itc chs-ct pour la 2ème filiale

L’Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes menée à l’abattoir par Bercy


Les suppôts du monde de la finance, les nervis du capital, les technocrates du ministère des Finances ont décidé d’en finir avec l’AFPA. Majoritaires au nouveau conseil d’administration de l’Établissement public AFPA (EPIC), ils font tout pour bloquer sa transformation avec pour dessein de le livrer au dépeçage.


La raison ?

  • L’AFPA est en déficit depuis plusieurs années et l’État devrait boucher le trou depuis que la loi en a fait cette année un EPIC.

Comment en est-on arrivé là ?

  • En retirant l’orientation professionnelle de l’AFPA : transfert des 1 000 psychologues de l’AFPA à Pôle Emploi en 2009.
  • En livrant la formation professionnelle financée par les Régions et Pôle Emploi aux appels d’offres et à la concurrence qui aboutissent à l’attribution aux moins-disants.

Avec quelles conséquences ?

  • Une baisse des prix d’attribution, une perte de la qualité des services mobilisés.
  • Une concurrence brutale, y compris entre organismes publics de formation continue.
  • Une dégradation de la qualité des formations et des commandes de formation plus souvent centrées sur l’employabilité minimaliste demandée par les entreprises à la recherche d’une main-d’œuvre dépendante.
  • 
Des stages de formation incomplets par difficulté d’inscription de demandeurs d’emploi dans les stages de formation :
 80 000 demandeurs d’emploi formés en 2016 contre 120 000 en 2010.

Et maintenant ?

  • Le « trou » de l’AFPA est de 100 à 150 millions d’euros par an. Au lieu de développer le niveau d’activité en finançant des formations qualifiantes et certifiantes aux personnes privées d’emploi, les pouvoirs publics affichent de pseudo plans
 « 500 000 » sur des formations courtes et largement inutiles aux bénéficiaires.

Ce que nous demandons ?

  • Un investissement dans une réelle formation professionnelle des privés d’emploi pour les amener jusqu’à la réussite. Un financement de tous les moyens nécessaires à leur parcours de formation jusqu’à l’emploi et la mobilisation de tous les services associés nécessaires.

Cela coûte-t-il vraiment plus cher ?

  • Sortir du chômage n’a pas de prix, et la formation professionnelle fait partie des obligations constitutionnelles (art. 13 du préambule de la constitution de 1946). L’argent existe !

Ce que nous proposons ?

  • 
Le retour à la construction de vrais parcours de formation professionnelle adaptés à chacun-e, intégrant les services permettant la disponibilité totale pour se former (hébergement, restauration, accompagnement social, accompagnement psychopédagogique, accompagnement médical, etc.).
  • Sortir les organismes de formation professionnelle publics ou parapublics (AFPA, GRETA, CNAM, CRP, …) des appels d’offres et élaborer un autre mode de contractualisation avec les 3 principaux financeurs publics (État, Régions et Pôle Emploi).
  • 
La valorisation du chemin parcouru entre le point de départ et le point d’arrivée des personnes sur des critères objectifs et qualitatifs et la liberté du choix des moyens mobilisés avec leur financement intégral.
  • L’évaluation de l’efficacité sociale du service public de formation professionnelle de l’AFPA mis en œuvre dans ces conditions, au regard des parcours et des vies professionnelles reconquises.

La lutte doit s’organiser au plus vite !

  • 
Les bouchers de Bercy sont le couteau à la main et s’apprête à dépecer l’AFPA pour la livrer en pièces à qui en voudra. La directrice générale de l’AFPA, pieds et mains liés par ceux qui l’ont mise en place est complice de cette mise à mort. Le gouvernement feint, jusqu’à présent, d’ignorer la question, trop heureux peut-être de mettre fin à l’une des créations du Conseil National de la Résistance.
  • L’ouverture de « négociations » pour une nouvelle réforme de la formation professionnelle précipite les échéances : c’est l’occasion de mettre en débat public l’avenir de l’AFPA, car le peuple ne doit pas se laisser déposséder de ce merveilleux outil créé en 1946 par Ambroise Croizat et qui a formé depuis plus de 5 millions de travailleuses et travailleurs en leur mettant en main un métier reconnu et certifié, en leur (re)donnant la dignité et la reconnaissance, en leur permettant de travailler et de gagner dignement leur vie.

Montreuil, le 19 septembre 2017

114 visites au total, 1 aujourd’hui

CCE du 19 septembre 2017
Communiqué des représentants des salariés au Conseil d’Administration de l’AFPA