L’Afpaïenne n° 11, bulletin d’information des retraités de l’AFPA

La rentrée avec la CGT dans tous les combats

Cette rentrée sociale est placée sous le signe de la lutte à tous les niveaux nécessitant une large mobilisation de tous et notamment des retraités.

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Un combat pour retrouver la retraite à 60 ans et défaire le projet du gouvernement qui prétend imposer la précarité à tous et la baisse des pensions : déjà, les salariés de la RATP se sont fortement mobilisés, puis les professions libérales, les infirmières ; la journée du 24 septembre devrait rester comme un grand moment de convergence et de rassemblement.

Un combat pour gagner le Référendum d’Initiative Populaire (RIP) sur le refus de privatisation des Aéroports de Paris : il faut obtenir 4,7 millions de signatures d’ici mi-mars 2020, et redoubler d’efforts pour convaincre le plus grand nombre…

Un combat pour améliorer les conditions de travail des salariés, notamment les soignants dans les services d’urgence (240 unités en grève à ce jour), les hôpitaux et les maisons de retraite, les pompiers, et les personnels de l’AFPA, ces derniers confrontés à des dégradations d’activités liées aux projets néfastes de la Direction et du gouvernement.

Un combat pour défendre l’AFPA et ses salariés, le principal organisme de formation qualifiante au service des demandeurs d’emploi et des publics les plus défavorisés : Le TGI a suspendu le plan de démantèlement de la gouvernance, faute de mesures anticipant les risques psychosociaux qu’ils génèrent. Mais, la lutte reste totalement d’actualité en l’absence de décision gouvernementale.

Un combat aussi pour protéger notre planète en luttant, entre autres, contre les accords du CETA (Europe – Canada) et du MERCOSUR (Union européenne et pays de l’Amérique du Sud) et pour la sauvegarde de l’Amazonie…

L’Afpaïenne se fait l’écho de tous ces combats et appelle les retraités CGT de l’AFPA à prendre activement part aux actions lancées dans leurs territoires.


SIGNEZ POUR LE RIP-ADP

La CGT soutient et encourage la signature de l’appel pour obtenir le RIP-ADP : Référendum d’Initiative Populaire pour s’opposer à la privatisation des Aéroports De Paris.

L’enjeu de ce référendum porte sur une proposition de loi visant à «Affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris».
Il réside aussi et surtout dans une exigence de plus de démocratie, dans la capacité des citoyennes et citoyens à décider du devenir des biens et richesses de la nation, ce qui n’a pas été le cas, par exemple, lors des privatisations des autoroutes…

Maintenant il faut que 4,7 millions de citoyens demandent, dans un délai de 9 mois (du 13 juin 2019 au 13 mars 2020), ce référendum pour l’obtenir. Et les obstacles ne manquent pas, notamment la signature en ligne un peu compliquée et émaillée d’incidents informatiques propres à décourager bon nombre d’opposants à cette privatisation.

RIP

Cliquez ici pour soutenir le référendum

Munissez-vous de vos cartes d’identité et d’électeur, et cliquez ici pour consulter la notice d’utilisation mise en place par la CGT…


LE GUIDE DU TRÉSORIER

Le Bureau national des retraités, souhaitant simplifier et uniformiser le fonctionnement du collectage des cotisations, travaille à l’élaboration d’un « guide du trésorier ».
Le fil conducteur serait de tendre vers un trésorier unique des retraités, siégeant au BNR, et 13 collecteurs répartis dans chacune des régions.


AFPA, LE PLAN DE SUPPRESSION DE 1541 POSTES EST SUSPENDU ! … SINE DIE ?

Depuis le 18 octobre dernier, avec ta CGT, Sud-FPA Solidaires, une grande partie du personnel s’est fortement mobilisée contre ce plan mortifère : 1541 suppressions d’emplois, 38fermetures de centres. Au fil des mois, grâce à leur ténacité et aux divers recours judiciaires déposés, ta justice a tranché, notamment au regard des rapports d’expertise sur tes conséquences des conditions de travail.

Après de multiples rebondissements dont une médiation refusée par la direction, la CFDT et FO, le TGI de Bobigny a ordonné le 27 juin dernier à la direction de l’AFPA de :

  • Suspendre la mise en œuvre de son projet de réorganisation jusqu’à ce qu’il ait été procédé à une évaluation précise des risques psychosociaux, en particulier pour les formatrices et formateurs, ainsi que les assistantes administratives.
  • Présenter un plan de prévention des mesures primaires.

Le plan a déjà subi de sérieuses modifications depuis sa première version : grâce à la lutte et à la mobilisation du personnel. 4 centres menacés de fermeture sont « sauvés » (Gap, Le Puy-en-Velay, Nevers, Thionville-Yutz).

20 jours après la décision du juge, la DG annonçait qu’elle retirait sa demande d’homologation déposée auprès de la DIRECCTE, mais faisait appel du jugement du TGI !!!

Ceci accroît encore l’anxiété des salarié·es : celles et ceux qui veulent partir, celles et ceux dont le poste est supprimé, mais qui ne veulent pas partir, et la majorité du personnel qui ne sait toujours pas dans quelles conditions il pourra exercer ses missions, s’il devra « bouger » professionnellement et/ou géographiquement.

De plus, des centres de formation pourraient être sauvés, car ils ont de l’activité ou pourraient en avoir si la direction répondait enfin aux appels d’offres de formation professionnelle émanant des conseils régionaux.
Certains centres bénéficient du soutien d’élu·es locaux et/ou nationaux

Le 1er juillet CGT AFPA et Sud FPA alertaient les élu·es de la République, députées, sénateurs, sénatrices, présidentes des Conseils Régionaux, maire·sses. Attaché·es parlementaires sur la situation de notre agence par l’envoi de 9000 courriels.

Le 3 juillet la Directrice Générale était auditionnée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale. Après son exposé sur la situation de l’AFPA et sa présentation du « plan de réorganisation », certains député·es se questionnaient sur la pérennité de l’AFPA, mais il, selles montraient également leur attachement au maintien de son implanta-ton territoriale.

Le 16 juillet, le député P. Dharréville organisait une réunion à l’Assemblée Nationale avec des député·es de tout bord politique (sauf RN), la CGT AFPA et Sud FPA. Cette rencontre était suivie d’une conférence de presse avec publication d’une tribune : « Ne laissons pas mourir l’AFPA » signée par 4 député·es (FI, PC, PS, Républicains).

Le 26 juillet, la CGT AFPA et Sud FPA adressaient un courrier à la Présidente de la commission des affaires sociales pour être reçus en septembre par cette instance. Ainsi ces 2 OS pourraient exposer leur analyse de la situation et avancer des solutions garantissant la pérennité de notre institution.

La CGT AFPA et Sud FPA Solidaire portent des propositions et les ont transmises en avril, dans une feuille de route, rejetée alors par la DG. En effet, il s’agit d’inverser la méthode pour conduire à un plan qui permettrait la pérennisation de l’AFPA à savoir :

  • Travailler au développement de l’activité, notamment en matière de formations qualifiantes.
  • Impliquer les formateur·trices pour éviter des fermetures de sections, de centres.
  • Ne négliger aucune source de financement comme le FSE
  • Mettre en place un véritable plan de prévention.
  • Organiser une « vraie » Gestion prévisionnelle des emplois et compétences, des tutorats pour sauvegarder les compétences acquises et ainsi les transmettre à celles et ceux qui vont rester et évoluer professionnellement.
  • Et à la toute fin, si cela s’avérait encore nécessaire, négocier les meilleures conditions de départs volontaires pour les salariè·es dont les postes seraient supprimés.

Des solutions positives sont accessibles, elles sont à la main du gouvernement et des tutelles. La question reste : qui du combat idéologique Macronien (détruire les conquêtes du Conseil National de la Résistance) et de la réalité économique et sociale (répondre aux besoins majeurs de formation professionnelle pour industrialiser et réussir les différentes transitions) l’emportera ?


LA RÉFORME DES RETRAITES

Après le Grand débat du printemps, la réforme des retraites est le grand chantier de rentrée du gouvernement. Du menu détail rien ne filtre des laboratoires confidentiels Macroniens… Quant aux lignes de force, nous pouvons faire confiance aux chantres du libéralisme d’extrême-centre. Avec un modèle universel à points, on nous prépare un système où le régime de l’incertitude sera la règle générale. Une perte des traditionnels repères collectifs (durée de cotisation, âge légal de départ, taux de remplacement) plongera le salarié jusqu’à la veille de son départ en retraite, dans l’ignorance du montant de sa pension, l’incitant ainsi à rester plus longtemps à son poste.

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Le Président et son Premier ministre nous vantent un système plus juste que les nombreux régimes d’à présent. Un euro cotisé donnera un droit identique pour tous, dans un système financièrement équilibré et plafonné. On ne touchera pas à l’âge légal de départ, mais à quoi servira-t-il si la notion de taux plein disparaît ? Avec la fin des 25 meilleures années du privé, et des six derniers mois des fonctionnaires, c’est le coup de grâce donné au principe de la continuité du salaire avec taux de remplacement.

Le montant de la pension dépendra de la valeur du point au moment de son paiement. Cette valeur sera ajustée périodiquement par quelque technicien ayant pour mission d’équilibrer le système. On voit bien que si le nombre de retraités augmente plus vite que celui des cotisants, la valeur du point va baisser. Quelle place alors reste-t-il pour la négociation, pour le paritarisme, l’information des salariés ? La solidarité nationale va définitivement passer à la trappe. De plus, ils ont décidé que la masse des pensions ne devra pas dépasser 14 % du PIB.

En quoi ce nouveau système serait-il plus juste que l’actuel ? Le Président Macron se contente d’une affirmation sans argumentation. Il faut le croire sur parole. Lui seul sait comment faire le bonheur du peuple. Pourquoi autant d’abandons ?

Cette réforme est d’une ampleur sans précédent. Elle ouvre grand la porte au marché et à la fiscalisation des cotisations. Avec ce système on va droit vers l’individualisation et la capitalisation, où la misère du système de base poussera les salariés les plus aisés à souscrire une capitalisation privée pour s’assurer une retraite correcte, et les plus pauvres à travailler plus longtemps.

Est-ce bien juste ?

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Cliquez sur l’image ci-dessus pour consulter une information sur : “La retraite : une réforme de tous les dangers”…


 

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Le congrès, la FERC et les UL, revendications

Vingt ans sans acquis sociaux. Ça fait bien longtemps que les ouvriers de France n’ont pas obtenu une avancée, et pourtant ils se battent.

La FERC organise son congrès du 14 au 18 octobre 2019 à Carcans (Gironde) où le syndicat CGT-AFPA sera représenté par 4 délégués dont un membre du Bureau National des Retraités : ils détiennent 742 mandats. La préparation du congrès peut être le bon moment pour réexaminer nos revendications, et les faire porter par toutes les organisations de la CGT : le syndicat de l’Afpa, la Fédé, et les UL dans lesquelles nous sommes présents.

Défense et développement de la formation et du service public

Les camarades des établissements touchés par les fermetures ont besoin de la CGT et de ses militants des entreprises voisines pour défendre l’emploi et le droit à la formation de proximité, de même que l’école et autre établissement secondaire. La revendication du droit à la formation tout au long de la vie concerne aussi le retraité, qui ne doit pas devenir un citoyen de seconde zone. Il fournit de la force de travail, même si elle n’est pas comme telle rémunérée.

Santé

La FERC, présente dans les Unions locales – notamment grâce aux retraités de l’Afpa – est bien placée pour faire avancer des revendications et participer aux actions contre les fermetures de lits, pour la modernisation des services d’urgences, l’embauche de personnels soignants et l’ouverture de Centres de santé de quartiers. L’impôt sur la santé doit aussi être supprimé. Nous en sommes arrivés à 14 % de taxes imposées aux mutuelles. Autant de cotisations qui ne financeront pas les prestations.

Transports

Luttons pour un retour aux demi-tarifs dans tous les trains, et, parce que les transports en commun ne résolvent pas tous les problèmes de mobilité, battons-nous pour le chèque taxi attribué aux retraités.

Pensions

Enfin, en ces temps de « rabot sur les retraites », osons revendiquer une revalorisation des pensions, leur indexation sur les salaires, ainsi que la généralisation du principe de la continuité du salaire avec taux de remplacement assurant un maintien du pouvoir d’achat lors du passage à la retraite.

Depuis les 35 heures, les travailleurs salariés n’ont obtenu aucune avancée sociale, et ça fait vingt ans que leurs droits antérieurement conquis fondent et que la misère s’installe.


ILS VIVENT DANS NOS MÉMOIRES

Pierre LEGAGNEUR a rejoint son épouse le 19 mai 2019 à l’âge de 83 ans. C’est avec une vive émotion et une grande tristesse que nous avons appris ton décès.
Nous avons beaucoup apprécié ton dévouement, ta générosité, tes fidélités et ton humanité, toi notre cher camarade au sein du Syndicat CGT de l’AFPA, où tu as tant milité pendant plusieurs mandats au Secrétariat National en tant que Trésorier du Syndicat.
Comme formateur, tu as notamment œuvré pour la réinsertion professionnelle des détenus dans le Nord-Pas-de-Calais. Au nom du Bureau National des Retraités, nous renouvelons notre profonde sympathie et notre solidarité à toute ta famille et à tes amis.
Pierre, nous ne t’oublierons pas.

François SEUS nous a quittés, en mars 2019 à 95 ans. François fut moniteur carreleur à l’AFPA, à ses débuts, rattaché au centre de Rivesaltes. Durant 30 ans, il a parcouru toute la France, en tant que moniteur pour ordre, avec son estafette sur laquelle il avait peint la colombe de la paix de Picasso. Il a fait partie de l’équipe « Séquentielle » au centre de Limoges bâtiment, pour terminer sa carrière à Rivesaltes, et prendre une retraite bien méritée, en 1983 avec les contrats solidarité.
François a cotisé plus de 50 années au syndicat CGT AFPA. Il avait une personnalité exceptionnelle et était révolté face à l’injustice du monde. Ses dessins humoristiques étaient ciblés, tout comme ses nombreux écrits.
Jusqu’à la fin, il suivait l’actualité, et toujours aussi révolté. Son passage dans une maison de retraite l’a rendu furieux.
Durant une année et demie, je l’ai accompagné, du mieux que j’ai pu. Il est parti dignement. Adieux mon ami François.

Denis ASSÉMAT


RUBRIQUE CULTURELLE

« La liberté commence où l’ignorance finit » (Victor Hugo)

Parlons peu, parlons bien :

  • régimes spéciaux de retraite au lieu de régimes spécifiques,
  • envoyez un mail, terme vague utilisé depuis le 18e siècle, à la place du nom français beaucoup plus précis de «courriel»,
  • transformez en noms vos adjectifs préférés, tels que : un politique, une problématique…,
  • mettez entre parenthèses des (E) partout au nom de l’égalité homme-femme, et couvez-les, ils feront peut-être des petits,
  • dans le discours, remplacez les virgules par «voilà»,
  • appelez «patrimoine» tout ce qui est vieux, obsolète ou désuet,
  • etc.

Cher lecteur, le Bureau National du patrimoine te salue bien.


Extrait du discours de Victor HUGO devant l’Assemblée Nationale, le 9 juillet 1849

« Vous n’avez rien fait, tant que le peuple souffre ! Vous n’avez rien fait, tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère ! Vous n’avez rien fait, tant que ceux qui sont dans la force de l’âge et qui travaillent peuvent être sans pain ! Tant que ceux qui sont vieux et ont travaillé peuvent être sans asile ! Tant que l’usure dévore nos campagnes, tant qu’on meurt de faim dans nos villes, tant qu’il n’y a pas de lois fraternelles qui viennent de toutes parts en aide aux pauvres familles honnêtes, aux bons paysans, aux bons ouvriers, aux gens de cœur ! … »


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SYNDICAT CGT DE L’AFPA
Bureau national des retraités
Tour Cityscope
3 rue Franklin
93108 Montreuil cedex
Téléphone : 01 48 70 53 08
Courriel : cgtafpa@yahoo.fr
Internet : cgtafpa.fr

L’Afpaïenne numéro 11 d’octobre 2019


 

24 septembre : en grève pour la défense des services publics et la retraite à 60 ans
Une rentrée toujours plus chaude !