logo CGT AFPAQuoi de neuf au CRE PACA ?

Compte-rendu CGT du CRE 

du 21 juin 2017 à Gap

 


Informations du Président

Interrogé sur sa vision de l’activité à venir en région Paca, le président paraît plus optimiste qu’à l’ordinaire. Il évoque le marché annuel du Conseil Régional, le marché de Pôle Emploi et l’augmentation du marché privé (+20%) et un bon résultat en ce début d’année qui devrait se concrétiser jusque fin 2017.

Le président confirme tout d’abord qu’il y aura continuité des parcours pour les stagiaires du CRFP (y compris des autres régions) malgré son arrêt en juillet, grâce au relais de PE.

Sur la question de l’appel d’offres annuel du Conseil Régional, le président annonce que sur les 248 lots auxquels l’Afpa a répondu, le CR a lancé une seconde renégociation sur 150 lots. Cette consultation qui était censée demander un complément d’information se concentre principalement sur la question du prix. Cela n’est pas de bon augure. Quid de nos modalités pédagogiques, de nos dispositifs d’accompagnement, de l’hébergement et de la restauration ? Tel un marchand de tapis, le nouvel exécutif cherche surtout à tirer les prix vers le bas obligeant certains organismes de formation comme l’Afpa à ne pas répondre à certains lots. Cette politique tarifaire, qui privilégie le moins disant, va précariser les centres de formation et marquer le recul de la formation professionnelle face aux besoins croissants de qualification et aux enjeux de développement et d’accompagnement dont elle a la charge et que le pays attend.

Pour les autres lots qui ne sont pas concernés par les renégociations, le président croit savoir qu’il n’y a pas de concurrence et que nous serions seuls à répondre. Il nous reste à espérer que ce soit le bon scénario.

Cette question de prix fait dire à notre président que tout cela nous renvoie à un modèle de production nouveau, qui valide la caducité du cadre habituel de formation. Ainsi, il va falloir désormais modifier notre façon de travailler, par exemple en démultipliant le nombre de stagiaires, en faisant de la FOAD et de la multi modalité une urgence, en allant chercher nous-mêmes (chaque salarié) des contrats (PRO par exemple).

Chaque centre devrait retrouver des marges de manœuvre et de fait ses propres moyens de financements. La direction générale est convaincue aujourd’hui que le gain d’activités ne viendrait plus d’en haut mais se construit au local. Supposons que nous jouerions le jeu, que le travail des salariés porte ses fruits dans cette logique nouvelle, quelle valorisation pour les salariés ? La réponse du Président : cela ne dépend pas de notre échelon, c’est du ressort du National. C’est bien la preuve que dans l’affichage on annonce un changement de modèle mais que dans les faits rien ne change et surtout en ce qui concerne la situation salariale. La CGT pense qu’il faut d’abord répondre aux besoins des salariés. Ce sont eux qui ont permis à l’Afpa de se maintenir. Si la direction leur fait confiance et reconnait leur travail, ils sauront se mettre en mouvement pour sauver l’Afpa.

Autre sujet sensible, l’hébergement qui intéresse le CR et qui serait probablement géré par des partenaires dont c’est « le métier » ne serait plus gratuit pour les demandeurs d’emploi ? Ils devraient mettre la main à la poche. Pour ceux qui n’en auraient pas les moyens, ils auraient le choix de contracter des crédits comme les emprunts étudiants aujourd’hui. Ne serait-ce pas la double peine par hasard ?

En attendant la réponse de l’appel d’offres en juillet, le président évoque le marché de Pôle Emploi auquel le CR a transféré 20 millions d’euros. L’Afpa est mandataire ou numéro 1 sur un nombre important de lots. L’Afpa pourrait prétendre par répartition à 8 millions à engager avant la fin de l’année.

Ensuite le président regrette qu’on ait ignoré, jusque-là, le marché de l’insertion par l’économique car il pense qu’avec les Conseils Départementaux, il y a de l’activité potentielle dans l’accompagnement notamment des publics RSA.

On ignore encore tout sur le projet global de la nouvelle majorité et des 15 milliards pour la formation professionnelle, mais il se pourrait qu’il y ait un plan « genre 200 000 » sur la durée du quinquennat !

Autant de pistes livrées par le président, mais mèneront-elles quelque part ?


Conditions de Travail et Risques Psycho-Sociaux

L’accord national sur les risques psycho-sociaux n’avance pas. Il n’y a pas de convergence entre la position de la direction et celle des syndicats. Pour le moment, il n’y a que le numéro national de PSYA.

Il y aura une réunion nationale avec les médecins du travail pour travailler entre autres sur le questionnaire Everest et la médecine du travail en général.

Pour la CGT, ce qui est mis en place actuellement n’est pas suffisant. Pour repérer et réguler les RPS, c’est sur le terrain, auprès des salariés que les managers doivent porter cette politique de prévention, notamment en étant à l’écoute des alertes émanant des élus CHSCT et en mettant en commun leur grille d’analyse.

La prise en compte de la pénibilité au travail issue de la loi applicable au 1er juillet 2016, s’est traduite à l’Afpa par l’absence d’identification de salariés soumis aux facteurs de risque de pénibilité au vu des critères suivants : manutention manuelle de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques, agents chimiques dangereux, températures extrêmes, activités exercées en milieu hyperbare, bruit, travail de nuit, travail posté, travail répétitif. Deux catégories professionnelles, les ouvriers d’entretien et les agents de restauration ont été analysées à l’Afpa. Les seuils d’exposition n’étant pas atteints, la pénibilité n’est pas caractérisée. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine, notamment l’analyse du travail de certaines catégories de formateurs.

En tout état de cause, le Président martèle que le droit de retrait existe. Faisons-le vivre !


Ressources Humaines et Dialogue Social

Le DRH précise que les compétences des AT seront validées et intégrées dans le plan de formation régional. Les AT pourront suivre une VAE sur le,même principe que les formateurs pour obtenir un titre équivalent à celui d’Assistante Technique. Ce plan d’accompagnement commencera fin 2017 ou début 2018.

Le travail de simplification demandé par les élus et les personnes concernées par le travail administratif continue. Nous en aurons bientôt les fruits. Doc hadoc donne apparemment quelques satisfactions. Qu’on ne vienne surtout pas nous parler de suppression d’emplois parce qu’on aura peut-être simplifié un travail qui a été un enfer pendant des années.

On apprend que le congé de fractionnement peut être pris sur l’année suivante de son acquisition. Il ne peut plus être placé sur la CET pendant l’année N de référence.

A partir de septembre, le recours aux CDD devra diminuer à la demande de la direction générale. Attention aux remplacements en cas de départ en congés, il va falloir anticiper et prévoir des remplacements par les itinérants. Sinon, on laisse les stagiaires seuls ?


Informations Économiques et Évolution du Dispositif

L’Afpa Paca ne connait toujours pas son budget prévisionnel 2017. La répartition nationale n’est pas encore faite. L’élément de référence étant la masse salariale, on peut subir un recadrage au niveau des ETP. Pour l’heure, nous avons 107,4 ETP en CDD et 414 ETP CDI (ingénieurs non compris car comptabilisés au national).

Pour le DRH-DS,  il n’y a pas de dérive au niveau de la masse salariale. En ce début d’année, on constate une augmentation des CDD qui est liée à l’activité, par contre on sera en diminution sur les CDD-CDI à partir de septembre. La fonte des emplois continue !

Encore une fois, l’année a été forte en termes d’activité et l’année sera conforme à ce qui a été prévue. Nous sommes à +16 % de production par rapport à l’année dernière, +18  % sur le marché entreprise. Paradoxalement le CA baisse. L’EBE de la région pourrait-être de 8 million d’€.

L’année 2018 ne devrait pas être trop catastrophique. L’impact de la perte d’activité ne se ressentira qu’en septembre 2018.

Au niveau RH on a une bonne visibilité sur les formations qui n’auront pas d’activité. Beaucoup de Centres ont déjà pensé à des projets alternatifs pour leurs formateurs. Certains formateurs seront reçus pour étudier les projets de changement de métiers ou d’évolution et de mobilité. La direction pense qu’aujourd’hui l’Afpa doit être moins dépendante des AO et être plus proactive. En clair, comme en Pays de Loire ou en AuRA, on pourrait leur montrer le chemin de la sortie.

Aujourd’hui on a un sujet sur les CDD ; nous intégrerons les meilleurs d’entre eux dans le dispositif du CDI Intérimaire. Avec quels engagements de l’Afpa ? Quelle grille de salaires ? On peut imaginer qu’avec ces statuts différents, il ne sera pas aisé de créer une communauté de travail !


Pour contacter la CGT dans vos centres,
adressez-vous aux Délégués Syndicaux Locaux CGT…
 


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