Compte Rendu CGT du CSEE Région SUD (PACA) du 21 octobre 2020


Informations de début de séance

La CGT, profondément affectée par l’assassinat de Samuel Patty, a proposé de faire une déclaration ainsi qu’une minute de silence. Tous les élus s’y sont associés. La direction, quant à elle, n’avait visiblement rien prévu, alors que c’était le jour de l’hommage national.

Une fois de plus, les documents fournis pour la préparatoire du CSEE ont été transmis en retard (vendredi en fin d’après-midi et lundi à 19h). D’autre part, la direction a décidé de façon unilatérale que le CSEE aurait lieu en distanciel. Le DR, M. Alain Mahé, a brillé par son absence après être souvent parti plus tôt lors de précédents CSEE…

Sous l’impulsion de la CGT, il a été décidé de faire une déclaration pour dénoncer la qualité du dialogue social.


Le télétravail

Suite à une reprise de travail post confinement chaotique et très floue, nous avions demandé que les conditions de télétravail soient clairement établies et communiquées aux salariés. Pour l’heure, une note a été transmise aux managers leur demandant de favoriser le télétravail, prioritairement dans les zones de couvre-feu. Un minimum d’une journée par semaine en centre est exigée, afin « d’éviter l’isolement ».

Important : Toute demande doit recevoir une réponse argumentée du manager ; dans le cas contraire, alertez vos RP ou élus du CSEE afin que nous puissions faire remonter les dysfonctionnements observés sur le terrain.

La CGT demande que tout le personnel soit informé clairement des critères actuels pour éviter le sentiment d’iniquité. Le télétravail est toujours basé à partir du volontariat et a la demande de chaque salarié.


PROMO 16 18

Il y a encore des discussions au niveau national… La date de lancement a été repoussée, une nouvelle fois, au 16 novembre et l’alimentation du système se fera uniquement par les missions locales : « Nous leurs laissons donc le temps de s’organiser » (et nous aussi par la même occasion !!!).

Les centres désignés pour la phase de lancement seront Marseille et Avignon, puis la semaine suivante, Nice et Istres. Pour 2020 nous attendons 176 jeunes (3 groupes pour Marseille et Avignon et 2 groupes pour Nice et Istres) avec un objectif de 2709 jeunes pour 2021.

Nous sommes en cours de recrutement, « les candidatures sont nombreuses et de qualité » selon la direction ! Nous attendons de voir dans quelles conditions seront accueillis nos nouveaux collègues : éducateurs spécialisés, CIP, animateurs et surveillants. Toutes les embauches se feront en CDD, sauf pour les personnels actuellement en CDI qui auront une lettre de mission.

Pour la CGT : encore une mission faite dans la précipitation, rien n’est prêt tant dans l’accueil de nos nouveaux collègues que pour ce nouveau public. Nous alertons sur les difficultés que nous allons rencontrer dans un climat professionnel déjà très dégradé.


Information/consultation sur le projet d’externalisation de la restauration d’Avignon

Présentation par Frédéric Mistral du partenariat avec Compass, prestataire national de l’AFPA. Le contrat est de 1 an, renouvelable ou pas. Cette solution serait transitoire, l’idée serait d’intégrer à terme dans nos fameux « AFPA village » une entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire. Des démarches sont faites en ce sens, mais pour le moment aucun partenaire n’a été retenu…

Résultat du vote : 5 contre, 6 abstentions et 0 voix pour.

La CGT a voté contre ce projet d’externalisation : nous sommes pour le maintien des services associés et des emplois à l’AFPA, contre la mise en place d’emplois précaires et sous-payés, et opposés à toute tentative de supprimer des postes pourtant prévus dans le livre II !


Informations économiques

Offres de formation : La demande était simple : quelles formations sont dispensées dans les centres de la région ? La lisibilité de l’offre et des possibilités ouvertes deviennent toujours plus opaques ou confuses alors que les besoins d’informations sont critiques. Entre les offres programmées (à trouver sur le site AFPA.fr), les CAP spécifiques et les règles de financement de la formation professionnelle, il devient extrêmement complexe de s’y retrouver. Le personnel aurait bien besoin d’un outil simple, actualisé, qui résume toute l’offre disponible !

En attendant, l’alimentation de nos dispositifs relève toujours plus d’une usine à gaz ! Accompagner des personnes dans leur demande de projet de formation demanderait des équipes renforcées, dédiées et formées. Pour le moment, la surcharge et les multitâches alimentent un contexte de travail dégradé et ne permettent pas de répondre massivement aux demandes.

La force commerciale de l’AFPA est toujours la grande inconnue. La CGT dénonce un manque de moyen flagrant pour en espérer gagner un réel développement de l’AFPA. Avec rien, on ne fait rien. Triste constat !

CNFPT : Un projet de partenariat avec le CNFPT sur le centre d’Istres nous a été présenté. Il s’agirait de louer des locaux à l’organisme de formation de la fonction publique avec la possibilité d’un accès à la cantine du centre. Pour le moment, une délégation est venue faire une visite. Une réponse devrait arriver fin novembre…

Faut-il se réjouir de voir ces « beaux projets » qui se résument à louer des locaux désertés par manque d’ambition à développer la formation qualifiante « made in AFPA » ? La CGT ne laissera pas nos centres devenir des cimetières et encore moins servir de « passe plats » à d’autres officines.

À ce titre, que penser de la présence au centre de l’ancien directeur, devenu prestataire d’un organisme de formation privé qu’il dirige ? Rien d’illégal, nous assure-t-on, mais interpellée sur cette présence moralement discutable, la direction semble vouloir remettre de la décence en rediscutant la pertinence de ce partenariat !


Conditions de travail et Risques psychosociaux

Bilan de l’enquête réalisée auprès des salariés : des facteurs RPS sont repérés dans les verbatims, le management insuffisamment formé pour accompagner correctement les salariés, une communication défaillante, des échos favorables au télétravail, mais… avec des moyens matériels et surtout une organisation du travail ! La direction souhaite outiller les managers sur ces dimensions et propose un accompagnement renforcé auprès des personnels en situation de handicap.

Pour la CGT, ces bonnes intentions jetées à la volée ne peuvent se suffire à elles-mêmes. Quelques mesurettes décidées sans articulation globale ne produiront pas l’effet attendu. Il s’agit de mettre en place un véritable plan d’action, concerté avec la commission, afin d’y apporter des solutions concrètes.

Les tentatives à peine dissimulées de la direction pour réduire la portée de cette enquête à de vulgaires problématiques individuelles sonnaient comme une provocation à l’encontre des salariés en souffrance. La CGT ne laissera pas saboter le travail de la commission et l’expression des salariés !

COVID-19 : un nouveau PRA va être mise en place prenant en compte les nouvelles recommandations sanitaires. Les règles de distanciation d’un mètre, le port du masque obligatoire dans les centres tout comme le respect des gestes barrières doivent être plus que jamais respectés. Il est de fait important de se signaler en cas de symptômes.

Nous constatons que dans certains centres ces règles ne sont plus respectées, notamment lors de certaines informations collectives. Les services de prestation de nettoyage continuent d’être approximatifs ou absents, et certains passent parfois plusieurs jours sans essuie-main ni désinfection des poignées ! Interpellée, la direction continue de rendre les DC responsables de toutes ces questions.

Lieu des futurs CSEE : seuls les centres de Nice, Marseille la Treille, Avignon et Istres seraient en capacité d’accueillir les CSEE dans des conditions sanitaires acceptables.

Pour autant, le couvre-feu concerne désormais la tenue de tous les CSEE, suite à une décision unilatérale de la direction. Celle-ci souhaiterait éviter des clusters chez les élus … est-ce plus la peur du COVID ou celle du dialogue social dans un centre emblématique qui l’effraie tant ? La CGT fait la différence entre couvre-feu et confinement et ne demande pas de traitement de faveur des élus.


Ressources Humaines

Après des mois d’attente, nous avons enfin eu les organigrammes !!!! Dommage que ces derniers ne soient pas vraiment actualisés et que nos collègues CDD et intérims n’y figurent pas. Il est de fait impossible d’avoir une vision sur qui fait quoi à l’AFPA. Quelle est la véritable intention sur la dé précarisation si la direction ne sait même pas quels postes (parfois stratégiques, comme les chargés de recrutements) sont assurés par des précaires transparents ?

Nous demandons que la commission suivi du plan puisse travailler conjointement avec la direction afin d’avoir une cartographie exacte des effectifs de l’AFPA. Ce travail permettra de faire le point sur les effectifs actuels au regard des engagements du plan, mettre en lumière les erreurs et inepties déjà relevées, et peut-être favoriser une organisation du travail lisible par toutes et tous ?

AFPA Talent : 40 postes sont encore à pouvoir. Nous relevons des dysfonctionnements de la plateforme en fonction du mode de connexion. Normalement les salariés AFPA devraient avoir accès à toutes les offres, puisque certaines sont réservées à l’interne. Mais on constate parfois l’inverse ! La direction signalera ces problèmes…ouf !

Ticket restaurant : Un magnifique tableau nous a été communiqué sur lequel n’apparait aucune disparité de traitement, selon la direction. En fait il y en a, mais la sémantique est importante : « c’est en cours d’ajustement » !!!

Pour la CGT, la direction fait la sourde oreille en même temps qu’elle ajuste ses œillères ! De là à imaginer qu’elle génère des économies sur les repas en réinterprétant code du travail et la réalité des centres, il n’y a qu’un pas ! Nous exigeons une note récapitulative des critères afin que les salariés puissent s’appuyer sur une règle précise et respectueuse de la loi.

PSE : Suite à la non-homologation du plan, les personnes non licenciées avant le 23 juillet suite à la demande d’autorisation faite à la DIRECCTE, bénéficient d’une dispense d’activité rémunérée à 100% de leur salaire jusque fin décembre, date à laquelle l’appel formulé conjointement par l’Etat et l’AFPA devrait être connu. A ce jour aucune personne licenciée n’a fait de demande de réintégration. Une personne en cours de création d’entreprise a émis le souhait de revenir à l’AFPA.


Syndiquez-vous!

Le dialogue social est de plus en plus mis à l’épreuve et le besoin de se rassembler pour faire valoir nos droits devient primordial.

Pour sauver nos conditions de travail et le droit des salariés :

La force c’est vous + nous !!!!!


CGT CSEE PACA du 21 octobre 2020

Communiqué intersyndical du CSEE PACA