logo CGT AFPACRE Limousin d’avril 2018 à Égletons

Énième projet pour l’AFPA, Énième présentation !
Et comme à l’habitude, 20 pages se voulant fédératives pour quelques dernières qui, derrière le vague, laissent entrevoir la saignée.


Informations économiques et sociales du Président

ordiA la demande de la Direction, le CRE démarre exceptionnellement par cette présentation liée à l’actualité et consacrée essentiellement à parcourir les Orientations stratégiques de l’AFPA.

La délégation CGT redoutait que le déroulement du CRE soit perturbé par cette entrée en matière offrant au DR une « tribune libre » et plaçant les élus, soit dans une posture passive, soit dans une posture réactive difficile à cadrer.

En considérant la durée de l’exposé, 10h15-14h45, et le fait qu’il se résume à une simple lecture commentée du document remis au CCE (rien de plus), nos craintes étaient fondées.

Certes, nous avons contribué à en faire un long point de l’ODJ dans la mesure où nous avons abondamment commenté. Mais nous avions été clairs dès le départ. Les monologues soporifiques, très peu pour nous !
Arrivés aux quelques dernières pages, nous avons senti soudainement que le DR appuyait sur l’accélérateur. De là à dire que l’intention était de passer au plus vite sur les dispositions qui vont faire le plus mal, et d’essayer ainsi de les minimiser, il n’y aurait qu’un pas…

Toutefois, abstenons-nous de tout mauvais esprit et considérons juste cet empressement comme la nécessité d’un timing à respecter afin de pouvoir tenir l’ordre du jour classique (15h à la montre et encore 12 questions à aborder).

Conclusion sur la forme : Ce point aurait mérité selon nous une séance qui lui soit entièrement dédiée.

Sur le fond, un exposé qui donne le sentiment de revivre pour la énième fois le même scénario :

présidentPassage de l’AFPA au scanner, relevé de ses forces, de ses faiblesses, de ses atouts, sans oublier le diagnostic imparable : En l’état, la « bête » est malade. Il est donc indispensable de lui administrer une bonne dose de remèdes vitaminés.
Et puis vient l’ordonnance qui est aussi illisible que celle des médecins (forcément faut pas qu’on comprenne trop vite et trop bien) mais on devine aisément que le traitement va être sévère.
D’ores et déjà, sont évoquées des mesures comme la remise en cause de l’accord collectif de 1996, des révisions concernant l’aménagement du temps de travail. Travail le vendredi après-midi ? Plus que probable. Le samedi ? C’est pas exclu…

C’est drôle, on a l’impression d’avoir déjà entendu la chansonnette ! Mais où ça déjà ? … Ah oui ! France Télécom, La Poste, La Sncf, …. Toujours le même refrain.

Tout d’abord, c’est orchestration de la mise à mort. On plante des banderilles, la bête saigne, elle est affaiblie.

Deuxième round, en grand prince (ou en grand saigneur), on annonce que la bête est formidable et que son agonie est insupportable. Donc, comme elle ne se remet pas sur pieds d’elle-même, on va l’y aider.

Troisième round, le grand soulagement ! On la met à nue et on annonce la suite des opérations : Il faut laver, nettoyer, drainer, exfolier, éliminer les résidus et les peaux mortes (les vieilles peaux ?).

Trop d’effectifs, trop de salaires, trop de droits, au final c’est trop de dettes qui pèseraient trop lourd sur le dos de la pauvre bête. Alors il faut alléger !

Quatrième round, après le grand nettoyage et un sacré régime, le temps n’est plus très loin de la nouvelle AFPA. Toute liftée, toute légère, elle ressemble plus à un agneau qu’à un taureau mais qu’importe, c’est l’AFPA nouveau modèle. Il ne reste plus qu’à lui confectionner de nouveaux habits et le tour est joué.

Et c’est parti ! Au marché, on remplit un panier de flexibilité, de polyvalence, de mobilité, de précarité, … etc., tandis qu’un autre panier se garnit de POEC, de CCP, de modules, d’entrées multiples, variées et décalées, etc.

Ca coûte moins cher et ça peut rapporter gros ! (qu’ils disent).
Les salariés sont sacrifiés sur cet autel de « performance » ? Qu’importe !

Les usagers déchantent ! Bah, c’est pas grave, la mémoire est volatile. Quand ils se rendront compte du mal, ils ne sauront plus pourquoi ils ont à souffrir !

ET voilà ! Et voilà comment avec des trucs en « ion », en « té » ou en « ance » qui sonnent bien aux oreilles, comme évolution, modernisation, innovation, liberté, performance, etc. …. on masque un modèle qui donne l’illusion d’un progrès quand la réalité vient nous rappeler ensuite durement qu’il n’est en fait qu’un instrument au service de la finance et non plus en priorité au service de l’usager ; objectif qui entraîne de pair une régression systématique des conditions d’emploi des salariés !

Conclusion ! Faisons en sorte, tous ensemble, de ne pas avoir à regretter ce passage douloureux. A ne pas y faire suffisamment obstacle, nous aurions tous à le payer cher ensuite dans nos vies quotidiennes.


Information sur l’emploi et questions RH

Focus sur les recrutements

Sur le service Conseil en formation :hommes et femmes

  • 2 recrutements CRA non aboutis. Les raisons ? Toujours pas d’accord national, évocation d’un problème de pérennité donc prolongation des intérims jusqu’à nouvel ordre. En tous cas, raison majeure, pas question d’augmenter les effectifs !
  • Manageur(e) CF : En cours, 3 candidatures ont été examinées
  • Directeur CF : Nomination imminente, prise de fonction le 14/05/2018. Modif de l’organigramme région, le DCF sera dorénavant sous responsabilité du DSP

Au niveau des explications RH, c’est toujours regard en eaux troubles.

On nous parle le mois dernier du remplacement d’une manageure CF qui aurait fait valoir ses droits à la retraite. Quand nous nous étonnons d’un départ qui à l’origine ne devait pas intervenir avant 2 ou 3 ans, nous récoltons des railleries. Quoi ! On ne ferait pas confiance à la Direction !

Depuis cet échange, nous récoltons des commentaires qui confirment nos doutes (soit d’un départ, soit de ses modalités).
Pour autant, le processus de recrutement est engagé et, côté RH, il ne semble y avoir aucune ombre au tableau. Alors, qu’en est-il au juste ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas très clair, mais alors pas clair du tout…

Pour les recrutements CRA, idem. Les explications n’arrivent pas à nous convaincre. Nous savons qu’il y a des candidatures internes. Pourtant, le RH réfute. Nous insistons et en citons plusieurs. Le RH pense alors que ces candidatures ont peut-être été écartées car non satisfaisantes.

Ah bon !!!! Cette réponse nous interpelle. Un formateur n’aurait-il pas les aptitudes pour être chargé de recrutement ? … De plus, dans le cas présent, la candidature à laquelle nous pensons pouvant être assimilée à un repositionnement sur fond de sous-activité, elle n’entraînerait donc pas d’augmentation d’effectif. Alors pourquoi cette demande, entre autres, ne semble pas pouvoir aboutir ?

Conclusion de l’épisode ? Un grand blanc et un RH à cours d’argument. Il va vérifier !
Au bout du bout, nous nous disons que, heureusement, nous sommes renseignés ! Car si on s’en tenait aux réponses qui nous sont faites, on nous ferait bien, comme qui dirait, avaler stoïquement et royalement des couleuvres…

Pôle service public :

  • Arrivée en DR du nouveau Directeur Service Public, suite à un départ à la retraite

Pôle formation :

  • Pour le GRN 115 , même logique que pour les CRA, donc toujours rien à l’horizon. Par contre, recrutement autorisé en CDI pour la formation fibre optique.
  • Sur le secteur Transport (GRN 173), on compte 1 démission, 1 départ en retraite en fin d’année, 1 demande de rupture conventionnelle (en cours), 2 arrêts maladie.
    Si remplacements il y a, ils ne sont envisagés qu’en CDD

Si on veut parler de pérennité, nous pensons que l’AFPA a plus de recul et d’éléments qui assurent de l’activité sur le secteur transport que sur le secteur de la fibre optique. Il n’empêche que les routiers devront se contenter de contrats CDD qui ne sont pas pourtant sans poser de gros problèmes (par ex : des DFA restant inachevés, des difficultés d’accès au perfectionnement alors que des compétences techniques peuvent être manquantes, etc.). Et ces problèmes rejaillissent bien sûr au niveau de l’organisation du service.

Et si, en regardant dans la boule de cristal, chacun de ces panneaux de signalisation (CDD/CDI) indiquaient l’avenir que l’on réserve au secteur !!!


Décompte du temps de travail

temps de travailPour la deuxième année consécutive, nous n’aurions pas dépassé cette année (période 1/06/2017-31/05/2018) les 1603 heures annuelles que nous devons réaliser.

Nous sommes sur du déclaratif. Nous exprimons donc le souhait d’obtenir ce décompte annuel du temps de travail comme nous en disposions par le passé.


Plan stratégique régional

Présentation reportée (Cf. calendrier nationales orientations stratégiques)


Appel d’offres du Conseil Régional

Toujours pas de réponse à ce jour.


Gestion des filiales

Reportée à un prochain CRE…


Convention hébergement/restauration

Réunion de la commission prévue le 23 avril


POEC Digitales

Dispositif qui se fixe pour ambition des coopérations étroites entre OPCA et AFPA avec pour objectif de donner un premier niveau d’employabilité (CCP) sur une vingtaine de métiers identifiés.
Sur les 43 POECs possibles, la région NAQ propose 16 POECs DIGITALES ; En Limousin, 2 terrains d’expérimentation : Brive et Limoges.
Un document nous est remis pour en décrire les modalités (schéma d’organisation, sourcing/positionnement, pédagogie, etc.).

L’AFPA marchande se met en ordre de marche !!!
Nous nous interrogeons : Que restera-t-il à terme de l’AFPA, instrument de la qualification et de la promotion sociale ?
NB : Nous tenons le document qui nous été remis à la disposition de ceux qu’il intéresse.


Bilan Approval 2017

On parle là du bilan de la gestion des déchets.

  • Coût des locations et collectes : 47 736 €
  • Montant des déchets valorisés : 5 953 €
  • Net à charge de l’AFPA : 41 783 €

Des chiffres, des chiffres, mais comment s’effectuent les contrôles AFPA ? A priori, pas d’amélioration par rapport à ce que nous déplorions déjà, il y a quelques années.


Information/consultation sur les congés payés

vacancesLes élus CRE attendaient qu’on leur remette ce mois-ci les avis des DP des Centres avant de remettre formellement leur propre avis.

En lieu et place, nous recevons un tableau qui ne reflète pas fidèlement la réalité des positionnements DP. Nous notons toutefois que, dans deux cas, l’avis des DP a été reporté faute d’obtenir des réponses précises de la Direction.

En conséquence, le CRE attend de disposer d’informations complètes (avis rédigés par les DP) pour se prononcer le mois prochain.

La CGT s’est déjà exprimée sur le sujet le mois dernier. Même si tout s’avérait parfaitement calé sur un plan organisationnel, nous tenons une position de principe qui, pour l’immédiat, reste invariable.


Personnels habilités PRAP

gestes et posturesPRAP = Prévention des Risques liés à l’Activité Physique

Il s’agit des personnes habilités à intervenir, en formation de formateurs, par rapport aux problèmes de sécurité.

En région Limousin, une personne basée à Limoges, possède le certificat de formateur PRAP.


Subventions CRE

argentLa régularisation de 2017 + les subventions fonctionnement et ASC 2018 seront versées courant avril.

Toujours Quid de la régularisation 2016, mais enfin le CRE va pouvoir faire bénéficier les agents des chèques vacances avant le terme de ce mandat qui s’annonce prochain.

Le RH nous parle de dispositions qui auraient été faites en Aquitaine. Selon lui, les seuls bénéficiaires des ASC ne peuvent être que les salariés actifs, les retraités en sont exclus.

La délégation CGT conteste cette affirmation du DRH. C’est le CE qui décide de sa politique d’activités sociales.
Selon nous, la seule chose qui peut empêcher de compter les retraités parmi les bénéficiaires, ce sont des budgets trop exigus. C’est la raison pour laquelle le Limousin ne les a jamais inclus (sauf à de rares exceptions).

Les retraités peuvent-ils bénéficier des ASC ?

NON, dit le DRH
OUI, dit la délégation CGT

Et le Code du Travail, il dit quoi ?
Vérification faite, voilà ce que dit l’article R 2312-35 du Code du Travail :
« Les activités sociales et culturelles établies dans l’entreprise au bénéfice des salariés ou anciens salariés de l’entreprise et de leur famille comprennent : … etc …etc ».

CQFD


AGRESSION A L’ARME BLANCHE D’UNE FORMATRICE de BRIVE PAR UN STAGIAIRE

Le DR évoque l’incident qui s’est déroulé à Brive le mardi 17 avril 2018.
Principale victime (pas de blessures mais dommages psychologiques) : la formatrice restauration.
Dommages collatéraux : plusieurs collègues qui ont eu à intervenir et/ou à s’interposer.

Sans recul sur les évènements, la délégation CGT est la seule à s’exprimer tout en restant prudente dans ses commentaires.

Nous avons souligné à quel point ce type d’incident venait rappeler que nos métiers de contact au public étaient des métiers difficiles, éprouvants voire parfois dangereux et à quel point ils méritaient à ce titre, respect, considération et reconnaissance.

Par des temps où l’on nous considère trop souvent comme des numéros sur une ligne de production, l’incident de cette semaine nous rappelle, malheureusement d’une façon violente, que nous sommes des humains face à des humains.

Au-delà donc d’une émotion partagée dans l’instant, nous exprimons le souhait que nos dirigeants ne l’oublient pas à la longue et s’exercent à répondre positivement aux demandes légitimes qui leur sont adressées pour reconnaître l’investissement des salariés !


Prochain CRE le 29 mai 2018 à Guéret


VOS REPRÉSENTANTS CGT AU CRE LIMOUSIN

Danièle PIOT
Sylvain ROCH
Denis CALES


 

Le 22 mai, je suis concerné·e
CRE Limousin de mars 2018