logo CGT AFPANous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner !


Des formateurs osent interpeller leur direction sur la dégradation de leurs conditions de travail.

Fin Juin, alors qu’ il serait opportun que chacun puisse se projeter sur des congés bien mérités, beaucoup de collègues sont assaillis par le doute et l’insécurité de leur situation.

Des formateurs du « pôle » technicien (formations chefs de chantier et techniciens supérieurs géomètres) du Centre d’Égletons, eux, sont tellement à bout qu’ils ont eu le courage d’écrire à leur direction et d’informer le CHSCT de leur situation !

Cette lettre explique tout ce qu’ils ne supportent plus !

Et la liste est assez complète et reflète ce que beaucoup d’entre nous ne supportent plus :

Nous ne supportons plus :

  • « les réunions non-constructives sur le coin de la table »
  • « que l’on nous dise que nous ne faisons pas d’efforts, alors que nous nous investissons pour l’institution dans plusieurs domaines »
  • « que l’on nous dise que l’AFPA va crever si on ne fait rien »
  • « que l’on nous juge comme responsables de la mauvaise santé de l’AFPA »
  • « que l’on soit incapable de recruter une poignée de stagiaires au niveau national pour nos formations »
  • « que l’on nous menace de mobilité nationale »
  • « de n’avoir aucune reconnaissance de notre travail depuis trop longtemps »
  • « le stress permanent qu’on nous impose au quotidien »
  • « le changement de procédure que l’on nous impose sans arrêt et sans explication »
  • « l’ambiance de travail, que l’on veut créer au sein de notre UP »
  • « de ne pas connaître nos collègues CDD qui sont de plus en plus nombreux »
  • « les déplacements prévenus au dernier moment et le délai de remboursement de nos frais »
  • « le manque de moyens que l’on nous impose »
  • « la surcharge de travail que l’on nous impose »

La situation de ce « pôle » est assez symptomatique de ce que l’on retrouve souvent à l’AFPA.

D’un côté une formation qui peine à remplir et où on laisse les formateurs seuls face à la baisse du nombre de stagiaires, à qui l’on dit de trouver d’autres solutions sans qu’on les aide et accompagne dans la démarche, laissant croire qu’ils seraient responsables du manque de remplissage, des formateurs à qui l’on demande d’assurer des prestations loin de leur Centre (sans, bien évidemment, les faire bénéficier de la GPEC).

Et de l’autre une formation qui remplit plutôt bien, mais l’on voit fleurir une formation dans une autre région qui vient concurrencer directement celle du Centre — sans réflexion sur les risques pour chacune d’entre elles dans ces Centres ! — et qui, de plus, sont assurées par des formateurs du Centre d’Égletons quand dans le même temps on prend un CDD au pied levé qui n’est accompagné que par ses collègues du Centre, et en plus la direction veut mettre en place un groupe supplémentaire faisant que pendant une période, il y aurait 4 groupes pour 3 formateurs !

Tout ça fait qu’ils ne le supportent plus et qu’ils sont « stressés, pressés et angoissés », et qui plus est « démotivés et en colère ».

Ils finissent par venir avec « la boule au ventre, ayant peur d’une mauvaise nouvelle » !

C’est inacceptable !

Cette situation est trop souvent vécue à l’AFPA quelle que soit la région, quel que soit le service !

Ces collègues ont eu le courage d’écrire et d’informer le CHSCT, mais combien d’autres n’en trouvent pas la force ?

ÇA SUFFIT !!

Les difficultés de l’AFPA ne sont pas de la responsabilité des salarié(e)s, ils n’ont pas à en payer le prix !

NOUS NE VOULONS/POUVONS PAS CONTINUER AINSI !

La direction est comptable et responsable des conséquences de ses choix managériaux !

La CGT soutient ces collègues et va tout faire pour les sortir de cette situation intenable !

Il faut que l’ensemble des salarié(e)s saisissent la CGT ; le cas de ces collègues est loin d’être unique et exceptionnel dans les circonstances actuelles !


Nous ne voulons pas perdre notre vie à la gagner !

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