La Rascasse 7 :

le piquant illustré de la région PACA…

Sommaire

  • L’édito
  • Intersyndicale : mythe ou réalité ?
  • La presque minute inutile de M. Cyclopède : Apprenons à pratiquer l’interruption volontaire de vieillesse.
  • Les luttes qui piquent : revue de presse
  • Zoom : #CGTENLUTTE – Luttes gagnantes
  • L’article pour buller : dossier FERC sur l’orientation

La citation du mois :

« La lutte donne au triomphe la saveur de la passion, et la victoire embellit la conquête. »

George Meredith

Le site du mois : Réactif

Le trimestriel du Comité national CGT des travailleurs privés d’emploi et précaires fait peau neuve… pour mieux continuer le combat !

Cliquez ici pour lire le Réactif n° 89…

ÉDITO

Au premier semestre les mauvaises nouvelles ont tout d’abord été annoncées lors du Conseil d’Administration (CA) avec la présentation d’orientations stratégiques censées engager un retour à l’équilibre financier.

Celles-ci décrivaient sans détours : la fermeture de GRN, de Centres, l’intention de « rationaliser le parc immobilier »,…. Rien de bon pour les salarié·e·s ni pour l’AFPA ! Qui peut croire que l’on peut faire plus et mieux avec moins ? Pour autant, seul notre syndicat a voté contre lors du CA.

Lors de ce second semestre, les directions vont décliner ces orientations dans un plan d’entreprise, qui sera annoncé sans doute en octobre, mais nous pouvons déjà en mesurer l’ampleur. La plupart des centres sont vides, l’activité a encore chuté malgré le démarrage de Prépa-compétences et de l’appel d’offres du conseil régional.

Cet état des lieux mortifère ne doit pas nous abattre mais au contraire nous rendre plus solidaires et démarrer le processus de lutte. En effet, la CGT s’organise et planifie différentes formes d’actions dans toutes les régions. Plus que jamais, la riposte doit se mettre en place en s’appuyant sur toutes les forces de notre syndicat : UL, UD, comité régional, etc.

Au centre de Nice, les salarié·e·s ont entamé ce processus en écrivant au maire avant l’été. Devant sa non réponse, l’Union Départementale CGT 06 va le relancer et interpeller le préfet, avant de tenir une conférence de presse : Il est impératif de médiatiser la casse de l’AFPA qui se profile.

Le gouvernement n’a pas passé un bel été avec les affaires ! Démissions de ministres, la reprise qui n’est pas au rendez-vous et le chômage qui augmente…

Rassurez-vous ! « De l’argent il y en a, mais pas dans les bonnes poches ! » disait P. Martinez.

Les bénéfices du CAC 40 ont explosé en 2017 avec 94 milliards d’euros de dividendes. Les aides et exonérations aux entreprises sont de 230 milliards d’euros chaque année, sans aucun contrôle ; le plan pauvreté est présenté comme un effort à 2 milliards par an, alors que plus de 16 milliards sont encore prévus pour le CICE en 2019 !

Nous avons la capacité de nous faire entendre ! L’appel interprofessionnel du 9 octobre est une première étape et nous nous devons d’envoyer tous ensemble un signal fort à notre direction nationale. Il faut faire de cette date un tremplin pour les prochaines actions, qui devront être nombreuses, variées, unies et fortes !

INTERSYNDICALE, MYTHE OU RÉALITÉ ?

« Mais que font les syndicats ? » Voilà une réflexion fréquente, devenue boutade moqueuse, qui traduit pourtant une réelle impatience d’actions rassemblées.

Quoi de plus légitime que d’aspirer à la convergence des luttes, d’être grisé par la puissance du collectif, soudés pour la bonne cause… Oui mais voilà, ce n’est jamais aussi simple… L’alignement des planètes n’arrive pas tous les jours !

La pluralité syndicale traduit des valeurs, des orientations politiques, des moyens d’action qui varient et font finalement leur force respective. Et parfois complémentaire. En revanche, si l’analyse du problème diverge dès le départ, les solutions envisagées pourront provoquer opposition entres elles. Par exemple, si l’on considère que le problème est qu’il y a trop de « charges », que la suppression d’emplois peut être une solution, une majorité de syndicat s’y opposera, à commencer par la CGT.

Prenons ensuite la stratégie électorale. Quoi de plus normal pour un syndicat de s’efforcer de rassembler le plus de suffrages afin de peser sur les choix de l’entreprise ou du gouvernement ? Sauf que, si la stratégie choisie par l’un consiste à dévaloriser l’autre, la recherche d’alliance dans la difficulté devient compliquée… Si les idées politiques, reflet de la diversité, doivent se respecter en démocratie, il est difficile de construire avec un syndicat qui passe plus de temps à cracher sur l’autre plutôt qu’à défendre ses valeurs et sa politique, fussent-elles différentes.

Reste le facteur humain. Probablement le plus compliqué à appréhender. Facile pour deux amis de se mettre d’accord… Qui peut croire qu’un syndicat de centaines de personnes puisse se comprendre, toujours et en tout lieu, avec 5 autres syndicats ?

Dès lors, la notion d’intersyndicale prend des dimensions multiples, évolue dans la temps car faite de sursauts unitaires et de coups de vents qui dispersent.

Les enjeux locaux et nationaux des syndicats peuvent parfois ainsi s’opposer. Certains peuvent alors trahir en région au moment où l’unité des secrétaires nationaux commençaient à se concrétiser…

bagarre

Ce télescopage des dimensions humaines, politiques, stratégiques (régionales et nationales) est bien la preuve que l’intersyndicale est probablement la force la plus instable mais aussi la plus redoutable pour contrer les attaques d’ampleur contre les salarié·e·s et leurs droits.

Alors oui. Dans la mesure où le facteur humain pèse en grande partie dans ce système complexe, le respect semble être le préalable à toutes choses. Mais le respect de qui ?

Le premier des respects ne devrait il pas être celui que nous sommes censés porter aux salarié·e·s ? L’enjeu suprême qui doit rassembler, qui doit permettre de dépasser toute maladresse ou erreur (humaine parait-il…), ne serait-il pas celui de sauver leurs emplois, leur outil de travail ?

Si le timing ou la modalité d’y parvenir ne fait pas consensus, faut-il nécessairement y faire obstacle ? Ne faut-il pas chercher à enrichir les luttes plutôt que de les désavouer ? L’égo est un bien piètre conseiller car il pousse souvent à mettre des bâtons dans les roues des bonnes volontés, simplement par jalousie ou crainte d’un échec aux prochaines élections…

La CGT, souveraine dans ses décisions démocratiquement prises, s’efforcera toujours d’être offensive, anticipatrice et protectrice des salarié·e·s. Si certains se vexent du coup de feu parti très vite, d’un carton d’invitation qui n’aurait pas été envoyé à temps, qu’ils se rassurent. Nous défendons tous les emplois. Même les leurs.

« La presque minute inutile de monsieur Cyclopède »

Cyclopède

Apprenons à pratiquer l’Interruption Volontaire de Vieillesse

« Grâce à l’interruption volontaire de grossesse, la femme moderne peut désormais sortir la tête haute et le ventre plat. Mais un nouveau pas vers l’humanisation de la médecine peut encore être franchi.

Je veux parler non plus de l’IVG, mais de l’IVV, l’Interruption Volontaire de Vieillesse.

Voyez ce septuagénaire de 70 ans :

cyclopède

« Je m’emmerde. »

Qu’attend-t-il encore de la vie ? Rien du tout. Notre devoir n’est-il pas de pratiquer sur lui l’IVV afin d’abréger son ennui ? Si, bien sûr ! A une seule condition : que l’intéressé lui-même donne son accord.

Alors monsieur ? Vous êtes d’accord pour que nous pratiquions sur vous l’Interruption Volontaire de Vieillesse ?

cyclopède

« Ah non ! »

cyclopède

De toutes façons à cet âge-là, ils ne savent plus ce qu’ils disent… »

Étonnant, non ?

Et pourtant, l’analogie sarcastique de l’ami Pierre reste toujours d’actualité. Il existe dans certaines stratégies d’entreprises, la notion de plan de départ volontaire (PDV). Qui parfois peut cibler le départ des « vieux ». On pourrait alors l’appeler « un plan de départ de vieux ». Pratique, ce sont les mêmes acronymes !

Il semble même qu’une certaine organisation, prétendument syndicale, pourrait l’encourager. Sans doute celle qui jouit par l’envoi de mails frénétiques !

Inspiré du sketch de Pierre Desproges, INA, 1983

Bouches-du-Rhône

Quand le maire LR donne comme repas aux enfants une tartine de fromage et une pomme !

A la rentrée, Jean-Claude Féraud (LR) a ordonné au personnel de la cantine scolaire de Trets, de servir un ” repas froid ” aux élèves dont les parents n’étaient pas encore à jour des inscriptions. Les enfants concernés ont dû se contenter d’une tartine de fromage et d’une pomme.

Alertée, l’union locale CGT du bassin de Gardanne a exprimé par écrit au maire sa colère face à une décision jugée ” inhumaine “.

Quels commentaires de ce maire face à l’indignation ? Il a expliqué « qu’il aurait pu les expulser de la cantine ce jour-là et qu’il ne l’a pas fait pour leur sécurité ! »

Lire l’article de La Marseillaise du 12 septembre 2018

Alpes-Maritimes

Encore des classes fermées… 4 jours après la rentrée !

Dans les écoles Goscinny à Cannes, de Breil-sur-Roya et Bon-Voyage mixte 1 à Nice, des classes ont été supprimées.
C’est une ” logique comptable ” dénoncent les parents d’élèves soutenus par le SNUIpp et la CGT Educ’action. Ces ” fermetures surprises ” sont  ” non accompagnées ” et désorganisent leur école.

Une délégation a été reçue par l’inspection pour dénoncer ces choix.

Alpes de Haute-Provence

L’union locale de Sisteron fait sa rentrée avec Philippe Nicolas qui a succédé en mai dernier à Sylvain Moretti, ce dernier ayant pris les rênes de la CGT départementale.

L’un des principaux objectifs ? Renforcer l’interprofessionnelle : « chaque secteur doit se mobiliser pour défendre les collègues d’un autre secteur. Un salarié du privé peut se mobiliser contre la fermeture d’un service public car il sera lui-même impacté. L’inverse marche aussi pour un salarié du public qui a besoin d’un secteur privé fort car c’est ce qui peut maintenir les services publics sur un territoire. »

Pérennisation des emplois sur le site Sanofi

« C’est une entreprise qui fait des milliards de bénéfices. Ce n’est pas normal qu’elle ait recours à des emplois précaires. C’est grâce à cette force de travail qu’elle dégage autant de dividendes, il est donc normal qu’elle contribue à stabiliser l’emploi  ».

Var

« Ni témoins ni complices ! »

Un grand meeting est organisé en présence de Philippe Martinez, le 11 octobre 2018 à la bourse du travail de la Seyne sur mer.

C’est l’occasion de débattre et construire ensemble une force collective et déterminée.

La riposte doit être massive face aux politiques d’austérité, contre les attaques envers la protection sociale ou celles subies par les travailleurs·euses.

Les garanties collectives ne doivent pas non plus être substituées par des logiques individualistes. Ensemble pour une CGT plus forte !

Vaucluse

Journée d’étude sur le thème :
DÉFENDRE NOTRE RÉGIME DE RETRAITE

L’UD CGT du Vaucluse a organisé une journée d’étude, le Jeudi 4 octobre 2018, sur la situation actuelle de notre système de retraite et le projet de remise en cause de ce système par le gouvernement Macron.

Nous aurons besoin, dans les semaines à venir, d’argumenter auprès des salarié·e·s pour construire le rapport de force et s’opposer au démantèlement de notre système de retraite.

Cette journée d’étude s’inscrit dans ce travail de défense de nos acquis et de conquête de nouveaux droits ; elle a été animée par Sylvie Durand du Secteur Retraite Confédéral CGT.

Dernière minute

A NICE : un moment festif en plein air devrait être organisé après la manif du 9 octobre

Dans son édition du 24 septembre, la Marseillaise consacre un article sur les menaces qui pèsent sur l’AFPA.

Cliquez ici pour lire l’article

ZOOM

# CGTENLUTTE – LUTTES GAGNANTES

Parce qu’on oublie trop souvent de parler des luttes qui portent leur fruit, le zoom de ce mois résume quelques exemples. A méditer !

Les ex-Arjos un combat exemplaire :

Plus de quatre années, 1615 jours, après l’annonce de la fermeture de leur papeterie provoquant le licenciement de plus de 300 salariés, les travailleurs avec leur syndicat CGT ont décidé d’occuper leur usine pour éviter son démantèlement.

Arjos

Les ex-Arjo ont occupé jour et nuit le site, 365 jours par an, militant parallèlement à la reprise de leur outil de travail. Multipliant les initiatives syndicales avec leur Union Départementale, Locale et leur Fédération, ils ont fait fléchir le gouvernement et l’actionnaire mondial Sequana, propriétaire de la papeterie. L’embauche de 80 salariés dont les EX-ARJOs avec un redémarrage est prévu d’ici fin 2018. Leur détermination marque le respect de toutes et tous.

La cour d’appel de Paris oblige les magasins Monoprix à fermer à 21h.

La cour d’appel de Paris a donné raison au collectif de syndicats Clic-P, qui dénonçait le manque de mesures compensatoires.

Le vendredi 7 septembre la cour d’appel de Paris a statué et a estimé que le nouvel accord d’entreprise ” ne prévoit pas de mesures suffisantes – garde d’enfants, moyens de transport – destinées à faciliter l’articulation entre l’activité professionnelle nocturne et les responsabilités familiales “.

La cour d’appel a « enjoint la société Monoprix Exploitation de cesser d’employer des salariés dans ses établissements parisiens entre 21 heures et 6 heures sous astreinte de 30 000 euros par infraction constatée ».

mono

Cet appel casse une décision du tribunal de grande instance de Paris du 6 juillet 2017, qui avait débouté les quatre organisations syndicales (CGT, SCID, SECI-Unsa, SUD) regroupés au sein de Clic-P. La mobilisation des syndicats contre le travail de nuit aura finalement obtenu gain de cause, les magasins Monoprix ne pourront plus faire de nocturnes à Paris.

Poste de Limours, après 6 semaines de grève, la direction abandonne son projet.

Ce projet de réorganisation avait été présenté au départ et accepté par le personnel de Limours, malgré les suppressions de tournées, mais la directrice d’établissement a voulu imposer… en plus, la coupure méridienne sur toutes les tournées ! Limours, petit bureau de campagne sans problème avec ses facteurs qui connaissent parfaitement leur tournée, leur métier, les usagers, où l’entraide et la solidarité fonctionnent encore sans qu’elles soient imposées par La Poste, Limours, s’est vu mis devant le fait accompli : la coupure méridienne pour tous !

La coupure méridienne, ce sont 45 minutes non payées par La Poste qui se substituent aux 20 minutes de pause payées jusqu’à présent !

Limours

C’est aussi pour le facteur l’obligation d’interrompre sa tournée pour revenir au bureau entre 11h45 et 12h30 pour « se reposer et/ou déjeuner » avant de repartir finir sa tournée. Les facteurs de Limours ont dit NON à cette organisation de travail insensée et NON à ces journées à rallonge…

Solidaires et déterminés, ils ont eu à faire face pendant tout l’été à une direction désorganisée, sans véritable tête pensante, refusant à de nombreuses reprises le dialogue et les propositions des facteurs ! Accompagnés par la CGT FAPT 91 et l’intersyndicale, soutenue par leurs collègues de Dourdan et Gif, ils ont su résister au mépris et à l’arrogance d’une direction trop sûre d’elle ! Leur détermination sans faille, tout au long de cette lutte exemplaire, a payé !

Lutte gagnante des personnels hospitaliers pour le maintien du centre de loisirs (94)

Après leur combat depuis mai dernier pour le maintien du nombre de places d’accueil au centre de loisirs dans les deux sites des hôpitaux Mondor et Chenevier, les hospitaliers obtiennent en partie gain de cause.

L’intersyndicale SUD, CGT, FO, CFDT a été reçue par la nouvelle directrice du GHU.
À l’issue de la rencontre, c’est finalement entre 150 et 200 dossiers d’inscriptions qui seront acceptés « au plus tard aux vacances de la Toussaint ».

Afin de faire des économies, les deux sites des hôpitaux Mondor et Chenevier ne devaient accueillir que 80 familles en septembre, contre 400 aujourd’hui.

Une pétition avait récolté près de 700 signatures pour maintenir le nombre de places d’accueil. La direction a aussi annoncé que « les 15 dossiers sur liste complémentaire passeront immédiatement sur liste principale, les parents en horaires variables, parents isolés ou ayant un petit salaire seront priorisés ». L’équipe d’animation sera reconstituée, les horaires de fermeture du centre seront, par ailleurs, réévalués. Bien que ne répondant pas à l’ensemble des besoins, l’intersyndicale se réjouit de ces premières annonces mais elle reste vigilante sur leur application.

Territoriaux de Bayonne : les agents restent à 1557 h.

logo SPEn janvier 2018, le jour des vœux du maire aux agents, la direction convoque les organisations syndicales afin de leur annoncer que le temps de travail allait passer de 1557 h à 1607 h sans compensation financière. Un planning de discussions et de négociations allant d’avril à novembre a été établi pour une mise en œuvre prévue en janvier 2019.

C’était sans compter l’intersyndicale CGT, FO qui a mobilisé : tracts, réunions d’information dans tous les services avec des fortes participations (50% des agents étaient présents lors de ces réunions) et grèves des agents municipaux. Une forte participation des agents (entre 400 et 500 personnes à chaque fois devant la mairie) avec, au final, le dépôt d’un préavis de grève illimitée jusqu’aux fêtes de Bayonne. La détermination des agents a payé, la direction a cédé en laissant les agents à 1557 h.

L’ ARTICLE POUR BULLER

DOSSIER FERC : Extraits du dernier 4 pages consacré à l’Orientation : gardons le cap !

Les questions d’orientation et de parcours professionnel ont fait l’objet de plusieurs textes du gouvernement.

De Parcoursup aux modifications de fonctionnement des universités, en passant par la réforme de la voie professionnelle et la loi sur la formation professionnelle, une seule logique : sélection et ségrégation tout au long de la vie.

flèches

Le gouvernement essaye d’instaurer et organiser une crise de la régulation sociale. Les familles d’enfants scolarisés sont prises dans le piège d’une déconnexion entre deux contraintes : la contrainte scolaire et la contrainte professionnelle. Cela est mis en évidence avec la remise en cause des diplômes, qualifications et certifications, au profit de blocs de compétences.

Le gouvernement et le MEDEF règlent la question en faisant disparaître le diplôme et en reliant directement les salarié·es avec l’emploi occupé, obligeant celles·ceux-ci, pour conserver leur emploi, à une hyperproductivité, par la soumission à la hiérarchie et/ou l’acceptation de conditions de travail difficiles avec des accords en deçà des conventions collectives.

La FERC-CGT considère que ce piège peut être évité et que l’émancipation tout au long de la vie peut être gagnée !

Vers la mort des CIO ?

Les personnels des Centres d’Information et d’Orientation (CIO) et les Délégations Régionales de l’Office National d’Information sur les Enseignements et les Professions (DRONISEP) sont en lutte pour défendre leurs métiers et missions. En effet, le gouvernement a décidé, dans la poursuite des réformes du lycée, de la formation professionnelle et de l’Enseignement supérieur, de supprimer les CIO via la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Au prétexte que l’information professionnelle ne serait plus de la compétence de l’Éducation Nationale, mais de celles des Régions, les personnels des DRONISEP leur seront transférés et les PsyEN réintégrés en établissements scolaires. C’est la poursuite de la volonté de régionaliser ces services et les personnels en dépendant, déjà engagée lors de la réforme du SPRO.

Ne nous leurrons pas : il s’agit d’un véritable cadeau aux Régions, qui, malgré la perte du pilotage de l’apprentissage au profit des branches, pourront promouvoir les formations qu’elles souhaitent… en lien avec le patronat local.

Pour les usagers, c’est la fin du service d’État d’orientation, de l’égalité de traitement sur le territoire, de la qualité de l’information et de l’objectivité des propositions en fonction de leurs appétences.

Des algorithmes pour décider des affectations

algo

Qu’ils s’appellent APB, AFFELNET et maintenant Parcoursup, ces outils de sélection et de tri des élèves ont pour point commun d’utiliser des algorithmes que les gouvernements ajustent selon leurs visées politiques.

Et bientôt dans l’application CPF, un soit disant « test de personnalité » pour orienter les personnes vers la formation qui leur convient !

Cliquez ici pour lire l’intégralité du dossier FERC…

CRE Provence-Alpes-Côte d’Azur août 2018