logo retraitésBureau National des Retraités CGT-AFPA

Compte rendu de la réunion du 27 février 2019 au siège de l’AFPA (Tour Cityscope à Montreuil)

Nous nous sommes d’abord donné des nouvelles des camarades qui subissent des soucis de santé ; nous les assurons de notre amitié et de notre solidarité. Nous pensons particulièrement à Annick, Régine, Alain, André, Bernard, Yves, Roger et Anne-Marie…


1) La situation générale

La situation générale est marquée par la multiplication des revendications à tous les niveaux. Ces revendications manifestent le ras-le-bol d’une politique injuste, inégalitaire, méprisante et insupportable.
Caractérisée par l’attaque en règle de tous les services de proximité (santé, logement, formation, transports, etc.), et par une idéologie de classe visant à réduire tous les “coûts” sociaux et les contributions de l’État, cette colère a donné lieu à un large échange et à plusieurs réflexions au sein du BNR :

  • Le véritable but de la prochaine réforme des retraites vise à faire baisser le niveau des pensions, en instaurant un système par points où tous les salariés et retraités risquent d’être perdants : ceux qui le pourront seront alors conduits à se constituer une retraite complémentaire par capitalisation, avec la fin de la solidarité…
  • Les négociations sur l’assurance chômage n’ont pas abouti : le gouvernement en est totalement responsable, par ses injonctions en matière de réductions de coûts.
  • Le « grand débat » constitue un leurre pour les citoyens (où les questions sur la justice fiscale et le pouvoir d’achat sont esquivées), et une tribune pour la campagne électorale du pouvoir politique.
  • Cette période se traduit par la montée des violences à tous niveaux : sociales (entreprises qui ferment avec des P.S.E. comme à l’AFPA, des équipements publics de santé détruits, etc.), institutionnelles (la loi anticasseurs mettant en péril le droit de manifester), sociétales (le rejet de l’autre, l’intolérance, l’antisémitisme), policières inacceptables…

2) La situation à l’AFPA

Béatrice a fait le point de la situation de l’AFPA, après l’annonce du plan d’entreprise (« Plan de Sauvegarde de l’Emploi » !) en octobre qui prévoit 38 fermetures de centres et près de 1600 suppressions d’emplois, et la grande manifestation du 6 décembre dernier à Paris :

  • Le P.S.E., qui n’a aucune justification sociale et économique, aucune garantie de sauvegarde et de développement de l’AFPA (le rapport de l’expert du CCE est explicite), aucune analyse et prévention des risques psychosociaux (le rapport de l’expert de l’IC-CHSCT est clair), est ni fait ni à faire ! Il est déplorable, une « boucherie » imposée par le gouvernement.
  • La Direction a manœuvré et tenté de gagner du temps en proposant début février un pseudo « accord de méthode » permettant de repousser les discussions du P.S.E. jusqu’à fin mai 2019 (date limite actuelle : 7 mars) et de les lancer en fait : elle a ainsi réussi à briser l’unanimité syndicale qui refusait toute négociation du P.S.E., puisque CFDT puis FO ont signé cet accord.
  • La CGT et SUD, avec leurs avocats, ont adressé le 26 février une lettre ouverte à l’AFPA qui pose les conditions d’une éventuelle participation aux discussions et interpelle le gouvernement sur ses responsabilités et ses visées pour l’AFPA.
  • Dernière minute : le Directeur de Cabinet de Muriel Pénicaud convie la CGT et les OS à des discussions le vendredi 15 mars prochain au Ministère.

3) Journée d’étude du 13 mars 2019

L’attaque d’une violence inédite visant à détruire l’AFPA révèle le dogme patronal sous-jacent de la fin des qualifications. Il apparait fondamental de mener une contre-offensive idéologique. C’est l’objet de la journée d’étude sur l’historique de la formation professionnelle (voir “Le Lien” de décembre 2018) qui se déroulera à l’Institut de l’Histoire Sociale (Confédé. à Montreuil) le 13 mars prochain : Frédérique et Nicole GERMAIN y participeront et feront une synthèse des échanges pour l’Afpaïenne.


4) Trésorerie et cotisations

  • Le bilan financier 2018 fait apparaitre des dépenses à hauteur de 7563,58 € (dont une partie régionale) et des recettes de cotisations de 15228,54 € qui sont incomplètes.
  • Le budget 2019 prévoit 6700 € de dépenses qui comprennent l’abonnement à Vie Nouvelle (1600 €), les déplacements BNR (3200 €) et secrétariat (1600 €), et les frais d’envoi (300 €).
  • La mise à jour du Cogitiel et une actualisation du fichier s’avèrent indispensables.
  • Yves B. a proposé une trame de guide de la trésorerie qu’il faut valider : Michèle et Denis sont invités à s’en saisir pour le stabiliser au prochain BNR de mai.

L’implantation et l’animation territoriales constituent notre principale priorité, avec l’ambition de structurer des sections régionales de retraités. Nous poursuivrons cet objectif avec l’aide des correspondants régionaux dont la liste est arrêtée : Le BNR souhaite impulser cet objectif sur la PACA avec Brigitte B. (correspondante de la région), l’équipe régionale et les retraités de la région, dans le courant du printemps.


5) L’Afpaïenne

Après le numéro spécial de janvier sur la situation de l’AFPA qui a engendré très peu de réactions, nous préparerons le n°10 de l’Afpaïenne en secrétariat de rédaction le 21 mars.

Son contenu abordera les thèmes suivants :

  • L’édito sur la situation de l’AFPA dans un contexte général de violences (Maurice),
  • La situation de l’AFPA : communiqué CGT-SUD et/ou point d’actualité après le 7 mars,
  • La contribution d’André P. sur la CGT et les gilets jaunes,
  • L’idéologie « démocraticide » (Yves B.),
  • La tour T9 (ancien siège de l’AFPA) et l’accueil des réfugiés (Yves B.),
  • Un billet d’humeur sur la négociation de l’assurance chômage (Maurice),
  • C.R. de la journée d’étude du 13 mars (Frédérique),
  • Extraits de l’article du Monde sur la Formation Professionnelle,
  • Hommages à Nicole MENU (témoignage de Jacques C.) et Thierry D.,
  • etc.

Amitiés syndicalistes
Et du punch pour les luttes à venir !

Le 5 mars 2019
Maurice BUISSON


L’Afpaïenne d'avril 2019
Le 31 janvier, partout en France...