance dont la durée pourrait s’étaler sur 2 ans.

Le plus inquiétant reste le caractère formel du vote du CA. Après l’adoption de ces orientations stratégiques, il reste maintenant à chiffrer puis identifier parmi ces chiffrages ce qui permet d’aller vers la solvabilité.

Les orientations stratégiques disent là où l’on voudrait bien aller. Le contrat d’objectifs et de performance (COP) indiquera là où l’on peut et doit aller, en regard des financements qui seront arbitrés par les ministres de tutelle. Quel sera l’écart entre les vœux et les consignes ?

Ensuite, c’est le plan d’entreprise que la DG devrait présenter à l’automne qui donnera la visibilité des efforts à consentir pour bénéficier de l’aide de L’État. Le recours à un cabinet externe ne sent pas bon pour les salariés, déjà très durement éprouvés comme l’atteste le diagnostic présenté.

La CGT se refuse à signer un chèque en blanc (en approuvant les orientations stratégiques) et à laisser direction générale et tutelles ministérielles régler entre elles le sort de l’AFPA.

Le 5 avril, le cabinet Roland Berger (cabinet de conseil en stratégie) présentera son diagnostic au comité central d’entreprise extraordinaire et la directrice générale les orientations stratégiques.

Montreuil, le 3 avril 2018

Analyse CGT après CA et CCE de début avril 2018
CCE du 28 mars 2018