Ci-dessous l’intervention de Jean Lanquetin (CGT) lors de l’envahissement des élus au CCE Extraordinaire (R1) du 7 novembre 2018 relatif au projet de « plan de réorganisation ».

CCE du 07-11-2018

Madame la DG, Directrice du Grabuge,

Monsieur le DRI DR, Directeur des Relations Inhumaines et du Discours Répressif,

Il me semblait nécessaire de redéfinir les acronymes de vos fonctions tant ceux que vous arborez sur vos cartes de visite ne semblent plus adaptés.

Vous présentez un plan que vous avez élaboré dans les bureaux feutrés de nos ministères de tutelle en sachant pertinemment bien qu’ils ne sont pas la solution.

Vous ne dirigez pas l’AFPA, mais vous êtes à la botte du pouvoir Macronien qui a pour idéologie de supprimer les grandes avancées que le Conseil National de la Résistance avait mises en place.

Pour cela vous avez osé négocier un salaire choquant compte tenu de la situation financière de l’AFPA d’une part et du fait que les salariés ont leur salaire bloqué depuis environ dix ans d’autre part.

Aujourd’hui vous présenter un plan qui va encore réduire l’effectif de 1500 personnes environ.

Nous sommes 6000 CDI, et nous serons bientôt 4500 puis 3000 lorsque les départs en retraites prévus d’ici 2020 auront été effectués.

Cela fait suite à une suppression systématique de 300 emplois par an depuis une dizaine d’années maintenant.

De 12000 salariés environ en 2009, nous serons, si nous vous laissons faire, environ 3000 en 2020.

Comment une AFPA à 3000 peut-elle remplir son rôle pour lutter contre le chômage de masse et comment peut-elle être bénéficiaire ?

Vous savez que votre modèle n’est pas viable.

Pour l’appliquer tout de même, vous avez choisi de vous placer sur le terrain du mensonge et de la déloyauté en prenant soin de ne pas dialoguer avec les représentants des salariés (IRP et Organisations Syndicales) car le personnel est devenu un ennemi à supprimer.

Vous vous apprêtez à briser des familles en appliquant un plan de façon brutale et nous voyons actuellement des DR qui visitent les centres pour tenter de recenser des candidats au départ en leur promettant des choses qu’ils n’auront pas car les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent comme disait le petit père Cueille (homme politique).

Nous savons que vous tentez de museler la communication en donnant des instructions précises aux MF, Directeurs ou DR sur les phrases qu’ils peuvent dire à la presse. Vous leur imposez de prendre des renseignements très précis sur les journalistes qui les contactent afin de pouvoir ensuite faire taire ceux qui seraient trop bavards.

Vous promettez des choses et écrivez des textes que vous ne respectez pas.

J’ai personnellement signé un avenant pour une retraite progressive dans le cadre du plan intergénérationnel.
Dans ce plan l’AFPA s’engageait à compenser le salaire à 90% durant la dernière année pour une activité à 80%. Au moment de l’appliquer vous répondez que vous ne le ferez pas.
J’attends une réponse pour le 13 novembre suite à une intervention de mon représentant syndical et sachez que si l’AFPA ne tient pas sa parole, il s’en suivra bien sûr d’une action au Prud’hommes, mais ce type de comportement sera mis à jour.

Comment voulez-vous que les salariés vous fassent confiance alors que vos pratiques révèlent une malhonnêteté.

Vous semblez emmener l’AFPA vers une évolution qui la mène à sa perte et vous risquez fort d’être les témoins coupables des drames humains que vous aurez créés.

Nous ne souhaitons pas ces drames, mais les risques psychosociaux qui sont apparus lors du plan stratégique se sont transformés en troubles psychosociaux aujourd’hui et cela ne vous suffisant pas, vous choisissez de mettre un coup de pied dans la fourmilière.

Faites votre travail ! Dirigez et redressez l’AFPA en obtenant que les ministres et le chef de l’état écoutent et redonnent les moyens nécessaires à ce que ce bel outil retrouve une activité pérenne. Les demandeurs d’emploi en ont besoin !

Arrêtez de brandir nos pertes et reconnaissez qu’elles sont dues à des désengagements successifs de l’État puis des conseils régionaux, quand ce n’est pas à des carences managériales.

Avec le taux de retour à l’emploi que nous avons, notre utilité sociale n’est plus à prouver et il vous appartient de le faire admettre à vos interlocuteurs.

Il est encore temps de faire machine arrière et de ne pas mettre en place ce plan délétère, nous vous le demandons. Cela vous permettrait de continuer d’utiliser vos cartes de visites originelles.

Jean Lanquetin, CGT-AFPA, le 07 novembre 2018

Non au projet de plan de sabotage de l’AFPA
Ne pas être cosignataires d'un plan de licenciement !