AFPA CCEComité Central d’Entreprise du 19 septembre 2017


Une séance marquée par une nouvelle suspension

 


Les élus du CCE attendaient ce jour des réponses précises aux questions posées lors de la réunion du 13 septembre, qui avait été suspendue faute de réponses aux interrogations légitimes des élus. La Directrice Générale, accompagnée du Directeur Général délégué et du Directeur financier ont apporté une partie des informations attendues sur la situation de la trésorerie. Des informations qui confirment une situation extrêmement préoccupante, avec une phase critique attendue au début novembre et qui s’amplifierait en décembre.

Une trésorerie extrêmement dégradée, reflet d’une situation économique qui continue à se détériorer car l’AFPA continue à creuser son déficit.

Par contre, les « réponses » de la direction concernant les moyens que celle-ci compte mobiliser pour permettre à l’AFPA de faire face à ces échéances, et notamment pour assurer le paiement des salaires et des charges, n’ont pas permis de rassurer les élus, bien au contraire !

Aucune solution n’est bouclée à ce jour pour assurer la trésorerie, hormis la mise en œuvre des vieilles recettes dont nous subissons les effets néfastes depuis plusieurs années :

  • Un travail sur les encaissements
  • Des négociations d’avances auprès de nos financeurs
  • Un nouveau plan de « maîtrise de la masse salariale »,
  • Un énième plan de « rationalisation de nos dépenses ».

Des « réflexions sont en cours » sur les frais de déplacement ou sur la mobilité, des informations seront données aux élus mais… plus tard…

En clair, ce sont les emplois qui vont continuer à dégringoler, et les moyens vont connaître un nouveau tour de vis…

Devant l’attitude de la direction et le manque d‘informations, ainsi que le manque de précision des propos de la direction, les élus du CCE ont à nouveau suspendu la séance, après avoir fait une déclaration unanime listant des questions précises auxquelles ils attendent urgemment des réponses (consultez la déclaration des élus du CCE en date du 19 septembre).

Pour la CGT, il est clair que la poursuite de ces mesures déjà connues et éprouvées depuis plusieurs années est stérile et ne peut résoudre nos problèmes structurels. Surtout le constat ne varie pas : la solution n’est pas dans les mains de la Directrice générale.

La Direction Générale affirme travailler au quotidien avec l’État pour trouver des solutions. Une solution qui ne passera pas par le versement d’une subvention supplémentaire, devenue impossible selon la Direction Générale… Selon elle, il est impensable qu’aucune solution ne soit trouvée, car un EPIC qui ferait défaut, ce serait du jamais vu… Mais, même si le problème de trésorerie était réglé de manière temporaire, cela ne règlerait pas le problème dans le temps… Des contreparties seront demandées à l’AFPA, notamment dans le Contrat d’Objectifs et de Performance dont la signature reste prévue en décembre 2017. Il ne sera alors plus question de ne pas tenir les engagements budgétaires, comme c’est le cas aujourd’hui.

Quant au projet de transformation de l’association AFPA en un ensemble « un EPIC et ses filiales », il semble avoir du plomb dans l’aile : la Directrice Générale reconnaît que Bercy a des difficultés de compréhension sur le modèle de comptabilité analytique proposé, un sujet qui sera à l’ordre du jour d’un Conseil d’Administration extraordinaire le 13 octobre 2017. Qu’en sera-t-il alors du modèle de transformation 1 EPIC et 2 filiales de la direction ? Un projet auquel la CGT s’était opposée, car il ne répondait en rien au problème fondamental du déficit structurel, du manque d’activité et des prix trop faibles des marchés de l’AFPA.

logo CGT AFPALes semaines qui viennent s’annoncent décisives et tout nous porte à croire que de mauvais coups sont en train de se tramer contre l’AFPA et ses salariés. Bercy, qui fait la pluie et le beau temps à l’AFPA (et ailleurs…), n’a qu’une seule obsession : que l’AFPA ne lui coûte plus rien et revienne le plus vite possible à l’équilibre. Un retour à l’équilibre impossible selon nous, dans le contexte général de baisse d’activité, de prix établis à perte et de marchés volatils. Prendre des mesures drastiques sur les emplois, ou sur les centres ne répond évidemment pas à ces fondements économiques… Ou pour parler comme nos tutelles : réduire les charges ne peut pas constituer le nouveau modèle économique de l’AFPA ! Pour la CGT, cette obsession étatique de réduire la voilure répond à d’autres préoccupations qui justifient toute l’inquiétude des élus du CCE quant au véritable projet de nos tutelles pour l’AFPA.

Nous appelons tous les salariés à se mobiliser, et à se préparer à l’action. Il faut craindre d’avoir à créer le rapport de force nécessaire pour inverser le cours des choses voulu par certains services de l’État. Il en ira de la survie de l’AFPA, de nos emplois, de nos missions et de notre capacité à former dans les meilleures conditions « les personnes les plus éloignées de l’emploi » pour les mener jusqu’à la (ré)insertion professionnelle.


CALENDRIER

  • 26 Septembre : Conseil d’Administration
  • 27 septembre : CCE extraordinaire consacré aux orientations stratégiques de l’AFPA

 

CA du 26 septembre 2017 : Front commun des administrateurs face à l'Etat
Déclaration des élus du CCE du 19 septembre