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Rhône-Alpes de janvier 2019


IL EST URGENT DE SUSPENDRE LE PLAN DE LICENCIEMENT

Il y a de multiples effets externes et internes qui modifient l’analyse de la situation de l’AFPA.

  • NON aux fermetures de RILLIEUX et ROANNE qui réduisent la couverture territoriale du Service Public de l’Emploi
  • NON aux suppressions de postes qui réduisent le dispositif de formation proposé aux bénéficiaires.
  • OUI à une AFPA répondant à ses missions de service public et proposant une formation de qualité aux personnes les plus fragilisées

TOUS ENSEMBLE, SAUVONS L’AFPA

Pour donner suite à l’entrevue de l’intersyndicale nationale avec M. BOUCHET du Ministère du Travail, il a été convenu de réétudier les fermetures de Centre décidées par l’AFPA afin de garantir une présence d’organismes de formation sur l’ensemble des territoires et ainsi respecter l’égalité d’accès au service public de l’emploi de tous les citoyens.

Cette donnée pourrait amener des modifications notoires sur le projet du PSE.

À cela s’ajoute la position de M. WAUQUIEZ, officiellement présentée par Mme PERNOD BEAUDON à la plénière du CONSEIL RÉGIONAL de décembre. En effet, il a demandé à notre DR et DG de revoir les fermetures des centres en territoires ruraux.

Nous avons donc besoin de savoir quelle est votre réponse à cette sollicitation et quelle sera l’évolution de notre dispositif et les fermetures de Centres dans les territoires ruraux et urbains. Donc le projet est en suspend pour l’instant.

Pour appuyer notre refus de ce PSE, nous avons sollicité nos confédérations CGT, CFDT et FO et elles vont se réunir afin de défendre la création d’un PÔLE PUBLIC de la formation professionnelle auprès de l’État, permettant ainsi à l’AFPA, aux GRETA et au CNAM de répondre aux besoins de formation en complémentarité en non plus en concurrence du fait des appels d’offres. L’État, semble-t-il, est en train d’étudier cette possibilité juridiquement. Donc le projet du PSE peut être complètement percuté par ces données.

Les municipalités concernées par les fermetures de centres en RHÔNE-ALPES, mais aussi en Auvergne, font connaitre leurs refus de ces décisions prises unilatéralement par l’AFPA sans même leur en parler.

Par exemple M. VINCENDET, Maire de RILLIEUX, refuse la fermeture du Centre. Il fait connaitre son point de vue à M. WAUQUIEZ et Mme PERNOD BEAUDON et demande de maintenir ce Centre qui permet :

  • à ces habitants de pouvoir, se former,
  • aux entreprises et associations de trouver les salariés qualifiés nécessaires à leurs recrutements,
  • à la municipalité de mettre en œuvre des actions de formations en insertion, sur la politique de la ville.

De ce fait, le projet du PSE pourrait évoluer différemment.

On apprend donc que les FONGECIF continueront à gérer les dossiers CPF de transition pendant la période de transition et cela jusqu’à la création et le fonctionnement normal de la CPIR.

Les 1500 dossiers 2018 en attente vont être repris, transformés en CPF de transition et vont donc démarrer rapidement dans les mois à venir.

Le trou de fonctionnement sera donc beaucoup moins long que ce qui était prévu initialement.

Pour l’AFPA cela veut dire que nous pourrons maintenir un CA à peu près à l’identique que 2018 (-2 mois de mise en place).

Cela permet de réfléchir à un PSE différent que celui annoncé.

De plus, l’ERRATUM des livres 1 et 2 sont encore à la vérification de la DG et sont encore faux à la lecture de la dernière version en notre possession. Dans tous les cas cela nous empêche d’avoir une compréhension claire du projet et des conséquences sur les emplois en RHÔNE-ALPES et AUVERGNE, car les chiffres fournis sont erronés.

Toutes ces raisons font que le PSE doit être suspendu, car il peut fortement évoluer selon les décisions politiques à tous les niveaux : nationalement, régionalement ou localement.

Non à la casse de l’AFPA !


Réponse du DR sur la demande de M. WAUQUIEZ

Aucune transparence de la part du DR sur les propositions qu’il a faites à M. WAUQUIEZ. Il refuse de dire ce qu’il en est aux élus. Il nous annoncera la décision du président du CONSEIL RÉGIONAL quand celui-ci aura pris sa décision.

Les élus du CRE sont mis devant le fait accompli. C’est scandaleux. À quoi sert cette instance ?


SUIVI DE L’EMPLOI

Déclaration CGT : Suivi des CDI & CDD

Pour la CGT, vous avez mis en place le PSE dès 2018 avec 34 non-remplacements d’agents.

Le plus grave est la diminution de 19 ETP CDI de formateurs et donc le repli du dispositif sur les territoires et sur les métiers proposés aux demandeurs d’emploi et salariés.

La diminution des effectifs est criante dans les Pays de Savoie (-8 ETP) à St-Priest (-8 ETP) et à la DR (-6 ETP).

Pourtant certains de ces postes devraient être en CDI, par exemple : la deuxième formation d’ITS à St-Priest qui a toujours été tenu par un CDI depuis des années ; vous avez décidé depuis 1 an ou 2 de précariser ce poste alors qu’il y a toujours eu de l’activité sur ce secteur.

Les personnels d’appui administratif /gestion/ logistique ne sont pas mieux lotis avec une diminution de 6 ETP au total.

Comment rendre la même qualité à son travail quand, par exemple, à St-Priest sur l’année on passe de 3,53 ETP à 1 ETP ?

Concernant les CDD

Vous avez bien maitrisé la présence du nombre de CDD en janvier 2018 avec 45 ETP CDD mais la situation à dégénérée en cours d’année pour arriver à 99 ETP CDD soit 22 % de précarité.

Nous sommes très loin du taux maximum communiqué par l’inspection du travail qui considérait que 10 % de précarité était à la limite du tolérable. Qu’en est-il aujourd’hui avec un taux qui a doublé ?

Les risques encourus :

  • Cela met la pression aux CDI qui n’acceptent pas la dégradation de leurs missions auprès des demandeurs d’emploi et veulent continuer à rendre un service de qualité et sur leur cœur de métier.
  • Cela permet aux directions d’avoir des CDD corvéables qui ne partent pas en DFA et ne passent pas d’essai.

Il est grand temps d’assainir cette situation !

Le DR : dire qu’une action est pérenne dans sa commande, c’est un engagement à long terme ce qui n’est pas le cas pour beaucoup d’actions. Parfois ces actions ne demandent qu’un temps partiel, c’est pourquoi nous privilégions les CDD.


Déclaration CGT : Travail temporaire

L’analyse est encore plus catastrophique quand on y ajoute les 20,61 ETP travail temporaire de janvier 2018 dont que les 6,58 ETP en moyenne sur l’année pour les formateurs et 6,42 ETP travail temporaire de janvier 2018 pour les appuis services.

Ces 2 catégories sont largement impactées par la précarité galopante organisée à l’AFPA.

Le DR : les contrats intérimaires ont bien baissé en cours d’année, même s’il y a une certaine remontée en fin d’année. La limitation de l’intérim est décidée par le national pour réduire les couts et ils sont reportés sur l’utilisation des CDD.


Déclaration CGT : Entretien individuel

La DR est le mauvais élève pour la réalisation de l’entretien individuel qui devait être réalisé avant octobre 2018. Il est difficile dans ce cas de demander aux centres de respecter leur obligation quand on ne donne pas le bon exemple. Trois catégories sont plus particulièrement oubliées :

  • Les manageurs d’établissements, certainement qu’ils n’en ont pas besoin (Bourg 0 %, AFPA transition 0 %, Drôme 25 %).
  • Les agents du développement : c’est pourtant eux qui ont un chiffre d’affaires fixé à réalisation pour l’année (seulement 38 % réalisé).
  • Les agents audit/conseil/expertise qui ont également des objectifs annuels (seulement 59 % réalisé).

Le DR : il ne pouvait pas faire les entretiens individuels de la DR, car il venait d’arriver et quand il allait les faire, il y a eu une demande nationale de les arrêter. La campagne d’entretien devait repartir en fin d’année donc on n’a pas pu les faire. Cela n’ explique pas tout : quand il y a présence du manageur toute l’année et que les entretiens n’ont pas été menés par exemple.

En clair, lui a une bonne raison de ne pas faire, par contre, les autres manageurs sont mauvais.

Pour la plateforme CSP 7,59 ETP (33%) des agents ont eu leur entretien.

Le fait d’avoir un hiérarchique loin du terrain permet difficilement de faire un suivi de l’investissement de ces agents et d’en tirer des conclusions lors d’un entretien individuel.


PLAN DE PERFECTIONNEMENT

Avis CGT

Nous attendons le respect de votre engagement d’un focus sur les salariés fragilisés qui ne sont pas partis depuis plusieurs années en formation et qui ont peu ou pas de qualification.

Nous jugerons aux actes.

Pour nous, la GPEC doit permettre aux agents de connaitre les nouveaux emplois de demain afin d’utiliser le plan de formation et obtenir des compétences nécessaires à la tenue de ces nouveaux emplois.

Nous attendons de voir.

La DRH s’engage à être particulièrement vigilante sur les agents qui ne sont pas partis en formation.

Faisons-lui confiance, les yeux fermés !


SITUATION ÉCONOMIQUE

Chiffres Région

Déclaration CGT : Nous n’avons pas réalisé les HTS prévues en 2018 mais seulement 82,6 % des HTS Centres, soit -400 000 HTS.

Cela fait suite aux 500 000 programmées en moins en rapport 2017.

C’est la ligne EPIC réalisée à 71,59 % qui est la plus impactée, du fait de la division par deux de la subvention du Conseil Régional et de l’apprentissage qui n’atteignent même pas les 50 % de réalisés par rapport aux HTS prévues en 2018.

D’après la DR ces chiffres ne sont plus bons, car il y a eu un deuxième arrêté.

Sauf que ce sont les chiffres remis aux élus pour travailler aujourd’hui.

Pour les centres

7 sont en dessous de l’objectif des HTS prévues en 2018

Nous avions fait observer, au début d’année 2018, que les centres d’Annecy et Chambéry avaient sous-évalué les HTS entreprises. Nous constatons que nous avions raison, puisque 115 % de ligne entreprise a été réalisée.

Les 10,5 % HTS réalisés sur l’EPIC d’Annecy, les 48,3 % Accès à l’emploi de Bourg, les 40 % Accès à l’emploi de RILLIEUX, ainsi que les 42,7 % EPIC de St-Priest posent question sur la validation des chiffres !

Le DR n’a pas de réponse à nous apporter.

Réponses AFPA à d’autres marchés

Prépa compétences

Déclaration CGT : Au dernier CRE, la délégation avait demandé d’avoir un écrit sur le suivi de prépa compétence même si les chiffres fournis étaient du mois précédent. Nous n’avons pas de chiffre dans votre document fourni aujourd’hui.

Nous redemandons d’avoir ce suivi pour pouvoir faire une analyse précise de la réalisation de cette mesure essentielle au maintien de l’activité de la Région.

Pour la CGT, le DR ne remet toujours pas de document écrit. Il y a délit d’entrave ! C’est pourtant un marché fondamental pour l’équilibre économique de l’année à venir.

(Chiffres fournis oralement par le DR suite à l’insistance de la CGT. Pour l’année 2019 : 101 entrées sur la 1ère semaine + 91 entrées 2eme semaine + 99 entrées 3eme semaine)

Autres Marché

Déclaration CGT : Sur les 16 lots, l’AFPA ne répond qu’à 3 d’entre eux. Nous sommes en attente de résultat et loin d’être sûr de les obtenir.

Ce que nous dénoncions depuis des mois sur la réduction des effectifs qui ne nous permettrait plus de répondre à des commandes se confirme :

Exemple : l’action d’accompagnement collectif pour les demandeurs d’emploi du Grésivaudan ou le motif de la non-réponse est : impossibilité RH de répondre.

Sur les 5 lots qui touchent le secteur professionnel GPEC et transition, l’AFPA a répondu à un seul. Pourtant AFPA Transition est loin de réaliser les objectifs attendus en 2018. Il est capital de redonner de l’activité à ce service pour y maintenir les 19 salariés.

Pour le DR, la solution est d’élargir nos réponses à d’autres organismes que ceux avec qui on a l’habitude de travailler (exemple : UROFF, FFP).

Document Unique (DU) et Plan Actions Prioritaires (PAPSE) 2019 :

D’après le DR tous les centres, sauf deux, ont réalisé leur DU et leur PAPSE. Pour ces deux derniers, c’est en cours de cotation (Loire et RILLIEUX). Les RPS sont inscrits dans le DU.

Pour la CGT, la procédure RPS n’est pas respectée dans les centres, nous la rappelons ici :

« Lors de l’inscription dans le cahier des risques d’un danger grave et imminent, il y a obligatoirement des actions à mettre en œuvre par l’employeur pour réduire le risque ciblé. Nous sommes alors dans une action tertiaire. Et ce danger doit être transcrit dans le DU.
Mais nous rappelons ici que l’employeur a surtout une obligation de prévoir la mise en place d’actions primaires afin d’éviter les RPS ou d’empêcher le renouvellement du RPS constaté. »


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CONTACTS CGT

La représentante syndicale :
Mylène CHARRE

Les élus CGT au CRE :
Lionel SORLIN
Valérie STEFANINI
Régis LECUS

La DSR :
Carmela BAFFIERA


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