logo CGT AFPA

Le congrès de la FERC à Dourdan

L’intervention de Patricia Docaigne de la CGT-AFPA

 

 

Je vais d’abord lire huit points :

  • Refonder notre dialogue social pour limiter la dérive législative en privilégiant le niveau de l’entreprise, à défaut la branche et de manière exceptionnelle le niveau national et l’ancrer dans une dimension économique.
  • Donner plus de portée et de mage de manœuvre à la négociation d’entreprise.
  • Revoir le cadre légal de la durée du travail.
  • Repenser le contrat de travail pour diminuer la « peur de l’embauche ».
  • Repenser le contrat social au sein de l’entreprise : plus de souplesse pour l’entreprise, plus de formation pour le salarié et un meilleur partage de la valeur produite.
  • Poursuivre la réforme de l’assurance chômage pour accélérer le retour des chômeurs et mieux accompagner les plus éloignés de l’emploi.
  • Faire du système de protection sociale un moteur et non un handicap économique.
  • Réformer l’éducation nationale pour favoriser la capacité d’apprendre, la mobilité sociale, la compréhension de l’entreprise et de l’économie, et l’entreprenariat.

FERC DourdanCes items sont  ceux du MEDEF, ce sont des paroles « endormantes » et tous les jours, la CGT dans les différentes instances dans lesquelles elle exerce ses mandats, doit résister et affirmer ses valeurs qui sont bien trop souvent niées.
Le quadripartisme au sein des CREFOP est un leurre ; les groupes de travail sont noyautés par les différentes composantes du patronat, MEDEF en tête, soutenues par la CFDT.
Les COPAREF sont des pompes à fric pour les entreprises et certains organismes de formation, et on confisque le CPF des salariés et des demandeurs d’emploi en les obligeant à le débloquer pour obtenir une formation pas toujours diplômante ni qualifiante.

Dans les Régions, les nouveaux élus de droite ferment des formations initiales professionnelles dans le public, au profit des CFA pour augmenter le nombre des apprentis, sachant qu’un apprenti touchera au maximum au bout de trois ans de formation, 78% du SMIC, et que l’employeur sera exonéré de la totalité « des charges », cotisations sociales de cet employé et touchera même une prime pour son embauche.
Dans les CESER, la voie de la CGT est toujours peu audible.

Mais si la CGT n’était pas là, je vous laisse imager que le pire serait déjà arrivé.

Pour ma part je suis présente pour porter les valeurs de la CGT, et défendre une autre société, même si cela est parfois décourageant, même si nous allons à contre courant ; la terre n’a pas toujours été ronde, elle n’a pas toujours tournée autour du soleil pour tout le monde.

Il faut que notre fédération mutualise les expériences des camarades qui siègent dans ces instances pour pouvoir y apporter des lignes politiques homogènes.

Patricia Docaigne, CGT-AFPA / FERC


 

 

Le message des représentants des salariés au conseil d'administration
Communiqué des organisations syndicales