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Compte rendu CRE Bretagne Avril 2017

La liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s’arranger risque fort de s’allonger avant de diminuer.

Pierre Dac – Artiste Comique (1893 – 1975)


La déclaration de la délégation CGT est à LIRE ATTENTIVEMENT en fin d’article : le CRE du 19 avril 2017, qui se tenait à Brest, s’est interrompu prématurément. Effectivement, la CGT a fait l’objet d’une attaque en règle de la part d’Olivier LABAT, président du CRE. La délégation CGT s’interroge véritablement sur l’objectif poursuivi par le directeur régional en agissant de la sorte. Le « dialogue social » apparaît rompu. Notre organisation syndicale n’a pas eu d’autre choix que de mettre fin à sa présence au CRE, suivie en cela par la délégation CFDT et le représentant syndical FO.

POUR LES BRESTOIS-E-S : vous trouverez, après les points à l’initiative du président, un mini compte rendu des échanges avec le directeur sur les activités du centre de BREST. N’hésitez pas à consulter vos élu-e-s pour plus d’informations.


Point sur les événements marquants :

  1. Au niveau national, la constitution des pôles Accès à l’emploi et Entreprises a été reportée. L’IC-CHSCT (nationale) émettra un avis avant, en amont de la consultation du C.C.E.
  2. Au niveau régional, le président s’attelle à l’élaboration du « plan stratégique régional breton », qui sera à remonter à la D.G. Toutes les régions devront remonter un plan stratégique. Cela nous rappelle l’ère Caila, autrement dit rien de bon !
  3. Au niveau local, vos élu-e-s et représentants sont de plus en plus sollicité-e-s pour accompagner des salarié-e-s qui éprouvent des difficultés à exercer leurs missions dans un cadre de travail apaisé. Là encore, n’hésitez pas à faire remonter à vos élu-e-s, et notamment aux CHSCT, vos difficultés quelles qu’elles soient.

Les informations à l’initiative du président

1. Réception d’un nouvel Appel d’offres CRB

Olivier LABAT nous informe de la réception, il y a une semaine, d’un nouvel appel d’offres de la région Bretagne sur 17 lots. L’AFPA Bretagne est en mesure de répondre à 6 lots, les autres relevant davantage d’activités sportives ou équestres.

Le président nous détaille alors les 6 lots retenus :

  • CAREB (Conseiller en Aménagement et Rénovation Energétique du Bâtiment) à Morlaix ;
  • FPA (Formateur-trice Professionnel-le pour Adultes) à Brest et RDF (Responsable de Dispositif de Formation) à Rennes ;
  • Assistant-e E-commerce à Brest avec 4 opérateurs possibles sur ce lot ;
  • Plateforme des métiers de l’hôtellerie (agent d’hôtellerie, réceptionniste, employé-e d’étage) avec des actions sur Auray, Brest, Quimper, Rennes et Saint-Malo ;
  • AFEM (Agent de Fabrication d’Ensemble Métallique) à Lorient et Morlaix, ce métier regroupant des compétences de soudeur, chaudronnier et tuyauteur ;
  • Un lot transport dont le titre TSMEL (Technicien Supérieur en méthodes et Exploitation Logistique) à Loudéac.

Le président nous indique que les ATE (Actions territoriales expérimentales) seront une priorité en 2017, et ce pour répondre à l’évolution des métiers.

2. Poursuite du processus « plan stratégique régional » 

La directrice générale, Pascale d’Artois, demande à chaque région de travailler sur son « plan stratégique régional ». Ainsi, comme indiqué en mars 2017, le président a d’ores et déjà entamé la réflexion sur ce sujet et a lui-même retenu les 5 axes suivants pour l’AFPA BRETAGNE :

  • Identifier un nouveau « relais de croissance » en Bretagne après le plan 500 000 avec présentation du plan d’action commerciale par Luc BOUTIN (nouveau directeur régional du développement) et du plan de développement « services publics » par Stéphanie GICQUEL BUI ;
  • Maintenir l’empreinte territoriale de l’AFPA en Bretagne via ses 9 sites et irrigation du territoire avec mobilité des formations ;
  •  Développer la posture institutionnelle de l’AFPA en Bretagne en développant le marketing relationnel ;
  • Engager une gestion dynamique des ressources humaines, ce que le Directeur Régional appelle « vers un nouveau contrat social dans un environnement contraint » et qui recouvre aussi un autre chapitre « de la prévention des risques psycho-sociaux à la flexi-mobilité » ;
  • Accroître la rentabilité des centres.

La délégation CGT relève des propos inquiétants, sans compter que le document soumis sur ce sujet nous apparaît bien abscons. Elle interroge notamment le directeur régional sur la signification de la terminologie « empreinte territoriale ». A cela, le président répond qu’il faut « sortir du concept de centre » et qu’il faut accepter le principe que ce n’est pas parce qu’un centre existe, que son offre est adaptée au territoire ou est rentable. Le président du CRE déclare en séance que « des centres pourront disparaître ». L’AFPA peut agir « hors les murs » et « marquer son empreinte différemment ».

A nouveau, la délégation CGT souhaite insister sur le fait que la mobilité des personnels ne peut être décidée de façon unilatérale.

3. Retour sur la démarche « Mieux travailler ensemble »

La délégation CGT rappelle qu’elle n’a pas souhaité prendre part à cette démarche initiée par la Direction Régionale, considérant que les Instances Représentatives du Personnel, et notamment les CHSCT, existent et ont leur rôle à jouer.

Le président nous fait part du « succès » rencontré auprès des personnels d’entretien et des assistant-e-s techniques et/ou de formation. Sur ce dernier collectif, 18 propositions seraient remontées, auxquelles la direction régionale ne peut pas toujours répondre favorablement. Notamment, le directeur régional se félicite d’avoir obtenu du DRH-DS national, Christian METTOT, le passage en classe 7 des assistant-e-s de formation après 5 ans d’ancienneté.

A cette occasion, la délégation CGT lui rappelle l’action importante menée en ce sens par le syndicat national, et ce avec beaucoup d’énergie et succès !

Le président a ensuite évoqué le courrier de la CGT relatif à la communication faite sur ce sujet avec les conséquences évoquées plus haut. Nous vous invitons à prendre connaissance de la déclaration ci-dessous et nous vous tiendrons informé-e-s des suites de cet événement.


Présentation du centre AFPA de BREST OCÉANE

L’AFPA de BREST inscrit son activité sur le territoire de la 2ème métropole bretonne, à savoir une ville moderne dont la population baisse (143 000 habitants aujourd’hui) au profit des communes environnantes (212 000 habitants) ou plus largement du Pays de Brest (environ 400 000 habitants). Pour information, le taux de chômage en Finistère (8,9 % en 2016) est légèrement supérieur à la moyenne bretonne (8,6 %). Est-il besoin de rappeler la situation stratégique de Brest en tant que ville portuaire ?

Le directeur du centre AFPA, Jean Yves LE MAOUT, nous indique en préambule qu’il a pris ses fonctions en mars 2016 et qu’il n’a eu de cesse de développer l’activité du centre. La situation de BREST, ville portuaire, permet au centre de favoriser l’émergence et le maintien de formations en industrie en lien avec la réparation navale notamment (centre régional stratégique en TMDA). Le bassin d’emploi compte 33 000 emplois en lien avec la mer. A côté de cela, BREST vit aujourd’hui une tertiarisation des emplois (administratif, marchand et services), le corollaire étant une même tertiarisation des formations proposées par le centre. La délégation CGT constate aussi un abandon des formations en bâtiment : ne demeurent que les formations de maçon-ne et peintre.

En 2016, le centre a accueilli 1 511 stagiaires dont 821 en formation qualifiante et 690 en formation courte entreprise. Le directeur se félicite des résultats obtenus, à savoir + 34 000 heures de formation en 2016 alors qu’en avril 2016, nous étions à – 40 000 heures environ, ce qui signifie une hausse de 80 000 heures. Malgré tout, cette augmentation de l’activité ne se traduit pas de la même manière dans le chiffre d’affaires car le centre enregistre une baisse de son prix de vente par heure de formation de l’ordre de – 9 %, que l’on peut attribuer en partie à la tertiarisation des formations. L’AFPA de Brest n’a pas été au rendez-vous sur le marché CRB (moins 4,20 %) mais a « explosé » sur le marché privé (+ 18,11 %), à savoir CIF, alternance…

A cette occasion, la délégation CGT souligne l’investissement continu des salarié-e-s pour s’adapter à l’évolution de l’offre et l’effet sur les conditions de travail : les contraintes de rentabilité se font sentir et le personnel est « fatigué ».

Si le directeur se félicite du développement des activités sur les plateformes tertiaires (commerce & distribution, formation & insertion, tertiaire administratif & informatique, services), la délégation CGT constate que cela se fait souvent sans pérennisation des emplois, à savoir en ayant recours aux itinérants et aux CDD, comme c’est le cas sur les formations commerce, comptable gestionnaire, gestionnaire de paie, assistant-e de vie aux familles, employé-e d’étage, agent de restauration… Quid d’un développement durable !

Sur ce point le DRH-DS, Olivier JOUIN, intervient pour rappeler l’arbitrage national sur tout recrutement. On se dirige vers un nouveau contrat social. Il donne pour exemple une demande de recrutement d’un formateur en Pays de Loire sur un profil très particulier (formation sécurité dans le cadre militaire) et la réponse du national a été d’y accéder dans le cadre d’un CDI mais sur le dispositif itinérants. Sur le centre de Brest, il y a actuellement une demande de CDI Intérim en cours.

Pour ce qui est de l’avenir, le directeur souhaite poursuivre et transformer le plan 500 000 avec des nouvelles commandes CRB (tuyauteurs, FPA…) et le maintien de commandes Pôle Emploi (agent de restauration et employé-e d’étage, PCIE ou Passeport Compétences Informatiques Européen dont action actuellement délocalisée à Pont L’Abbé, habilitations électriques).

Il s’agit aussi de conforter le centre de BREST comme pôle de référence régionale en industrie navale et en médiation/insertion. Le directeur indique aussi poursuivre notre action sur le marché privé.

Des projets voient ou vont voir le jour comme une POEC Préparation à l’alternance FORCO (outiller les demandeurs d’emploi pour prospecter les enseignes en 175 heures), une Action Territoriale Expérimentale Véhicules neufs et Véhicules d’occasion (partenariat avec AUTOCLEAN), POEC découverte des métiers maritimes (partenariat La Touline)…

La délégation CGT ne peut que constater l’investissement du directeur dans le développement des activités du centre de BREST mais insiste pour que cela se fasse dans le plus grand respect du personnel, déjà très sollicité.


Déclaration CGT AU CRE AFPA BRETAGNE du 19 AVRIL 2017 

Ce jour, Olivier LABAT, président du CRE, lors des points à l’initiative du président, a abordé la démarche « Mieux travailler ensemble ».

Lors de ce point, le président du CRE Bretagne a informé les IRP qu’il avait saisi l’inspecteur du travail et qu’il prévoyait éventuellement un dépôt de plainte auprès du Procureur de la République suite à un courrier de la délégation CGT.

Dans ce courrier, daté du 4 avril 2017, la délégation demandait la tenue d’une rencontre bilatérale sur la communication faite des travaux du groupe « Mieux travailler ensemble ». Cette demande a été acceptée sans difficulté par la Direction Régionale et la rencontre aura lieu le 24 avril 2017 à 9h00.

En aucun cas, la Délégation CGT ne peut accepter qu’une demande de réunion faite par l’Organisation Syndicale soit portée à la connaissance des IRP du CRE en séance plénière, et que la CGT soit accusée de malveillance à l’égard de la Direction Régionale.

De fait, la CGT AFPA Bretagne, décide de mettre fin à sa présence au Comité Régional d’Établissement de ce jour.


Prochain CRE les 16 & 17 MAI 2017 au centre de Rennes

CRE Bretagne juin 2017
Compte Rendu CRE Bretagne Février 2017