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Cette année, à l’AFPA, les femmes travailleront bénévolement à compter du 26 novembre à 11h33 !

#26NOV11h33

Les années se suivent et l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes est toujours d’actualité. Depuis plusieurs années, nous calculons symboliquement la date à partir de laquelle les femmes travaillent pour rien, par comparaison aux salaires des hommes.

Selon le bilan social 2019, l’écart salarial est de 9 %, ce qui rapporté au temps de travail annuel en 2020 (1603 heures) correspond à 20 jours, 4 heures et 27 minutes – on vous a épargné les secondes ! Rapporté à une journée type de 7h, selon un horaire de 8h à 12h et de 14 à 17h, cela nous amène au jeudi 26 novembre 2020 à 11h33.

On pourrait se dire que la situation a évolué dans le bon sens à l’Afpa, avec tous ses accords et ses plans d’action qui se sont succédé, et les campagnes de communication de la direction.

Alors, est-ce le cas ?

En 2016, année où nous avons démarré ce calcul, le travail bénévole des femmes avait démarré le 29 novembre à 14h36. On a donc perdu 3 jours en 5 ans ! Et en 2019, il avait démarré le 25 novembre à 14h. Une situation stable – malheureusement – avec un écart salarial qui ne baisse pas vraiment.

On a donc gagné un jour en 2020, mais à ce rythme-là, et en supposant que l’on continue à gagner un jour chaque année et en considérant que les « efforts » de la direction restent au même niveau (pour l’instant, pas de changement en vue, voir ci-après), on atteindrait l’égalité salariale dans 20 ans environ, soit en 2040 !!! Vue la pyramide des âges – et la situation de l’Afpa – il y a peu de chances pour que la majorité d’entre nous puissent fêter ça !

Alors, qu’est-ce qu’on peut faire ?

En parler, avec ses collègues, ses responsables, ses représentants du personnel, demander des comptes, et s’i le faut aller en justice. D’ailleurs l’Afpa a été récemment condamnée pour discrimination suite aux actions de plusieurs femmes.

Un accord égalité vient d’être signé par certaines organisations syndicales, qui se contentent de peu, car il ne prévoit pas la suppression des écarts salariaux, pourtant inscrite dans la loi, mais uniquement leur réduction. La nuance est de taille d’autant que l’enveloppe de 200 000 € prévue dans l’accord est honteusement insuffisante, il faudrait y consacrer plus de 1 800 000 € pour ramener les écarts à la moyenne de la classe.

Montreuil, le 25 novembre 2020

CSEC du 18 novembre 2020
Les vampires de l’AFPA Acte II