UNIS CRE Rhône-Alpes juin 2018

Un CRE écourté et mauvais !

Présence du nouveau Directeur Régional par intérim : Christophe Picard

Le DR se présente. Fort de son parcours professionnel dans la formation depuis 1989, AFTIFTIM, DR puis DR adjoint en Ile de France jusqu’en 2012, il quitte l’AFPA et retourne à l’AFTRAL (ex- AFTIFTIM) pendant 6 ans. De nouveau, il réintègre l’AFPA en tant que DR intérim . ” Je prône un dialogue social constructif et fluide car l’AFPA doit faire face à des sujets importants de transformation ».

Les élus du CRE ont interpellé le nouveau Directeur Régional sur la situation catastrophique de nos centres qui se vident de stagiaires, où les GRN ferment les uns après les autres et où les formateurs sont amenés à accepter une mobilité géographique ou professionnelle sur d’autres centres quand ce n’est pas dans une autre région.

Pour connaître avec exactitude la situation de la Région, les élus demandent de mettre en 1er point de l’ordre du jour, le point 9 : ÉVOLUTION DU DISPOSITIF et CARTOGRAPHIE, ainsi que les informations concernant les conséquences de la sous-activité des agents.

Le DR nous annonce qu’il ne peut rien dire sur ce sujet, car ce point est lié au Plan Stratégique Régional. Plan qui n’est pas abouti, qui est toujours en état de projet aujourd’hui et dont il n’a pas l’arbitrage national pour pouvoir nous l’exposer.

Les élus CGT refusent l’obstruction faite à cette instance. Ils réclament une information réelle et sérieuse sur ce point. D’abord parce que l’ancien DR avait présenté un tableau sur les ouvertures et fermetures de GRN au CRE de janvier. De ce fait, les agents connaissent déjà le risque de leur GRN et celui de se retrouver sans activité. Ils s’inquiètent depuis des mois de ce qu’ils vont devenir…
Ensuite, le code du travail stipule que lorsqu’un projet est évolutif dans une entreprise, il doit y avoir des informations au CRE à toutes les étapes.

Nous le savons, la cartographie et le dispositif sont amenés à évoluer avec les nouvelles actions à venir, il est donc impossible d’attendre que la situation soit figée pour que les élus soient consultés, car ce ne sera jamais le cas. De plus, les agents doivent être informés sur leur devenir dans les mois et les années à venir.

Les élus contestent de se retrouver encore une fois devant le fait accompli (comme pour la dépossession du centre du TEIL) et que des centres et des GRN soient fermés ou déplacés, sans que le CRE n’en soit informé.

Le nouveau DR ne connaît pas le dossier ” évolution du dispositif et cartographie des centres “.

Les élus lui demandent d’étudier ses dossiers et de revenir devant cette instance quand il pourra répondre aux questions qui relèvent de la compétence du COMITE D’ENTREPRISE : gestion, évolution économique et financière, emploi et amélioration des conditions de travail, organisation du travail, formation professionnelle.

Nous n’acceptons plus d’être considérés comme partie négligeable face aux décisions unilatérales de la direction.

Déclaration CGT en présence de la nouvelle Directrice du Développement du Service Public

Le Président du CONSEIL RÉGIONAL fait des économies sur le dos des demandeurs d’emploi.

En effet, le budget de fonctionnement des formations 2018 est en baisse de 18 millions d’€ par rapport à celui de 2017.

Malgré cette baisse de budget 2018, il ne sera pas consommé en fin d’année.

C’est encore le cas pour la deuxième année puisque 94 M€ n’ont pas été engagés sur l’année 2017.

Nous pourrions nous réjouir de la signature de la convention entre le FPSPP (Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels, dont les organisations syndicales) et le CONSEIL RÉGIONAL AURA sur le financement des CPF (Comptes Personnels de Formation des demandeurs d’emploi). Cependant, il est bien triste de constater que l’enveloppe est largement réduite par rapport au budget initial proposé par le FPSPP (2,5 M€ au lieu de 4,3 M€). Ce sont les premiers arrivés qui pourront profiter de cette aide.

Ces décisions politiques mettent en danger les formations de l’AFPA. Nous sommes passés d’un CA du CONSEIL RÉGIONAL de 39,88 M€ en 2009 (année de transfert des compétences aux CONSEIL RÉGIONAUX) à 4,138 M€ en 2018. La baisse a été de 13,8 M€ sur les trois dernières années.

Pourtant, les besoins en formation n’ont pas diminué, loin s’en faut. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, des milliers de postes ne seront pas pourvus dans les prochaines années car les salariés n’auront pas les compétences nécessaires pour les emplois de demain et la moitié des emplois de demain n’existe pas encore aujourd’hui.

La formation professionnelle
doit rester une priorité nationale
et une mission d’intérêt général.

Présentation de la directrice du développement des services publics

Mme FLORENCE PERRIN a été Vice-Présidente de la formation initiale et formations supérieures durant l’ancien exécutif du CONSEIL RÉGIONAL.

Elle veut remettre l’AFPA au cœur du SPE. Pour cela, elle va renouer des contacts géo-politiques sur les territoires, auprès du CREFOP (lieu de coordination des politiques d’emploi et formation entre l’État, le Conseil Régional et les partenaires sociaux), en Préfecture, à la DIRECCTE, à POLE EMPLOI, au CONSEIL RÉGIONAL, au Conseil départemental et à la Métropole.

Elle sera en relation étroite avec le directeur du service commercial pour être en cohérence entre ces deux marchés. Elle a engagé des rencontres des équipes du terrain, en visitant tous les centres.

La délégation CGT lui a certifié qu’elle serait à ses côtés si sa réelle volonté était de défendre le service public. D’ailleurs, nous aurons souvent l’occasion de la rencontrer lors de participation aux instances de décisions régionales.

Déclaration CGT

La Ministre du Travail envisage de missionner l’AFPA sur les activités du CEP (Conseil en Évolution Professionnelle) au détriment du FONGECIF.

De ce fait, l’AFPA va pouvoir répondre à un appel d’offres national sous le contrôle de FRANCE COMPÉTENCES et conditionné à une implantation territoriale de proximité.

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NOUS LES « AUTRES », NOUS FAISONS VIVRE L’AFPA

Sur la plateforme Afpa2022 (https://www.afpa2022.fr) qui a été mise en ligne dernièrement, pour soi-disant ” exprimer vos idées pour améliorer, innover et être acteur de la transformation de l’AFPA dans les 4 prochaines années ” ;

la première question qui est posée est de savoir si on est : 1) Directeur, 2) Manager ou 3) autres.

Pour la CGT, cette vision pyramidale et nombriliste, dans le contexte actuel, est inacceptable.
Les salariés s’indignent d’être identifiés sous ce vocable péjoratif, voire rabaissant.

Les remontées du terrain sont négatives… En fait, le problème est qu’on ne peut pas s’exprimer !

L’AFPA n’est pas uniquement fait que de lignes managériales, mais d’une pluralité de métiers et de personnes.

La CGT vous rappelle que ce sont « les autres » qui font le salaire de la direction.

Sans les ” autres “, pas d’AFPA !

Questions / réponses

Que voulez-vous ?


Question 1 : La délégation CGT souhaite une explication sur l’article 1.3 concernant les congés de fractionnement « poser 5 jours consécutifs ou non (hors 5ème semaine) entre le 1er novembre de l’année en cours et le 30 avril de l’année suivante ». Que signifie hors 5ème semaine ?

Réponse DRH – Congés de fractionnement : pour ouvrir droit aux jours de congés supplémentaires de fractionnement, après avoir pris au titre du congé principal au moins 10 jours ouvrés consécutivement entre le 1er mai et le 31 octobre de l’année N, le salarié doit consommer un certain nombre de jours ouvrés de congés au cours de la période dite basse, soit celle entre le 1er novembre de l’année N et le 30 avril de l’année N+1 (code du travail – article L 3141- 23) : au moins 3 pour obtenir un jour supplémentaire et 5 pour 2 jours supplémentaires. Ce nombre de jours de congés peut être pris en une ou plusieurs fois durant cette période basse, qu’il s’agisse du solde de droits issus du congé principal non encore consommés, du congé d’ancienneté prévu par l’article 12 de l’Accord du 04 juillet 1996 et de la cinquième semaine, conformément au point 1.1.3 fractionnement du Titre IV du GPRH.


Question 2 – Les élu·e·s CGT demandent pourquoi en Auvergne/Rhône-Alpes, une note interne DRH du 14/02/2018 limite l’alimentation du Compte Épargne Temps en imposant la pose des RTT de moitié alors qu’auparavant les agents pouvaient alimenter la totalité de leur RTT (pour des départs à la retraite anticipés, des projets personnels…) ?

Réponse DRH : L’avenant en date du 26 mars 2007 portant sur le compte épargne temps prévoit en son article 7.3 – éléments du Titre II/Alimentation du compte épargne temps – qu’il est alimenté avec tout ou partie :

  • des 5 jours ouvrés de la 5ème semaine de congés payés,
  • les jours de congés payés acquis au titre du fractionnement du congé principal,
  • les jours de repos rtt pour les salariés en heures ou des dépassements du forfait annuel en jours pour les cadres dont le temps de travail est décompté de cette façon,
  • les jours de congés d’ancienneté prévus à l’article 12 de l’accord du 04 juillet 1996.

Suivant l’article 8.1 de l’avenant, le salarié peut alimenter son compte quand il le décide, sans rythme contraint et sans fixation d’une durée maximale de capitalisation. A condition, bien sûr, de ne pas avoir déjà atteint le plafond de 264 jours ouvrés épargnés.

Les CET actuellement ouverts en région AURA continuent à être alimentés par les salariés en fonction de leur souhait, notamment en éléments de temps, comme pour les autres régions. Ainsi, entre le 01/02 et le 05/06/2018, 89 alimentations de CET ont été enregistrées.

Donc, il n’y a plus de restriction à la moitié des jours RTT comme indiqué par une note de la DRH.


Question 3 : Nous voudrions connaître le taux de saturation des postes de formation par centre par rapport au nombre de postes théoriques ouverts.

Réponse concernant les taux de saturation par rapport aux postes de travail théoriques au 06 juin 2018 :

  • Centre de Bourg-en-Bresse, sur 256 postes de travail, 68 stagiaires sont présents (27 % d’occupation)
  • Centre du Teil, sur 64 postes de travail, 12 stagiaires présents (19 % d’occupation)
  • Centre de Valence, sur 337 postes de travail, 222 stagiaires présents (66 % d’occupation)
  • Centre de Romans, sur 62 postes de travail, 38 stagiaires présents (61 % d’occupation)
  • Centre de Grenoble Le-Pont-de-Claix, sur 457 postes de travail, 457 stagiaires présents (38 % d’occupation)
  • Saint-Étienne, sur 298 postes de travail, 164 stagiaires présents (55 % d’occupation)
  • Centre de Roanne, sur 114 postes de travail, 22 stagiaires présents (19 % d’occupation)
  • Centre de Lyon Saint-Priest, sur 406 postes de travail, 257 stagiaires présents (63 % d’occupation)
  • Centre de Lyon Rillieux, sur 286 postes de travail, 156 stagiaires présents (55 % d’occupation)
  • Centre de Lyon Vénissieux, sur 383 postes de travail, 363 stagiaires présents (95 % d’occupation) (sauf que de nombreux postes de travail ont déjà fermés sur ce centre)
  • Centre de Chambéry, sur 315 postes de travail, 71 stagiaires présents (23 % d’occupation)
  • Centre d’Annecy Poisy, sur 265 postes de travail, 131 stagiaires présents (49 % d’occupation)

En Rhône-Alpes sur 3 243 postes de travail au total, 1 678 stagiaires présents, soit 52 % d’occupation

Cette situation catastrophique est encore plus criante quand on sait que les postes de travail peuvent être utilisés plusieurs fois par an.

Les chiffres pour la région sont encore plus révélateurs :

9 399 places offertes sur l’année (postes de travail utilisés 1, 2 ou 3 fois par an) avec 1 678 stagiaires présents. Nous n’avons plus qu’un taux de présence de 18 %.

Jusqu’où va aller notre descente aux enfers ? Voici encore la preuve que les élus du CRE ont besoin des informations sur la situation de la région RHÔNE ALPES tout autant que les salariés.

CONTACTS CGT :

Représentante Syndicale
au CRE  :

Mylène CHARRE

Les élus CGT au CRE :

Lionel SORLIN
Carmela BAFFIERA

Déléguée Syndicale Régionale :

Valérie STEFANINI

CRE Rhône-Alpes juillet 2018
Les salariés AFPA du Puy-en-Velay abandonnés