La Rascasse 8 :

le piquant illustré de la région PACA.

Numéro spécial énervé !

Sommaire

  • L’édito
  • Le petit verre du condamné
  • Revue de presse : « les luttes de l’Afpa en région »
  • Zoom : le poids des chaines

La citation du mois

« Lutter contre le chômage restera évidemment la priorité du gouvernement. »

Bernard Cazeneuve, etc.

 

La carte postale du mois

Monsieur le Président de la République,

Il est inconcevable que l’AFPA, cet outil du service public de l’emploi, soit amputé d’une partie de ses Centres de formation qui sont la garantie de l’égalité d’accès pour tous les citoyens à une formation qualifiante sur l’ensemble du territoire national, conformément au point 13 du préambule de la Constitution…

Édito

Après cette journée particulière du 18 Octobre et l’annonce des 38 fermetures de centre, des 1541 postes supprimés (le nombre pourra grimper jusqu’à 1995, si les reconversions ne se réalisent pas), se sont dorénavant tous les jours qui deviennent particuliers.

Pour notre région, 3 centres sont concernés (Cannes, Istres et Gap) par la menace de fermeture, mais en réalité tous les centres sont impactés par la suppression de 186 postes.

19 octobre 2018

Lors du CRE extraordinaire du 19 Octobre, les masques sont tombés. Notre DR a pris la fuite par la porte de secours — en laissant son DRH tout seul dans un coin de la salle… ! — lorsque les salarié·e·s (syndiqué·e·s ou pas) sont rentré·e·s dans le calme à la fin du CRE pour obtenir des explications.

Après insistance, il finit par revenir. Les réponses aux interrogations, légitimes dans un tel contexte, sont d’une simplicité déconcertante et se résument en une phrase : tout est de notre faute et celle des financeurs. Rappelons-nous le tract sur l’impéritie du DR il y a 18 mois maintenant… la CGT en a marre d’avoir raison avant l’heure !

Notre DR assure que rien n’est gravé dans le marbre, que tout peut changer. Mais avec un projet sans ambition de développement, la messe est dite ! Ce énième projet qui ne vise qu’à réduire la masse salariale n’est autre que la mort annoncée de l’AFPA.

Mes camarades, si ce plan était mené à terme, ce serait dur pour ceux et celles qui partent, mais guère mieux en termes de conditions de travail pour celles et ceux qui restent. Nous nous devons de riposter à cette attaque frontale et sans précédent par une mobilisation exemplaire dans l’AFPA et en dehors.

Nous subissons de plein fouet la financiarisation de la formation, ayant pour résultat la fin du service public que ce soit de la formation, de l’assurance maladie, des prestations sociales, des transports, etc.

Nous sommes en pleine lutte des classes ; nous, Afpaïennes et Afpaïens qui souhaitons travailler décemment, sommes en face de banquiers qui gèrent l’agence comme ils gèrent une boutique du CAC40.

L’humain disparait au détriment des profits pour l’actionnaire (dans notre cas l’actionnaire, c’est Bercy).

Alors dans la tourmente, l’AFPA a toujours su réagir : mobilisons-nous !

Les retraités nous apportent leur soutien ainsi que les unions locales et départementales CGT, le comité régional, mais il faudra élargir notre action à Pôle Emploi, aux Missions locales, associations de quartier, femmes et hommes politiques du territoire, chômeurs, etc. En un mot à tous les citoyen·ne·s. Car tous les actifs sont concernés par le devenir de ce que représente l’AFPA : un service public de proximité pour lutter contre la précarité et favoriser le retour à l’emploi.

Le petit verre du condamné

Après la communication du « plan d’entreprise » aux représentants du personnel, les directions multiplient les visites sur les sites, en particulier sur les centres voués à disparaitre. Ainsi, le Président et la Directrice Générale ont fait irruption à Istres, sans prévenir personne, bien sûr. Le directeur régional se chargeant tout seul de Cannes et de Gap.

GuillotineLe discours est bien formaté : on nous parle de l’avenir radieux de l’AFPA, que l’on pourra admirer depuis pôle-emploi et de la nécessité de s’adapter en termes d’implantations et de réduction du personnel.

Nouveauté quand même, il paraitrait que nous portons une grande responsabilité puisque, en sus des difficultés, les enquêtes de satisfaction des stagiaires sont mauvaises !
Qu’importe que nous hurlions à la mort depuis des années sur l’assèchement des moyens de nos formations et que notre hiérarchie fasse entrer à l’AFPA des groupes de stagiaires de plus en plus disparates, qui se retrouvent souvent sans salle de cours, sans atelier, sans outillages ni matière d’œuvre et surtout sans formateur.

Dès que les salariés posent des questions sur leur avenir, le discours se veut rassurant : « ce n’est qu’un projet, et les organisations syndicales négocieront ».

On oublie de dire que cette pseudo-négociation peut se terminer, faute d’accord, par une décision unilatérale de l’employeur : on vous informe, vous n’êtes pas d’accord, on le fera quand même.

Quand on examine leur plan, établi dans le secret depuis des mois, on ne peut qu’être surpris des grossières erreurs qu’il comporte alors qu’il a coûté la bagatelle d’un million trois cent mille euros à l’AFPA !

Pour la DG, interpellée par l’intersyndicale sur les entretiens individuels des salariés « sur le départ », qui ont déjà lieu partout en France, il s’agit « d’apaiser la situation ». Elle ne mesure même pas les risques qu’elle fait courir aux gens, l’exemple de France télécoms ne l’interpelle manifestement pas.

Tout cela doit se passer dans le feutré, les salariés doivent se laisser foutre à la porte sans broncher. Et puis « les salariés seront accompagnés »… vers la porte !

Il faut se rendre à l’évidence : dans ce plan qui ne comporte aucun projet sérieux de développement, la volonté affichée est de supprimer tout ce qui est aisément supprimable, au détriment bien sûr de la mission de service public et de l’utilité sociale, pour ne garder qu’une structure minimale dont la seule ambition est de pérenniser les confortables salaires de nos cadres dirigeants.

Alors toute cette communication inepte, ne serait-elle pas pour nous le petit verre du condamné et la dernière cigarette avant le chômage ?

Mobilisons-nous, luttons pour faire capoter ce énième plan stupide qui ne fait que confirmer le mépris abyssal de nos dirigeants pour nos stagiaires et pour nous.

 

Bouches-du-Rhône

Près de 150 de personnes (encadrés par 4 cars de CRS) se sont regroupées, vendredi 19 octobre 2018, devant le centre Afpa de La Treille à Marseille où se tenait le comité régional d’établissement de l’Afpa (CRE).

Ce CRE devait entériner le « plan stratégique » régional prévoyant la fermeture de 3 établissements en PACA parmi les 8 centres existants : Gap, Istres et Cannes-La-Bocca.
Un énorme sinistre pour le maillage territorial avec la perte d’un tiers de centres de formation. Ainsi, les départements des Alpes n’auront plus de centre Afpa tout comme le bassin d’emploi d’Istres. « Ça va être compliqué pour les personnes qui voudraient se former. Ce n’est pas en traversant la rue qu’ils trouveront une formation », ironise François Cristiani, représentant syndical CGT. « La capacité du centre de la Treille, par exemple, lorsqu’il était en plein rendement, était de 1000 stagiaires par jour et 200 hébergés. Aujourd’hui, on en est à une centaine de stagiaires et 23 hébergés. C’est pour dire que la catastrophe est totale. »

Cliquez ici pour lire l’article de la Marseillaise du 22 octobre 2018…

Alors qu’il devait rencontrer la ministre du Travail le lendemain, Renaud Muselier, président (LR) de la Région PACA, a annoncé jeudi, en séance publique du Conseil Régional, la disparition de trois centres de formation.

Renaud Muselier, président LR de la région Sud-Paca a annoncé hier, en pleine séance publique, la fermeture de trois des 10 centres de l’Agence de formation professionnelle (Afpa) que compte la région et la suppression de 186 emplois.
Il a parlé d’une très « mauvaise nouvelle », alors qu’il doit rencontrer aujourd’hui à Paris Muriel Pénicaud, ministre du Travail pour parler de la réforme de l’apprentissage. Est-ce que Renaud Muselier interviendra sur le sujet auprès de la ministre, alors qu’en 2015, avec l’arrivée de Christian Estrosi (LR) à la Région, l’achat de formations à l’Afpa est passé de 36 à 9 millions d’euros ? Rien n’est moins sûr.

Cliquez ici pour lire l’article de la Marseillaise du 21 octobre 2018.

Fermeture du centre d’Istres : la réaction de Pierre Dharréville

Lors du conseil d’administration de ce jour, la direction de l’AFPA a annoncé la fermeture de 38 centres AFPA en France sur les 206 existants. Parmi ces centres, celui situé sur la commune d’Istres serait concerné.
[…] Cette décision confirme les inquiétudes que j’ai exprimées lors de la loi sur la formation professionnelle en juin dernier qui méprise les structures publiques de formation professionnelle et s’en remet au marché. Elle favorisera des formations low-cost et ouvrira des espaces à des organismes à but lucratif. Dans le même temps, ces fermetures vont appauvrir l’offre de formation de proximité et alimenter les difficultés de l’AFPA. Où vont se former les centaines de chômeurs ?  Notre pays a besoin de maintenir un service public de formation professionnelle fort, pour contribuer au retour à l’emploi et à la mobilité des salariés.  Le Président de la République a annoncé que l’emploi est sa priorité, mais quel emploi ? Celui que l’on est censé trouvé en traversant la rue ? J’interpelle dès aujourd’hui la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, pour demander des comptes et exiger le maintien de l’ensemble des Centres AFPA.

Communiqué du député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône relayé par Maritima.

Les Hautes-Alpes

Le centre de formation professionnelle de l’Afpa de Gap doit fermer d’ici 2020, à travers un plan national, « le pire de tous ceux que nous subissons depuis 10 ans et condamne à mort l’AFPA à court terme », selon les syndicats.

Le centre de formation professionnelle de l’Afpa de Gap, doit fermer d’ici 2020. Une décision dénoncée depuis son annonce et dont le dossier est arrivé jusque sur le bureau de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Mais les syndicats ne souhaitent pas faire tomber la pression et annonce une manifestation ce mercredi 7 novembre 2018.

La disparition du centre de Gap rénové il y a deux ans, pôle d’excellence bois, énergies renouvelables, ski man et mécanicien cycle et d’autres métiers adaptés au territoire est le dernier centre sur les Hautes-Alpes et les Alpes de Hautes-Provence. « Cette fermeture générera un désert sur l’axe Grenoble, Marseille à l’inverse du maillage territorial tant vanté par notre directrice générale » dénonce CGT, CFDT, FO et Sud dans un communiqué. Dénonçant un plan national comme étant « le pire de tous ceux que nous subissons depuis 10 ans et condamne à mort l’Afpa à court terme. » Les syndicats appellent à la manifestation mercredi prochain devant le centre Afpa à 10h et devant le Quattro à 12h.

Cliquez ici pour lire l’article d’Alpes 1

Alpes-Maritimes

Malgré les ” 85 % de réussite au titre professionnel ” affichés sur son site internet, le centre AFPA de Cannes va fermer.

C’est en tout cas que ce que redoute la CGT, après la présentation, ce jeudi d’un projet de réorganisation par la direction générale de l’agence nationale pour la formation professionnelle des adultes.

Dans le détail, 1540 postes disparaîtront, mais 600 autres seront créés ” pour mieux répondre aux enjeux de l’agence ” (selon la direction). Selon Sylvain Bego-Ghina, secrétaire régional CGT AFPA PACA, 186 emplois sont menacés dans notre région sur un effectif de 441 CDI. 38 centres seront carrément fermés, dont trois dans notre région : Gap, Istres et dans les Alpes-Maritimes, Cannes ; ce centre emploie une trentaine de personnes et dispense actuellement 26 formations dans les secteurs du bâtiment, de l’hôtellerie ou de l’informatique (300 à 400 stagiaires par an).

Cliquez ici pour lire l’article de Nice Matin du 18 octobre 2018…

ZOOM : Le Poids des Chaînes

Deux documents de 1500 pages. Le poids des livres I et II est aussi imposant que le non-sens politique et économique qu’il révèle. Truffé d’inepties et d’erreurs grossières, le fond comme la forme sont à dénoncer avec la plus grande détermination.

Peut-être que la direction espérait assommer les élus avec ce livre II distribué en CCE puis dans les CRE extraordinaires qui ont suivi. Mais la quantité ne fait pas la qualité, chacun le sait. Les premières réactions, tout à fait humaines, incitaient la plupart d’entre nous à se jeter dans ces tableaux d’une précision diabolique. « Es-tu viré ? Ton poste est-il menacé ? » ton centre va-t-il fermer ? »

NoteMais les apparences sont souvent trompeuses…et cruelles. De fait, la CGT AFPA s’est positionnée contre la divulgation de toute information contenue dans le PSE, et pour plusieurs raisons.

Tout d’abord ce ne sont pas dans les prérogatives d’une organisation syndicale de communiquer individuellement sur des suppressions d’emplois. C’est même interdit explicitement dans les premières pages.

Quand bien même, qui peut prétendre être suffisamment aguerri ou compétent, pour donner à un salarié, fut-il camarade syndiqué, la teneur de son avenir ? Qui peut savoir quelle serait précisément sa réaction ? À court ou moyen terme ? Qui peut prétendre savoir si tel ou telle est en mesure d’encaisser le choc ? Qui peut encaisser les larmes ou la colère qui se démultiplie au gré des annonces ?

Visiblement, certains à travers la France se sont fait fort d’être « les premiers » à « donner l’info » tel un devoir pseudo-chevaleresque mais qui était finalement le reflet soit d’un égoïsme de défense (je me libère de ce poids en le donnant à un autre) ou fortement connoté de considération électoralistes (mon OS est la première à communiquer, elle sait tout et se vante d’être « soucieuse » des autres).

Reste une poignée de gens bien intentionnés, pensant bien faire en cédant à la pression d’un ou une collègue angoissée…

Ensuite, il faut le voir pour le croire, le nombre d’erreurs qui tachent ce document finissent par le rendre illisible, incompréhensible, absurde.

Zone d'informations réservée aux internautes CGT AFPA connectés. Pour y accéder, utiliser le menu ZONE RÉSERVÉE / Connexion (ou S'inscrire)...

Ainsi, au regard de tous ces arguments, il était de fait inconcevable de diffuser de telles informations : contrainte juridique, conséquences humaines non maitrisables pour l’émetteur comme le récepteur, risques d’erreurs massives… On ne peut jouer avec le devenir de personnes syndiquées ou non.

Le principal coupable de cette situation qui a légitimement perturbé bon nombre d’entre nous reste bien sur la direction.

chiotteLa défection jetée sur le bureau des élus a probablement soulagé, (de manière perverse ?) certains dirigeants. D’autres ont sans doute insisté pour bien se laver les mains après avoir essuyé compulsivement leur cul terreux…. Tout en sortant vite de la salle, par peur d’être identifiés comme étant à l’origine de l’odeur immonde !

L’horreur ainsi constatée, que faire du reste ? Le plan de réorganisation va-t-il améliorer les choses ? Le développement de l’activité sera-t-il précisément calculé et stratégiquement pertinent pour espérer un retour au grand Chiffre d’Affaire chèrement convoité depuis tant d’années ? Le travail va-t-il être salutairement revalorisé ?
L’organisation de ce dernier sera-t-il partagé collectivement dans un souci de service rendu et non de procédures strictes à respecter ?

A toutes ces questions et aux autres que l’on pourrait mentionner, force est de constater que le néant de ce plan fait concurrence avec le psychédélisme naïf d’un Oui-oui pré pubère.

AFPA Village est présenté comme une sorte de Kibboutz à la sauce Start up nation. La novlangue fuse au rythme des amphétamines qu’ont dû ingurgiter les créateurs illuminés de ce concept. Et encore, nous sommes passés à côté du pire… Certains prémices de ce « made in AFPA » étaient inondés de termes tels que « capacitation », ou « sérendipité » … Tout un programme !

Heureusement, des biens pensants sont passés par là et ont opéré un lifting approprié afin de laisser la place aux Fablab, Hub et autres « compétences douces » qui feraient jouir plus d’un adhérent du Medef.

La Rascasse pourrait faire un numéro entier sur le concept Afpa Village, mais ce serait faire trop d’honneur à ces courageux qui multiplient les pirouettes enfumées pour faire oublier ce qui anime l’Agence depuis sa création : la formation, la qualification pour celles et ceux qui en ont besoin, la force de travail qui ne se trouve pas en traversant la rue…

Tristement, ce plan ne laisse aucune place au doute. Point d’orgue de la réforme de la formation, l’attaque que subit l’Afpa n’est autre que la transposition d’une volonté politique pour le moins cohérente avec la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Cette destruction de l’appareil public que nous portons fièrement depuis plus de 70 ans est entamée… si nous laissons passer ce plan.

Réunis par la direction pour la première réunion « négociation », les organisations syndicales représentatives ont refusées d’être les cosignataires d’un plan de destruction d’emploi qui de surcroît met en péril l’avenir tout entier de l’Afpa d’ici 3 ans.

Qui peut croire qu’avec autant de sites fermés, autant de suppressions d’emplois (des fainéants qui ne faisaient rien sans doute !), si peu de stratégie de développement pertinente et mesurée objectivement, l’Afpa pourrait-elle survivre à un tel choc ?

Il était donc particulièrement important d’affirmer que nous refusions de négocier la longueur des chaines et le poids du boulet que les salariés devraient porter jusqu’au prochain coup de grâce.

Ce n’est pas un « autre » projet qu’il faut pour l’Afpa. C’est un projet tout court. Car la mort de cet organisme historique ne peut être qualifié de projet, sauf à considérer qu’ils ont pris la décision unilatérale de choisir notre avenir professionnel… en dehors de l’AFPA.

briserPoint de fatalisme. Il faut relever la tête, redresser ses épaules. Sortir de l’individualisme constamment distillé dans ces situations ; retrouver le sens du collectif et de la fraternité. La création d’un grand service public de la formation professionnelle est possible. Nécessaire. Adapté à la situation.

Lorsqu’Ambroise Croizat a signé l’ordonnance permettant d’unifier tous les organismes de formation d’après-guerre, pour les structurer et devenir ensuite l’AFPA, il y avait cette volonté de protéger, d’organiser et de rassembler pour être plus fort sur tout le territoire. La même logique opérait avec ses autres contributions comme l’assurance maladie, le système de retraites, les allocations familiales, l’amélioration du droit du travail, les comités d’entreprise, la médecine du travail…

Aujourd’hui encore, il est possible d’insuffler un nouvel élan pour que la formation professionnelle perdure, permettant d’acquérir un titre pour un métier et non un bout de compétence pour un morceau d’emploi.

La bataille pour l’AFPA,

  • c’est la bataille pour la formation, la qualification, l’emploi et les salaires.
  • C’est la lutte pour maintenir le système qui a permis à 1 actif sur 8 d’être formé à l’AFPA.
  • C’est le combat pour que les grilles de salaires soient toujours valorisantes pour les qualifications acquises en formation ou en VAE.
  • C’est la détermination à maintenir l’égal accès sur le territoire à un service public de qualité.
  • C’est être attentif au fait de rendre un service garantit par l’État et non de satisfaire aux critères absurdes de la compétitivité. Faut-il demander aux policiers, infirmiers, enseignants, …d’être « compétitifs » ? Rentables ?

La constitution, dans son point 13 du préambule, ne le pense pas : « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État. »

Et pour oser, détournons humblement une phrase du programme du CNR :

Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de formation visant à assurer à tous les citoyens des moyens de se qualifier dans tous les cas ou ils sont incapables d’accéder immédiatement et dignement au travail, avec gestion par les intéressés et l’État.

Le département des Hautes-Alpes vote une motion pour l'AFPA
La Rascasse n° 7 (PACA)