logo CGT AFPACRE Limousin du 27 septembre 2017

Un vent mauvais souffle sur l’AFPA Limousin !

La Direction élude et minimise.
Trois déclarations pour dire le point de vue de la CGT.


 

Présidence : Stephane CERVEAU (DR), assisté de Denis GOCEL (DRH-DS) et Christophe HOURQUEBIE (Contrôleur de gestion).

Le DR nouveau est arrivé !

Le DR se présente et conduit pour la 1ère fois la séance du CRE. 47 ans, 23 ans d’AFPA en région Pays de Loire (Angers, Cholet, ST Nazaire, etc.). Il est entré à l’AFPA comme aide-comptable, progression (CDRG, DAOR) jusqu’à Directeur de ST-Nazaire avant de prendre fonction de DR Nouvelle Aquitaine. Une carrière qui lui permet, dit-il, d’avoir une bonne connaissance de l’AFPA et donc des difficultés des uns et des autres. Il se définit comme quelqu’un de simple, orienté développement / business et diversification des financeurs. Il se dit très attaché à la satisfaction des clients et à l’employabilité des stagiaires. Ce qui fait référence et sens pour lui : loyauté, respect, transparence.

Origine Pays de Loire, donc habitué à gérer les difficultés… A peine arrivé en Nouvelle Aquitaine, 2 dossiers épineux sur la table (restauration des stagiaires, perte AO). Alors comment dire ? … Pourvu que la chkoumoune de PdL ne l’ait pas suivi en Nouvelle Aquitaine !

Plein d’idées donc la chance est peut-être avec nous !

Car, évidemment, ce n’est pas comme si on n’avait pas entendu ses prédécesseurs dire la même chose à leur arrivée !

Bienvenue à notre nouveau DR ! Et bonne réussite !


La CGT ouvre « le bal » par une déclaration préalable de soutien au CCE :

L’Afpa va mal, les élus sont désinformés.

Les élus CGT Limousin soutiennent les élus CCE dans leurs démarches et demandent à la Direction Régionale de respecter ses obligations d’information, y compris vis-à-vis du CRE Limousin.

👉 Consultez notre déclaration

Les délégations FO et CFDT s’associent à la déclaration CGT.


Perte de l’appel d’offres « tertiaire administratif »

Pour cette question majeure, plus de 2 heures d’échanges élus/Direction.

Ouverture du sujet par une déclaration CGT par laquelle nous faisons part de notre analyse et de nos observations et par laquelle nous interpellons la Direction.

👉 Consultez cette déclaration

Pas de réaction des autres délégations.

La CGT traite la question :

L’absence d’infos fournies aux élus

Certains échanges sont parfois houleux avec le DRH qui semble trouver la CGT gênante (selon lui elle parle trop). Des échanges un peu trop tendus à notre goût vu la légitimité de nos statuts et de nos demandes.

Les élus CGT porte la protestation (les ¾ du temps seuls, rejoints parfois par les élus FO). Notre mécontentement s’exprime à plusieurs reprises. Il porte sur les entraves repérées au fonctionnement des instances du personnels : la communication de la Direction sans respect des préalables d’information des élus, L’absence d’informations des élus préalablement à la réunion CRE de ce jour (même pas un doc synthétique par rapport à la question posée à l’odj), La légèreté des infos données en séance, Les délais annoncés exagérément longs pour fournir les éléments demandés postérieurement à la réunion, etc.

Oui, nous sommes des élus qui avons des choses à dire et qui les disons ! Et ça tombe bien, les réunions de CRE sont là pour qu’on puisse s’exprimer.

Oui, nous sommes attachés au formalisme et au respect des prérogatives des élus. Il ne s’agit pas d’un ego mal placé mais bel et bien de la façon de protéger les salariés (en situation de vulnérabilité, les échanges de gré à gré, avant même que les impacts et pistes soient annoncés aux élus, peuvent engager sur des voies critiques). En examinant la situation en amont, sur un plan collectif (pbs, impacts, solutions), les élus peuvent analyser, donner leur point de vue, garantir le respect des droits.

Oui, nous voulons des réponses quand on sait que la Direction peut les avoir ou peut être en mesure de les fournir rapidement ! Le CRE, ce n’est pas selon nous une chambre d’écoute ou un lieu pour des bavardages de salon !

Les réponses de la Direction qui se résument à bien peu de choses :

L’AFPA a répondu au global à 12 lots (10 seule, 2 en co-traitance). Sur ces 12 lots, on compte 1 lot infructueux (le lot 1 – Métiers de la cuisine et du service Haute Vienne et Creuse) et 1 lot perdu (Lot 51 : tertiaire administratif)

Flot infructueux ? Pourquoi ? Re-publication prochaine ? Et si, l’AFPA ne le gagnait pas ? … Avec un peu d’humour, on pourrait dire qu’avec les réponses données, on baigne dans le vague…

Le DR va rencontrer le Conseil Régional. Des discussions ont déjà eu lieu avec les pouvoirs publics mais nous n’avons (a priori) aucun retour sur les raisons pour lesquelles nous avons perdu l’appel d’offres. Des demandes sont faites pour obtenir la grille de notation de l’AO.

Bizarre qu’aucun échange n’ait eu lieu et ne puisse nous éclairer sur les raisons de la perte de l’AO. Nous, notre petit doigt nous dit que le prix pourrait bien avoir été un des éléments clefs de la décision. Avec toutes les réserves d’usage (à voir, à vérifier, sous réserve…), il se dit que notre concurrent aurait proposé moins de 5 euros de l’heure. Et ce n’est pas tout. Quelle réponse a-t-il donné en termes de locaux, de matériels, de personnels, etc. ? Puisqu’il n’est pas implanté sur nos territoires, tout au moins pas dans ces spécialités. Hum ! On aimerait bien en savoir plus…

Nous avons les moyens de rebondir. Il faut les animer. Pour exemple, l’AO tertiaire a été perdu en Pays de Loire. Bien que les commandes CR et Pôle Emploi fassent pot commun, l’AFPA a su capter auprès de PE des actions individuelles (AIF, …). C’est, selon le DR, une piste à suivre.

Le démarrage des actions liées au nouvel d’offres était prévu initialement au 1/10/2017. Il est question maintenant du 1/01/2018.

Et le trou de système ? La Direction n’a pas l’air de s’en préoccuper… Pourtant si les commandes sont décalées, les recettes ne figureront pas en 2017 ? Ne manqueront-elles pas au compte de résultat ? Nous, on reste dubitatif…

L’AO logistique a été publiée avec un lieu libellé « Nouvelle Aquitaine ». Il représente 525 000 €. Nous l’avons gagné, mais on ne connaît pas le lieu de réalisation.

A voir donc, si des commandes seront passées pour le Limousin. Pourvu que ce ne soit pas le 2ème effet kiss cool !

Oui, on va s’interroger sur les causes de la perte de l’AO Tertiaire. Oui, on va entretenir des liens avec le Conseil Régional. Mais c’est le client qui décide.

Par ces propos, on mesure d’emblée les limites discutables que se fixe le DR car, selon nous, c’est un point de vue marchand qui ne tient pas compte d’une autre réalité :

  1. notre financeur utilise l’argent public
  2. ce sont des élus dont l’action peut être jugée par les citoyens

L’AO gagné vaut pour 20 784 k€ sur 2 ans. Environ 10 millions d’€ par an auxquels on peut rajouter le SIEG (si renouvelé), voilà qui fait environ 11 millions d’€. Par rapport à l’ensemble de l’appel d’offres gagné (environ 10 millions d’euros), les engagements du Conseil Régional sont a minima de 20 %.

Au mieux 11 millions d’euros ! la garantie, 20 % ! Nous avons bien fait de poser la question. Si l’AFPA n’est garantie que sur 2 millions d’euros, il faudra suivre de près le niveau des bons de commande à venir…

A noter un AO pour les routiers « devrait » être sorti avant la fin de l’année


Les précisions apportées par rapport aux impacts RH

La Direction Régionale se dit dans l’attente des remontées d’infos des Directions de centre (hum ! pas rapides selon nous).

Les impacts RH identifiés : 2 CDI à Guéret. Des discussions seraient engagées avec les salariées concernées (propositions de reconversions professionnelles sur le site). A Romanet, 3CDD et 4 (ou 5 ?) CDI. Les CDI ne seraient pas impactés immédiatement (actions en cours qui se terminent vers mars/avril 2018). Pour Brive, aucune info. La Direction régionale dit ne pas en avoir davantage.

Otez-nous d’un doute ! Le Centre tertiaire par excellence, c’est bien Brive ? Pincez-nous, car on croit rêver ! Aucune info sur Brive ? Même si nous donnons crédit au nouveau Directeur du site puisqu’il arrive tout juste, nous savons aussi qu’il n’est pas le seul à l’échelle du Centre ou à l’échelle régionale à pouvoir recenser les impacts.

Comment peut-on croire que la Direction Régionale n’ait pas fait immédiatement, et a minima, un état des lieux quand on sait qu’elle a déjà engagé des discussions à Guéret ? (pour éviter sans doute de placer les salariés en « sous ou sans activité » et qu’ils puissent ainsi bénéficier des primes GPEC). A ce stade, qu’il s’agisse de Romanet, Brive ou Guéret, on ne demande pas les solutions. On demande un état des lieux fiable (CDD + CDI concernés), la réflexion et les pistes de la Direction.

Alors quand on s’entend proposer de nous renseigner d’ici 1 à 2 mois, ne se moque-t-on pas de nous ? … Espérons que non !

Lien entre situation régionale et situation générale difficile : les CDD en ligne de mire. Le DRH souligne que l’AFPA est dans une passe très difficile jusqu’à la fin de l’année. Probablement beaucoup de CDD ne seront pas renouvelés.

Pour le DR, des solutions d’activité sont à chercher sur le marché privé (captage par ex de CIF CDD, catalogue de CCP, etc.).

Ce que pense la CGT sur la conquête de marché privé, elle l’a indiqué dans sa déclaration introductive : Des idées, il y en a toujours plein (autant que de Directeurs régionaux qui nous en ont promis la réussite). Alors,

  • comment se fait-il que les plans d’action antérieurs ne les aient pas intégrées ?
  • comment se fait-il que le % de CA marché privé stagne depuis 2009 ?
  • si pour continuer à vivre, il faut que l’on devienne des marchands de formations tronçonnées (ex : savoir faire des frites, préparer des crêpes, etc.) qu’on le dise ! Et dans ce cas, qu’on cesse de parler de service public, de qualification des demandeurs d’emploi, etc., etc.

Changeons de nom, changeons de métier et que les choses soient claires !


Suppression de l’obligation à fournir la restauration aux stagiaires

Suppression de l’aide du CR à la restauration des stagiaires demandeurs d’emploi ?

La CGT veut encore croire qu’il est possible d’obtenir le maintien des aides du Conseil Régional.

Il reste 3 mois pour rétablir la contribution à la restauration du midi et s’assurer du renouvellement de la convention pour les repas du soir et les nuitées.

Les élus CGT rappellent donc la problématique, ce qu’ils ont fait et font encore (prochaine rencontre le 4 octobre) pour amener le Conseil Régional à revoir sa décision.

Mais ce qu’ils veulent connaître, c’est l’action de la Direction de l’AFPA ? Qu’a-t-elle fait ? Que fait-elle ?

👉 Consultez à ce sujet notre déclaration


Les réponses de la Direction :

Le Conseil Régional est souverain dans son domaine et dans ses décisions.

Tiens donc ! On croit déjà avoir entendu ça pour la question précédente et on a déjà commenté… On ajoutera simplement que, dans la région Hauts de France, Pascale d’Artois avait été à la rencontre de Xavier Bertrand pour un problème similaire. Et, toutes actions conjuguées, la subvention a été rétablie. Pourquoi une même démarche n’est-elle pas conduite en Nouvelle Aquitaine ? Nous insistons auprès du DR pour qu’il sollicite la DG.

Cela fait 4 ans que la restauration a disparu des AO Pays de Loire. Le Conseil Régional verse une aide directe aux stagiaires.

Une aide dont rien n’assure qu’elle serve réellement à se nourrir, qui risque de signer la disparition des structures de restauration dans les centres AFPA puisque chacun peut choisir d’aller se restaurer où bon lui semble ! Un système qui oblige à proposer une restauration type restauration rapide (fini le repas complet, équilibré, gage que stagiaire riche ou stagiaire pauvre soient sur un plan d’égalité et soient dans les conditions qui conviennent pour suivre convenablement une formation) !

Il convient que l’on s’adapte de sorte de maintenir la restauration et de continuer à capter les clients. Les idées : proposer une offre à prix restreint (ex : snacking) ; proposer des prix attractifs sur des formules type « formule malin » (entrée + plat, plat + dessert, etc.).

Nous y voilà ! En avant la mal bouffe, pizzas, burgers, etc. ! (qui ceci dit existent déjà sur les présentoirs mais qui reste maîtrisés). Comme ça, ce que ne paye plus le Conseil Régional, c’est la Sécurité Sociale qui le paiera au double ou au triple pour soigner l’obésité ou autres maladies qui découlent d’une alimentation non équilibrée ! Quant aux « formules malins », réfléchissons. Quelle différence entre une formule malin et la possibilité qui est offerte aujourd’hui à tout stagiaire de mettre sur son plateau et de ne payer que ce qu’il a choisi ? Sans compter que les forfaits, ça existe déjà ! Alors, il faudra nous expliquer comment on peut aujourd’hui mettre sur le plateau d’un stagiaire un repas d’une valeur de 10 à 12 euros qu’il ne paye que 4 euros (le reste étant pris en charge) et comment demain, avec uniquement 4 euros dans le porte monnaie, on pourrait lui servir davantage que la valeur de ses 4 euros ? …. Nous, on comprend pas …

Quant à l’hébergement la solution serait de faire payer certains stagiaires et de garder quelques chambres gratuites … en clair faire payer les moins pauvres


Rapport d’activité 2016 et Budget 2017

Point d’étape, 1er semestre 2017

Le rapport d’activité est en cours. Même si il tarde un peu, la photographie ne perd pas pour autant de son intérêt. Nous patientons donc…

Budget 2017 : Établir un budget au mois d’octobre, quel intérêt ? Donc, pas de surprise, il n’y aura pas de budget 2017.

Résultats à fin juin : la situation du Limousin apparaît avec un EBE à -1 million d’€

Pas de distinguo entre stagiaires classiques et stagiaires plan 500 000. Donc nous extrapolons. Si on compare, la réalisation 2017/2016 à fin juin, on comptabilise +800 000 euros sur la ligne Conseil Régional. Si il s’agit bien du gain « plan 500 000 », notre calcul aboutirait à comptabiliser environ 60 à 80 stagiaires de plus sur 1 an, soit environ 16 stagiaires de plus par Centre. La CGT s’était montrée plus que méfiante vis-à-vis de ce plan, apparemment nos doutes étaient justifiés !

Le SIEG fait l’objet d’une convention qui court jusqu’à mi-2018. A cette date, il pourra bénéficier d’un renouvellement pour une année supplémentaire. Prudence, car il ne s’agit que d’une option.


Plan stratégique régional

Il s’agit d’une feuille de route établie pour les 3 ans à venir (horizon 2020), d’une approche territoriale définissant les perspectives de développement.

Ce plan se décline en :

  • Plan d’action pour le développement
  • Repérage des métiers émergents
  • Vérification de la place occupée par l’AFPA dans le SPED (Service Public de l’Emploi Départemental)
  • Pistes, telles que par exemple les actions proposables aux séniors
  • Repérages, telles que les leviers de rentabilité (aboutissement : plan de réduction des charges, plus-values sur des niches, …)

Nous évoquons surtout avec le nouveau DR le sujet de l’immobilier et des investissements (projet de regroupement des 2 sites de limoges, les rénovations nécessaires telles que le restaurant de Romanet, le déménagement de l’URD, …). Dans la mesure où le DR vient d’arriver, il a peu d’éléments à fournir. Il est par contre attentif à l’historique que nous lui traçons et à nos remarques. Par exemple, sur des questions comme celle de l’URD, nous lui expliquons qu’il est parfois « urgent d’attendre » pour éviter des investissements mal fléchés (pour mémoire les 200 000 € de travaux qui auraient été nécessaires sur le site de Babylone).


Conseil en Formation

La Direction Régionale a pris connaissance du rapport d’audit réalisée par un conseil externe (L. Samson). Elle reconnaît que ce rapport est éloquent et objective la situation. Il confirme ce que disait déjà l’expertise nationale d’ISAST

Des rapports, des interpellations, des avis, des alertes, des arrêts maladies, des expertises ! Tout raconte la même histoire : malaise profond, mal-être critique, conditions de travail insoutenables, troubles psychosociaux, etc. Donc nous, ce qu’on dit, c’est que la Direction ne peut plus se cacher derrière son petit doigt. Ce que nous voulons maintenant ce sont des décisions, ce sont des solutions !

Au jour du CRE, Le Directeur de Conseil en Formation réunit ses équipes. Après quoi il doit faire des propositions d’organisation.

Le DRH convient que J.Y. Barrière lui a déposé des demandes de postes. Il n’en discute pas la nécessité. Par contre, il prévient qu’il est nécessaire de tenir compte des critères économiques. Par conséquent, la gestion des RH se fera à effectif constant sur l’ensemble de la Nouvelle Aquitaine. Il appartient donc au Directeur de CF de réfléchir et définir les organisations à cette échelle.

A nouveau, on nous ressert la rengaine des critères économiques. Stop ! nous disons Stop ! Certes la situation de l’AFPA est problématique, mais l’employeur ne doit pas voir que la calculette. Il a des obligations de préservation de la santé des salariés ! Nous le lui rappelons. La situation est limite. Si elle dégénère, la Direction ne pourra pas dire qu’elle ne savait pas. Nous attendons donc que des dispositions soient prises d’ici au prochain CRE.

CGT AFPA Limousin


PROCHAIN CRE LE 12 juillet à Limoges

VOS REPRÉSENTANTS CGT AU CRE

Danièle PIOT

Sylvain ROCH

Denis CALES


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Une victoire pour les stagiaires demandeurs d'emploi en Nouvelle Aquitaine
Déclaration CGT au CRE Limousin du 27/09/2017 : suppression aide restauration et hébergement