logo CGT AFPALe cadeau de Noël empoisonné du Conseil d’Administration (CA) aux salariés de l’AFPA


Lundi 11 décembre 2017, 10 heures : plus d’une centaine d’élus se sont retrouvés au siège de l’AFPA, la Cityscope. Drapeaux, chasubles, et banderoles étaient de sortie.


CA AFPA décembre 2017Lundi 11 décembre 2017, 11 heures : une délégation d’une cinquantaine d’élus envahit la salle du Conseil d’Administration dans laquelle les 30 administrateurs présents et le nouveau président par intérim sont interrompus en séance.

Après lecture du communiqué intersyndical, rappelant les revendications pour une véritable politique nationale de formation professionnelle et mettant en perspective une mobilisation générale des salariés début 2018, des témoignages de régions sont délivrés aux administrateurs :

  • l’Auvergne d’abord évoque l’absence de perspectives en 2018 avec une perte de 50 % de son activité ;
  • puis Pays de la Loire évoque l’incohérence des stratégies successives qui hier ont fermé ce qui est demandé aujourd’hui ;
  • la région Centre évoque la détresse et l’épuisement du personnel ;
  • la région Grand-Est énumère les formations non retenues par le Conseil Régional et les conséquences de la politique régionale ;
  • la Bretagne fait lecture d’un mémorandum des élus du CRE ;
  • et enfin le Nord Pas-de-Calais, après avoir rappelé que depuis 70 ans l’AFPA a fait la preuve de son utilité sociale, enjoint les administrateurs à un courage politique que l’on ne perçoit pas dans leur positionnement.

11h30 : les élus quittent la salle après une intervention du président qui, dit-il, n’est pas un « cost killer », malgré ses états de service, et déclare aussi ne pas avoir de réel mandat, puisque simple intérimaire pour quelques mois.
En séance, les débats continuent avec, à l’ordre du jour, les apports aux filiales et la présentation du budget prévisionnel 2018.


Seule la CGT a voté contre le budget 2018 !

Pourquoi ce vote ?

 

Parce que le Conseil d’Administration de l’AFPA acte la suppression d’encore 300 emplois en CDI et plus de 100 en CDD en 2018 !

 

Le CA limite le nombre d’ETP CDI à décembre 2018 à 6161 : en effet, depuis le passage en EPIC, le CA de l’AFPA définit non seulement le budget mais aussi le nombre de salariés en CDI à ne pas dépasser (cf. décret d’application R5315-11 du code du travail).

6161… Ce nombre a été calculé sur une hypothèse basse de chiffre d’affaire (budget minimaliste de la DG « ce qu’on est sûr de faire »). Ce manque d’ambition ferme toute perspective d’impact positif sur les emplois pérennes (CDI), que le PIC (Plan d’Investissement Compétences) et la réforme sur la formation professionnelle auraient pu (devraient ?) ouvrir !

Donc, moins il y a de produits au budget, plus il y aura de suppressions d’emploi en CDI, et si des perspectives de développement de l’activité nécessitent des embauches, elles ne pourront plus se faire que sous forme d’emplois précaires.

Parce qu’on sait que moins il y a de CDI et plus on précarise les emplois, moins il y a de résultat. La preuve : en 2017, avec pourtant 218 ETP CDD en plus qu’en 2016, l’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est en baisse de 5 millions d’euros !


Le Conseil d’Administration entraine l’AFPA dans une spirale infernale !

Les décisions prises ce jour en CA ne sont pas anodines… Elles visent à diminuer le nombre de CDI et créent une spirale régressive infernale :

moins de budget => moins d’effectif => moins d’activité => encore moins de budget => encore moins d’effectif => encore moins d’activité…

… Couiiiccc !

Cherchez l’erreur !


Cliquez ici pour consulter la déclaration CGT au CCE du 13 décembre 2017…


CCE des 13, 14 et 19 décembre 2017
Communiqué de presse intersyndical du 9 décembre 2017