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Rhône-Alpes de février 2019


DÉCLARATION CGT

Les vieux démons portés dans le plan CAILA et repoussés par l’ensemble du personnel à cette époque, reviennent par la fenêtre dans ce PSE :

  • Un seul centre AFPA par département
  • Toutes les assistantes sous une seule qualification
  • L’évolution du dispositif et la réduction de la couverture territoriale

1) Tous les salariés de St-Priest et Vénissieux demain feront partie d’une nouvelle identité LYON MÉTROPOLE. La DR nous présente une cible d’effectif pour les deux centres à zéro ETP, est-ce que cela va demander aux agents de signer un nouveau contrat de travail ou un avenant ? Pour les départements de la LOIRE et de la DROME/ARDÈCHE, il n’y a plus qu’un centre également.

2) Le regroupement en assistantes de formation des AC, AT, Assistante sourcing, agent d’accueil, dénigre la reconnaissance des compétences mises en œuvre comme spécificité de chaque poste. D’après vous, tout le monde peut tout faire. En plus, ce sont des emplois de « femmes », donc pour les directions cela n’a pas d’importance de nier leurs qualifications et leurs technicités si l’objectif de diminuer les effectifs est atteint.

3) La couverture territoriale est une obligation de notre classement en EPIC. Comment répondons-nous à la demande de M. WAUQUIEZ de maintenir des sites dans les territoires ruraux afin de respecter l’égalité d’accès aux services publics des citoyens quel que soit le lieu où ils habitent ? Mme PERNOD BEAUDON, Vice-Présidente de la formation professionnelle, a répondu aux élus du CONSEIL RÉGIONAL qu’il n’est pas question de fermer le centre de Rillieux. Alors qu’en est-il ? Quelles ont été les propositions alternatives que vous lui avez faites ?

Ce PSE est pour nous incompréhensible et inexplicable politiquement, parce que les besoins de formation sont fondamentaux avec l’arrivée des nouvelles technologies, la transition écologique, l’industrie du futur, et reconnus comme tels par le gouvernement avec sa dernière mesure PIC pour laquelle il engage des milliards d’euros.
Les représentants de l’État et des collectivités territoriales eux-mêmes s’élèvent contre la fermeture de centres, car cela fait reculer la proximité du service aux usagers et en exclut les plus défavorisés.


INADMISSIBLE !

Quand 70% des suppressions de poste concernent des formateurs qui sont des créateurs de valeurs (productifs) et en opposition aux nouvelles créations de postes de DR adjoints ou directeurs de centres adjoints dans la région (non productifs).

Quand le siège n’est concerné par les suppressions des postes qu’à hauteur de 18,6 % en opposition des 37,6 % en AURA et 46,8 % en Pays de Loire.

D’après la cour des comptes, les résultats négatifs sont de la responsabilité des 4 directions du siège qui n’ont pas atteint leurs objectifs et ce sont les salariés du terrain qui en payent les conséquences et qui sont remerciés des sacrifices financiers qu’ils supportent depuis 10 ans ou de leur volonté de faire toujours de la formation de qualité, alors que vous les contraignez à un travail dégradé.

Pour la délégation CGT, ce PSE n’a pas de raison d’être et doit être combattu de toutes nos forces.


Les impacts du projet

Le DR et la DRH sont venus nous présenter les impacts du projet de transformation du PSE sur le personnel RHÔNE-ALPES et sur la trajectoire économique périmètre par périmètre.

1) La projection économique serait prévue de passer d’un EBE déficitaire de -18 M€ en 2018 à un EBE à -2 M€ en 2021.

Nous ne ferons pas partie des régions qui redresseront la situation économique de l’AFPA puisqu’après avoir payé les frais de structure, nous serons encore à un résultat net de l’exercice à -5 M€ en 2021.

Ces chiffres sont arrêtés sans avoir pris en compte les couts de réinstallation des nouvelles formations ou les déplacements de plateaux techniques d’un centre à un autre (ex ; déplacement formation froid clim 400 000 €)

2) la production prévue. Le PIC qui devait commencer en début d’année 2019 est reporté à une ouverture d’AO en mars et des formations qui devraient commencer en septembre. C’est donc une baisse d’activité de 9 mois sur cette mesure fondamentale pour notre situation économique.


TOUT LE PSE PORTE SUR LES CHIFFRES FOURNIS PAR LES DIRECTIONS DE CENTRE EN MAI 2018

Le DR prétend que les centres qui ferment étaient déficitaires à cette date. La délégation CGT fait remarquer que ce n’était pas le cas du centre de Rillieux qui avait un CA égal à d’autres centres qui sont maintenus. La véritable raison étant de ne laisser qu’un centre par département.

Le DR annonce que notre descente aux enfers n’est peut-être pas finie, car le CONSEIL RÉGIONAL a décidé de diminuer les lots qu’il avait pourtant retenus pour des demandeurs d’emploi de niveaux 4 et 5 alors que c’est le public ciblé par le PIC.

Pour la CGT, c’est une décision de M. WAUQUIEZ, en opposition de la mise en route du PIC par l’État. Il soustrait en substitution le financement de ce public et le laisse à charge de l’État. Il fait ainsi encore une économie de son enveloppe sur les demandeurs d’emploi (rappel -150 000€ sur l’enveloppe de la formation professionnelle depuis son arrivée et 52 % de moins de demandeurs d’emploi formés).

Il ne suffit pas de prétendre refuser la fermeture des sites ruraux encore faut il leur donner de l’activité ! 


L’équilibre économique de la région

La CGT fait remarquer que l’équilibre économique de la région ne portera pas sur du développement, mais bien sur la réduction des charges, en grande partie du fait de la suppression de 250 ETP CDI et la fermeture de centres.

Le DR nous donne raison et confirme que rien n’est prévu en termes de développement.

Il a juste la volonté de changer le portefeuille de clients et d’aller vers les plus « rentables ».

Il n’abandonnera pas les territoires où nous ne serons plus présents en continu, mais va mettre en place des plateaux techniques mobiles qui se déplaceront sur les sites ou une action est commandée.

La création de LYON MÉTROPOLE aura comme effet une meilleure lisibilité à l’externe en termes de recrutement ou de suivi des parcours (plateforme unique d’accompagnement basée sur Vénissieux).


L’AFPA VA GLISSER DE PLUS EN PLUS SUR DE L’ACCOMPAGNEMENT

Le DR nous annonce que le futur Appel d’offres AFC, Action en Formation Continue de PÔLE EMPLOI (PRIC) va comporter des prestations d’accompagnement en formation et à l’emploi, coaching, etc.

Les mesures en direction des réfugiés vont également progresser.

Le CONSEIL RÉGIONAL nous finance aussi de la formation en direction d’un public RSA.

C’est pourquoi dans les postes créés dans le PSE, il y a beaucoup de formateurs pré attendus.


Organisations à venir avec PSE

Les effectifs AURA passeront de 536 ETP actuels à 419 ETP demain.

Les élus du CRE font remarquer au DR, que le taux d’encadrement des manageurs et des responsables à la DR diminue et s’approche de 14 ETP par manageur. Donc nous sommes très loin des contraintes d’encadrement fixées pour les formateurs.

Le DR répond que la diminution des manageurs a déjà commencé et que souvent maintenant, ils ont plusieurs activités pour permettre cette réduction. Le DR promet aux élus un zoom sur cette catégorie d’emploi au prochain CRE.

Les centres seront organisés selon trois pôles : accompagnement des parcours (CRA, psycho, ASE, manageurs), formation et qualification (formateurs et MF), gestion et service (MSG, AT, ouvrier d’entretien et agents de restauration), cela devrait permettre aux directeurs d’avoir la main sur les moyens d’atteindre leurs objectifs ; LE PSE doit casser les colonnes étanches entre services.

Les postes de LA seront rattachés à la DR, par contre, les AC, psycho, CRA et AT sourcing sont transférés sur les centres. C’est la valse des places.

Le centre de BOURG (-7 ETP) devient un centre Primo hébergés avec 5 nouveaux postes formateurs pré. Le soudage est transféré à Belley, nouveau lieu temporaire de formation. Les élus font remarquer que la fermeture du carrelage est inexplicable alors que la convention avec Renault trust permettait de répondre aux besoins du bassin d’emploi.

Les centres de Chambéry (-5 ETP)) et Annecy (+1 ETP) auront une plateforme tourisme (grand hôtel) et les salariés rattachés à ces centres pourront être amenés à se déplacer sur d’autres sites (exemple : St-Priest) ou sur des actions temporaires là ou elles pourront voir le jour.

Le centre de Grenoble (1 ETP) : un Pole automobile sans formation carrosserie verra le jour sur ce site. Les élus constatent que la formation carrosserie ne sera pas transférée de Bourg et n’existera plus sur la région.
Les élus remarquent aussi que les trois formateurs F3 en informatiques vont être remplacés par un formateur multimédia. La recherche d’économie sur la masse salariale est le leitmotiv de cette décision. C’est scandaleux !

Le centre de Romans tourne sur 5 ETP ; l’hébergement devrait être remis en état grâce à un financement découlant d’une labellisation AFPA VILLAGE (subvention TIGA).

Le centre du PUY ; le DR annonce un scoop : il y aurait une alternative possible sur la formation bois !

La délégation CGT demande si c’est la proposition que le DR a fait pour répondre à la demande de M. WAUQUIEZ ? Nous n’en saurons pas plus aujourd’hui ! Mais cela pourrait prouver qu’on peut sauver un centre quand un politique fait la pression sur son maintien. Qu’on se le dise !

Le centre de Valence (+6 ETP) : l’usinage va fermer ainsi 4 formations du bâtiment. Du développement est prévu sur des formations industrie.

Le centre de Vénissieux (passe de 43 ETP à 62 ETP). Il prend la plateforme accompagnement des parcours dans sa totalité pour LYON MÉTROPOLE. Le DR justifie la création de deux nouveaux DC adjoints du fait que le directeur du centre ira à l’externe chercher des clients pour un CA estimé à 15 M€, et les DC adjoints seront présents sur les centres afin de répondre au quotidien. Le centre devient la référence sur l’usine du futur.

Le centre de St-Priest (passe de 37 ETP à 43 ETP). Il devient le centre référent du transport léger pour être en proximité du basin d’emploi de l’Île d’ABEAU. La délégation CGT ne comprend pas pourquoi les transports marchandises ne sont pas aussi transférés au lieu de fermer ses formations. Le DR dit que si cela se faisait, se serait pour créer un centre spécialisé et essentiellement portant sur le transport routier.

Le centre de St-Etienne (-2 ETP). il devient le centre référent sur les formations propreté. Le DR dit qu’il restera très attentif sur les effectifs du centre. Dans quel objectif nous ne le serons pas aujourd’hui ?

Les centres du Teil (-3 ETP) et Roanne (-10 ETP) étaient déficitaires donc la fermeture est confirmée par le DR malgré les arguments contraires des élus.

Le centre de Rillieux (-17 ETP supprimés et 12 ETP transférés). Le centre reste fermé malgré l’avis du Maire de Rillieux et la position de Mme PERNOD BEAUDON, vice-présidente du conseil régional qui demande son maintien.

La CGT AFPA Rhône-Alpes


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La représentante syndicale :
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Régis LECUS

La DSR :
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