UNIS CRE Rhône-Alpes mai 2018

L’AFPA EN PLEIN CHAOS !

Oui, il va y avoir des fermetures de centres ! La direction régionale est en réflexion sur les valeurs immobilières de Centres qui peuvent être vendus. « Le travail est en cours et sera soumis à la direction nationale. Il faut saisir les opportunités sur le foncier qui vaut de l’argent pour réinvestir sur d’autres centres, car la vétusté de certains centres est un véritable sujet. Toutes ces questions sont dans le projet qui conduira à construire le COP (Contrat d’Objectifs et de Performance) de l’AFPA. Rien n’est figé et définitif mais il y a des choses à prévoir (sic) ».

La DR tente de nous rassurer mais nous savons que la remise en état de l’ensemble de notre patrimoine immobilier s’élève à environ 1 milliard d’euros et que nous n’en avons pas les moyens (normes de sécurité, hygiène, accès pour handicapés, Grenelle de l’Environnement…) !

Le centre du TEIL a été rétrocédé à la mairie, idem pour une partie du centre de Bourg-en-Bresse avec un bâtiment cédé à un CFA. Les emplacements stratégiques d’Annecy et de Rillieux donnent le risque d’intéresser eux aussi les municipalités.

Finalement, il ne restera plus rien pour reconstruire.

Oui, il va y avoir des fermetures de GRN et de formations. Mais la cartographie n’est pas encore arrêtée. Oui, les formateurs/formatrices techniques vont glisser sur d’autres activités. La direction régionale a besoin qu’un grand nombre de formateurs/formatrices CDI intervienne sur les nouveaux marchés ouverts en direction du public d’insertion, de la préqualification et sur l’accompagnement à la formation et vers l’emploi.

Ce glissement d’activité se fera au détriment et en abandonnant notre cœur de métier : les formations longues amenant au titre professionnel !

PRÉPA COMPÉTENCES

En toute confidentialité, nous sommes informé·e·s en CRE que la Ministre du Travail va lancer, sur le programme PIC (plan d’Investissement Compétences), une nouvelle mesure appelée PRÉPA COMPÉTENCES.

Nous en saurons plus par le biais de CCE & CRE exceptionnels fixés respectivement les 12 et 13 juin, dans l’attente d’une information officielle de Mme PENICAUD.

Chut pour l’instant !

La CGT réclame un plan de formation réel et sérieux et qui soit suivi par les élus du CRE !

Seulement 63 % des Entretiens Individuels ont été réalisés. De ce fait, les besoins en formation ne sont donc pas tous identifiés. La conjoncture va créer de nouvelles activités et ce n’est que par la formation que les salariés pourront s’adapter. C’est par ce moyen que la DR pourra respecter son obligation sur leur développement de carrière tout au long de la vie.

Dans le même souci de transparence, la délégation CGT réclame depuis des mois des informations sur la GPECC régionale pour permettre d’anticiper l’évolution des métiers et les orientations de la formation professionnelle pour répondre à ces changements.

La direction régionale a inscrit ce point à l’ordre du jour du CRE de mai, seulement elle n’a pas remis de dossier sur table ! Elle nous informe en séance qu’elle recule ce sujet encore d’un mois, voire de plusieurs. Ces informations sont capitales pour les salarié·e·s et obligatoires pour les élu·e·s du CRE.

Il est urgent d’attendre !

Nominations :

Mme PERRIN, ex élue du Conseil Régional, est nommée Directrice du Service Public. Le recrutement du poste de Directeur du Conseil en Formation est en phase d’être terminé.

CENTRE DE RILLIEUX

La délégation CGT questionne la DR sur le fait que le centre n’a pas répondu à l’AO de l’armée signé depuis des années pour les formations du secteur froid et climatisation pour un montant d’environ 70 000 € par an et que ce marché est perdu pour l’AFPA.

La DR répond que l’intitulé de l’action donnée par l’armée lors de la relance du début d’année, n’a pas permis au centre d’identifier qu’il s’agissait de ce marché. Nous l’avons donc perdu pour 2018 mais comme à priori cela ne se passe pas bien avec l’organisme qui a obtenu le lot, l’AFPA a espoir que l’armée nous le confie à nouveau en 2019.

Une déclaration a été lue en ouverture de la plénière DP du 27 mars 2018 portant sur une réunion qui se serait tenue le 23 février à l’initiative des deux DP titulaires de ce centre :

« Déclaration : vendredi 23 février, à la demande des délégués du personnel titulaires constatant une forte dégradation des relations sociales à l’intérieur du Centre, une réunion s’est tenue en présence de deux membres de la direction nationale et régionale RH. Nous avons également conviés un certain nombre de membres du personnel afin qu’il puisse faire état de leur vécu professionnel. Les deux représentants RH ont pris le temps d’écouter et de prendre note de ce qu’il se disait. Ils se sont également engagés à rencontrer d’autres membres du personnel qui n’étaient pas présents ce jour-là. »

Les Déléguées syndicales CGT et CGC de ce centre ont voulu approfondir cette enquête en questionnant les DP titulaires pour en connaître les résultats.

N’ayant pas obtenu de réponses, les déléguées du personnel suppléantes ont posé la question lors de la réunion DP du 25 avril à la direction. « QUESTION : vous avez reçu un message des 2 DSL CGT et CGC concernant les activités du CHSCT. Pouvez-vous nous dire quand vous apporterez une réponse écrite pour que l’ensemble du personnel ait les mêmes informations au même moment ? Réponse de la direction : Cette question ne relève pas de l’instance DP. »

C’est pourquoi, nous reposons cette question dans cette instance CRE.
Pour la délégation CGT, nous considérons que le fait de ne pas pouvoir obtenir de réponses, équivaut à dire que la direction se rend complice de faits qui n’ont peut-être pas existé.

L’emploi TH et leur maintien dans l’emploi

L’obligation des 6 % d’embauches de personnes en situation d’handicap est respectée régionalement.

Les centres de Drôme-Ardèche et de Saint-Etienne / Roanne ne la respectent pas depuis plusieurs années.

La CGT regrette que ce taux repose principalement sur des embauches de formateurs/formatrices CDD ou intérimaires ; de femmes en CDI en grande partie dans appui et services ; car ces deux catégories d’emplois diminuent.

La CGT dénonce la non application de l’accord (qu’elle a signé), qui prévoit un temps à la référente régionale désignée pour se déplacer et rencontrer les agents PH sur les centres.

Il en est de même avec un budget national pour équiper les postes de travail qui est largement sous utilisé.

QUESTIONS CGT A LA DRH

1) La délégation CGT souhaite une explication sur l’article 1.3 concernant les congés de fractionnement « poser 5 jours consécutifs ou non (hors 5ème semaine) entre le 1er novembre de l’année en cours et le 30 avril de l’année suivante » : que signifie hors 5ème semaine ?

La DRH répond qu’il y a trop de report de congés en RHÔNE-ALPES et que c’est une manière de pousser les agents à prendre du repos.

2) Les élu·e·s CGT demandent pourquoi en Auvergne/Rhône-Alpes, une note interne DRH du 14/02/2018 limite l’alimentation du Compte Épargne Temps en imposant la pose des RTT à moitié alors qu’auparavant les agents pouvaient alimenter la totalité de leur RTT (pour des départs à la retraite anticipés, des projets personnels…) ?

La DRH va relire l’accord…

3) Une plateforme CONSEIL EN FORMATION DÉVELOPPEMENT doit être mise en place avec 7 agents qui y seront rattachés. Les agents actuellement sur ce service ne sont absolument pas informés et aimeraient être éclairés sur quelques points : quels sont les objectifs, les organisations, les agents concernés ?

La DR nous répond qu’elle prévoit une information en CRE prochainement.

ÉCONOMIQUE

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Mise en place des Pôles de Services Accompagnement

Déclaration CGT : l’ensemble des centres ne pourra pas mettre en place ces pôles, par manque de personnel qui pourrait répondre à cette commande.
Pourtant, ce service va prendre de l’ampleur face à la multitude d’actions : insertion, pré qualification, consolidation de projets, CLEA, VAE, appui au qualifiant, formation des RSA, HOPE, MIGRANTS, etc.
L’AFPA va changer de cœur de métier et les formations qualifiantes vont diminuer voire disparaître de nos activités selon les centres.
Les formateurs/formatrices en qualifiant ne peuvent pas devenir Conseiller·e·s en Insertion Professionnelle CIP du jour au lendemain. Il faut prévoir dès aujourd’hui une montée en compétences et au moins l’acquisition du 1er CCP CIP.

La CGT conseillera à ces agents de ne pas signer de lettre de mission pour 4 ans. En effet, leur contrat de travail définit leur emploi en tant que formateur/formatrice technique et doivent pouvoir reprendre leur poste en cas de retour d’activité.
Avec une lettre de mission qui peut changer régulièrement selon les commandes, ils/elles glisseront sur des postes temporaires, ce n’est pas possible. Pour la CGT, cela correspond à de la précarisation.

Des postes de hiérarchiques vont être créés afin d’encadrer cette mesure. Quels sont les intitulés de ces postes ainsi que leur nombre ? Seront-ils eux aussi en lettre de mission pour 4 ans ?

BILAN SOCIAL 2017

Constats CGT

  • Identique à 2016, la population de l’AFPA est vieillissante puisque 63,39 % des agents ont plus de 50 ans et seulement 3 ,59 % ont moins de 35 ans. Pour la CGT, la solution serait d’embaucher des jeunes lors de départs naturels. Le plan intergénérationnel pourrait très bien répondre au passage de connaissances nécessaires et donc permettre des remplacements en de bonnes conditions, mais existe-t-il vraiment ?
  • Baisse constante des CDI et des CDD et augmentation des ruptures conventionnelles : la région Rhône-Alpes est bonne élève et suit les directives de la DG.
  • En ce qui concerne les promotions, la délégation constate que 85,71 % des promus sont des formateurs. Malheureusement seulement 38 % des promues sont des femmes. A quand, l’égalité de traitement ?
  • Le nombre de jours d’absence continue à augmenter (+22 %) et prouve que les conditions de travail se dégradent. Le total des jours d’absences représente un peu moins de 15 000 jours de travail sur les effectifs CDI, soit le manque de production d’un Centre et demi. Face à la situation économique catastrophique de notre région, quels moyens la DR va-t-elle mettre en place pour pallier à ces arrêts maladie ?
  • Pour 2017, comme en 2016, les catégories de ce bilan social ne sont pas indiquées. De ce fait, ce tableau ne permet pas d’apprécier l’écart de salaires entre les plus hauts et les plus bas. La CGT réclame des tableaux exploitables. Que veut cacher la direction ?
  • Il figure dans ce bilan, une diminution drastique des dépenses de sécurité et des dépenses d’amélioration des conditions de travail. Nous pouvons dire dès à présent que cela ne répondra pas aux besoins de sécurité des agents, ni pour l’amélioration des conditions de travail, ni pour les achats d’équipements ou d’adaptation des postes de travail pour les personnes en situation de handicap. La DR attache-t-elle peu d’importance à la sécurité et au bien-être de ses salarié·e·s ?
  • Le plan de formation est aussi le parent pauvre de l’AFPA. C’est la variable d’ajustement économique : rien n’est fait pour former tous les agents, à l’exception de l’encadrement supérieur.
  • Pour 2018, la délégation CGT sera vigilante pour qu’un vrai plan de formation soit mis en œuvre afin d’accompagner les nombreux agents qui seront amenés à changer de métier.

CONTACTS CGT :

Représentante Syndicale
au CRE  :

Mylène CHARRE

Les élus CGT au CRE :

Lionel SORLIN
Carmela BAFFIERA

Déléguée Syndicale Régionale :

Valérie STEFANINI

CRE Rhône-Alpes juin 2018
Et si l'Afpa disparaissait de la Haute-Loire ?