Cantin, les formateurs CGT de l’AFPA ont débrayé deux heures.

C’est une action préventive que menaient, ce jeudi matin (27 septembre 2018), les salariés CGT du centre de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes de Cantin.
Ils craignent que la direction nationale n’annonce, dans un plan stratégique attendu pour octobre, la fermeture de nombreux centres et formations.

CantinDepuis l’annonce, le 10 avril dernier, par la ministre du Travail Muriel Pénicaud, d’un plan d’entreprise pour l’AFPA, les salariés des centres de formations pour adultes se demandent à quelle sauce ils vont être mangés. Et à mesure que l’échéance approche – le plan pourrait être dévoilé dans le courant du mois d’octobre – le pire est envisagé de plus en plus sérieusement. « C’est, concrètement, un plan de sauvegarde de l’emploi qu’on attend et la rumeur évoque entre vingt et quarante fermetures de centres de formations au niveau national, des formations qui vont disparaître de notre catalogue faute de rentabilité et des mobilités géographiques obligatoires », avance David Raingeval, formateur transport à Cantin et secrétaire régional de la CGT AFPA du Nord – Pas-de-Calais.

À Cantin, comme ailleurs, aucune annonce n’a été faite, mais la CGT a décidé de ne pas attendre que le plan soit public pour agir. Plusieurs actions doivent être programmées en France et dans la région et un premier débrayage de deux heures a eu lieu devant l’AFPA de Cantin, ce jeudi matin. Une vingtaine de formateurs ont ainsi stoppé le travail, entre 10 h et 12 h, selon le syndicat, et une quinzaine d’entre eux se tenaient devant la grille du centre de formation de la rue du Molinel.

Paradoxe

Il faut dire que, d’après David Raingeval, les signaux ne sont pas positifs. « À Cantin, il n’y a plus rien sur l’activité bâtiment puisque la région n’a passé aucune commande. Les formateurs sont donc détachés à Lomme, Calais, Hazebrouck, un peu partout dans la région. Et pour les formations transports, on est inquiet de vivre ce que vivent les collègues du Puy-en-Velay, où il n’y a plus d’activité, ou de Châteauroux, où il n’y en a quasiment plus », explique-t-il. « C’est tout de même un paradoxe, déplore une de ses collègues, le discours du gouvernement parle d’accompagnement vers l’emploi et nous, établissement public dont c’est la mission, on se retrouve en difficulté. »

Extrait de La Voix du Nord – 27 septembre 2018


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