L’Afpaïenne : l’information de la section CGT des retraités de l’AFPA


Une rentrée sociale de luttes

La présidence d’Emmanuel Macron porté par un libéralisme économique exacerbé et revanchard, n’augurait rien de bon pour les classes populaires, les jeunes, les retraités et le monde du travail.

L’été aura confirmé, par des mesures antisociales tous azimut, la mise en place d’une politique au service des plus nantis et les agressions contre des conquêtes sociales gagnées de haute lutte depuis tant de décennies : les aides au logement, la mise en cause des emplois aidés, le gel du point d’indice des fonctionnaires et des pensions de retraite, la hausse de la CSG de 1,7% sans compensation, et, par les ordonnances de la loi travail XXL, la casse des droits collectifs des salariés (contrats précarisés, facilitation des licenciements, négociation des droits entreprise par entreprise, mise à mal des instances de représentation, …).

Ces attaques ont conduit la CGT à organiser très tôt la mobilisation dès le 12 puis le 21 septembre 2017 pour contrecarrer ces décisions.
Avec huit autres organisations, elle a appelé les retraités à manifester en force le 28 septembre 2017 pour la revalorisation des pensions gelées depuis au moins 4 ans, la défense et la hausse de leur pouvoir d’achat, …

Quant à la réforme annoncée de la formation professionnelle, elle fait craindre le pire, notamment pour l’AFPA dont la situation est à ce jour bloquée et critique : une production toujours en chute libre, un état financier et une trésorerie au plus mal faisant courir des menaces sur le versement à terme des salaires, le plan de restructuration (EPIC + 2 filiales) au point mort, des conditions de travail de plus en plus déplorables pour des personnels sans perspective positive … Oui, l’automne devra être particulièrement chaud et mobilisateur pour conduire les combats difficiles mais nécessaires à mener au nom de la dignité et du progrès social pour tous, actifs, étudiants et retraités.


La ligne bleue des Vosges de la santé et la sécurité pour tous

« Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » écrivait Ambroise Croizat le 14 janvier 1944.
« … débarrasser les travailleurs … de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d’infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d’eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère… » P. Laroque (haut fonctionnaire du ministère Croizat en 1947).

Ambroise Croizat

Ambroise Croizat

En novembre 1947, en même temps qu’il crée l’Afpa, Ambroise Croizat, le « ministre des travailleurs » fonde notre Sécurité Sociale. Elle est immédiatement mise en place avec l’entière mobilisation des membres de la Cgt, car seule la classe ouvrière est en force, par son nombre et ses convictions, pour faire valoir et imposer le bien-être commun et l’intérêt général.

Toutefois, il échoue à la rendre universelle du premier coup, car des groupes résistent et obtiennent un sursis : les artisans et professions libérales ou certaines fédérations veulent maintenir leurs propres systèmes de sécurité, de retraite en particulier.

Faute de cette universalité, l’Alsace et la Moselle défendent alors leur particularisme dans leur « sécu » qui leur garantissait déjà une couverture des risques sociaux presque totale. Comme pendant tout le XXème siècle, nos compatriotes de l’est ont bénéficié et défendu avec acharnement leur système de protection sociale issu de l’Allemagne Bismarckienne ! En 1871, l’unificateur de l’Allemagne, Bismarck comprend qu’il faut garantir aux populations qu’il veut rassembler dans une nation unifiée et avec des intentions belliqueuses vers l’extérieur, une protection contre les aléas de la vie qui touchent les travailleurs.

Pour cela il crée une sécurité sociale sur un mode qui nous servira de modèle pour notre sécu nationale en 1947. Ce modèle est fondé sur la création d’un salaire socialisé, financé directement sur la production de richesses, la cotisation sociale. Elle est gérée entièrement par les salariés, indépendamment de l’État et de ses impôts.

Aujourd’hui donc, les alsaciens et mosellans bénéficient du remboursement quasi intégral de leur dépenses de santé, qu’ils soient actifs ou retraités, sans même avoir recours aux mutuelles ! Quel miracle, pour nos faux-experts-escrocs en guerre contre ce qu’ils désignent comme des ” coûts ” sociaux et ” dépenses ” publiques !

Comment fonctionne ce régime ? Il se nomme « régime local ». Il est complémentaire du « régime général » de notre « sécu » et lui est adossé. Il joue le même rôle qu’une mutuelle, en complétant les remboursements du régime général (en gros 70%) à 100% dans la plupart des cas (et quelquefois à 90%). Il est financé solidairement par une cotisation supplémentaire de 1,5 % sur les salaires et les retraites.
Mais à la différence des mutuelles, la cotisation ne connaît aucune variation entre les âges, « primes », risques couverts, et taux de remboursement, Il est donc totalement solidaire, contrairement aux mutuelles.

De plus, son coût d’administration est très faible (moins de 1%), car il n’emploie qu’une douzaine de salariés et n’a pas besoin d’investir en frais de publicité dans la guerre de la concurrence (contre 17% de frais pour les mutuelles en moyenne !).

A chaque fois que le « régime local » des alsaciens-mosellans est menacé, c’est à dire leur besoin de sécurité médicale, psychique, économique et populaire, quand sous prétexte d’égaliser, par le bas, la protection sociale nationale, le « régime local » est attaqué, la population sait bien où se trouve son intérêt commun et elle se mobilise, avec succès à ce jour pour maintenir son système solidaire de protection.

Pourquoi me direz-vous, ne pas l’étendre au national ? Je nous pose la question ; Pourquoi ??

Il y a des intérêts privés et minoritaires à maintenir le système coûteux et inégalitaire des mutuelles, car pour les faux-experts-escrocs qui défilent dans les médias, 1€ « dépensé » par la collectivité serait un « coût », tandis que 2€ au profit du privé seraient une « richesse » ! Et ici, c’est 1€ contre 17€, excusez du peu !

De même, un salaire et une cotisation seraient une « charge » (au lieu d’une richesse distribuée), tandis que les dividendes et les gains de la spéculation seraient des « valeurs » (au lieu d’une confiscation par une oligarchie de prédation). C’est donc encore une fois aux organisations ouvrières, ou populaires, ou salariales, et seulement à elles de faire valoir l’intérêt commun et imposer aux classes des propriétaires accapareurs la sécu universelle, à 100% de couverture des risques de santé, de chômage ou de l’âge. C’est à elles d’en assurer la gestion, comme ce fut le cas avant les réformes de De Gaulle dans les années 1960 qui en retirèrent progressivement te contrôle aux syndicats de salariés.

Mais pour cela, les syndicats de salariés doivent combattre l’hégémonie bourgeoise des propriétaires lucratifs sur les esprits de nos concitoyens, qui impose cette idée morbide comme une loi naturelle, celle de l’accumulation capitaliste. Et il faut rappeler quelques vérités historiques et restaurer un langage qui n’est pas celui de Wall Street. Cela doit être le rôle de la Cgt !


Ce qui se passe en région Pays de Loire serait-il la préfiguration de ce que pourrait devenir l’AFPA demain ?

Les salariés de l’AFPA Pays de Loire ont eu le triste privilège avant les vacances de découvrir que la quasi-totalité des commandes du conseil Régional étaient attribuées au GRETA et qu’il ne restait que quelques miettes à se partager avec d’autres organismes. Résultat : plus d’une centaine de formateurs impactés risquent forts de se retrouver avec des salles ou des ateliers vides, avec les retombées inévitables sur le personnel d’appui.

Comment en est-on arrivé là et, après tout, faut-il s’en étonner ?

Depuis toujours, la CGT-AFPA a mis en garde tous les décideurs (direction, tutelle, CA.) sur le risque d’une logique de « Marché », la vocation première de l’AFPA étant de répondre prioritairement aux demandeurs d’emploi pour leur donner une véritable qualification, et permettre à des salariés de changer de voie dans leur parcours professionnel.

Depuis sa création après-guerre jusqu’aux années 1990, il semble qu’elle ait plutôt rempli cette mission.

Mais brutalement, nos décideurs jugent bon de tout changer, et on peut dire de tout casser.
Ils s’attaquent au statut du personnel, à la formation et à ses contenus, et à ce qui fait la spécificité, l’originalité de l’AFPA : le mode de recrutement des stagiaires (suppression des services psychos), le système de formation (prime à l’employabilité, raccourcissement des parcours, …), les services associés (restauration, hébergements,…).

Tout cela conduit à la situation dans laquelle on se trouve aujourd’hui :

• Une AFPA complètement désorientée et sa crédibilité de plus en plus mise à mal.
• Des stagiaires mal formés.
• Une précarité accrue du personnel (recours systématique aux CDD).
• Des salariés au bout du rouleau…

Et dans ce contexte difficile, la DG n’a pas trouvé mieux que d’envoyer le DR, déjà en place, en Bretagne. Ce DR qui a sévi en PDL de 2005 à 2009, années où il a négocié les premiers appels d’offres avec le Conseil Régional.

On aurait pu espérer, avec la compétence reconnue par ses pairs, que cela aurait amené une pérennité ou au moins une stabilité des commandes accordées à l’AFPA par le conseil régional pour les années à venir : le résultat n’est pas à la hauteur puisque les commandes sont proches de zéro ! Cherchez l’erreur. On peut y voir plusieurs causes, mais la principale n’est-elle pas dans le fait que les responsables n’ont pas pu ou plutôt n’ont pas voulu défendre « l’outil AFPA ». Ils ont toujours cédé aux décisions des « politiques ». Seuls les syndicats et en particulier la CGT ont réagi chaque fois qu’un nouveau coup mortel était porté à l’institution.

Avant la débâcle, les salariés se sentaient investis pleinement non seulement dans leur travail, mais aussi de la place particulière qu’ils occupaient en venant travailler à l’AFPA. La Direction a été l’acteur principal du démantèlement avec les conséquences que le personnel subit.

Et que l’on ne nous dise pas : « la CGT est passéiste. Il faut arrêter de regarder dans le rétroviseur ». La CGT Afpa a toujours été force de proposition. Elle n’a pas renié certaines évolutions nécessaires dans un contexte économique fluctuant, mais ce qu’elle a toujours refusé, ce sont des décisions qui ont largement contribué à la dégradation progressive d’un outil indispensable pour des milliers de demandeurs d’emploi.

Aujourd’hui, peut-on faire confiance aux « revenants », à un DR qui se présente auprès des personnels de l’AFPA des Pays de Loire comme le « sauveur » ou le « liquidateur » ? Ne doit-on pas plutôt, si on veut que l’AFPA redevienne ce qu’elle aurait dû toujours rester, remettre à l’ordre du jour un dispositif qui permette aux futurs stagiaires de pouvoir bénéficier d’un accompagnement qui commence dès l’orientation et qui se poursuit avec des formations diplômantes ?

Le gouvernement va prochainement attaquer le chantier de la réforme de la formation professionnelle, Beaucoup de personnes ne manqueront pas de tirer à boulet rouge sur cette institution qui dérange.

A nous, à tous ceux qui sont persuadés de la nécessité d’un organisme comme l’AFPA dans le paysage de la formation professionnelle, d’user de toutes nos forces pour qu’à terme, elle ne disparaisse pas corps et biens.
Ce qui se passe en Pays de la Loire est une alerte sans précédent et nous ne pouvons rester sans réagir : les mois à venir vont être décisifs pour l’avenir de l’AFPA et il est plus que jamais nécessaire de faire entendre notre voix.


Retraite, fiscalité, travail, formation, chômage, santé, logement, territoires, démocratie, … Mettre en échec une entreprise de démolition à grande échelle

Fiscalité, code du travail, formation professionnelle, apprentissage, assurance chômage, santé, retraites, logement, territoires, démocratie, etc., c’est tout cela que Macron prétend « réformer ».

Nous mettons ce dernier mot entre guillemets parce qu’il nous semble finalement peu approprié. Il s’agit surtout d’une entreprise de démolition à grande échelle. C’est tout l’édifice social que des luttes puissantes et nombreuses avaient édifié au cours du XXème siècle qui est aujourd’hui menacé d’effondrement.

  • Fiscalité ? Les 1ères mesures sont édifiantes : diminuer les impôts pour les tenants du capital, augmenter la pression fiscale sur les autres (ex. augmentation de la CSG pour les retraités).
  • « Loi travail » ? La casse des protections dont bénéficiaient jusqu’alors les salariés (le cadre de la loi, le poids des syndicats et des Instances Représentatives du Personnel) ; mais aussi la mise en concurrence systématique des salariés entre eux ; le droit de licencier sans limite ; etc. En ligne de mire : tout ce qui s’oppose à une diminution des salaires que patrons et milieux financiers jugent toujours trop « élevés » (le soi-disant « coût du travail ») par rapport à leurs profits.
  • Formation professionnelle ? Les OPCA (Organismes Paritaires Collecteurs Agréés) dessaisis de la collecte des fonds de la Formation Professionnelle Continue, en conséquence les syndicats privés de leurs possibilités d’intervention sur l’utilisation de ces fonds ; les organismes de formation soumis à une concurrence généralisée (l’usager final appelé à « faire son marché » lui-même, sans l’intermédiaire des acheteurs institutionnels).
  • Assurance-chômage ? Macron veut que l’Etat en prenne le contrôle. Il compte remettre en place une dégressivité des indemnités chômage et réduire leur durée dans le temps.
  • Logement ? Baisse de l’APL (Aide Personnalisée au Logement).
  • Territoires ? Ce qui a été engagé avec la loi NOTRE (concentration des ressources sur les métropoles, au détriment des autres territoires de la région) doit être amplifié.
  • Etc.

Ces réformes ne sont pas un « coup de tonnerre dans un ciel serein ». La vie politique française est devenue une course-relais : Macron récupère le relais transmis par Hollande, et avant lui par Sarkozy, etc. Mais l’appétit vient en mangeant et nos gouvernants donnent l’impression d’avoir perdu tout sens de la mesure. Macron était hier le candidat-banquier. Aujourd’hui les organisations patronales ne cachent plus leur satisfaction. Demain, les milieux d’affaire et singulièrement les détenteurs du capital financier seront les seuls (et heureux) bénéficiaires des projets gouvernementaux.

Mais tout cela ne va pas sans risques pour les promoteurs et organisateurs de cette casse généralisée. Tel celui de susciter beaucoup de mécontentements. Qui peut dire à ce jour que la capitulation de certains responsables syndicaux empêchera que ces mécontentements ne surmontent les découragements actuels et ne débouchent sur des luttes fortes et convergentes ?

Le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé le 31 août 2017 que le gouvernement avait l’intention d’aller vite. Il veut faire passer ses réformes à marche forcée. Le Parlement ? Privé de son pouvoir de délibération avec les ordonnances, malgré une majorité confortable pour Macron. Les syndicats ? Privés de leur droit à la négociation collective, malgré l’importance des enjeux.

Les réformes sont censées être mises en œuvre au plus tard fin 2018. Seule exception notable : les retraites. La réforme viendra ensuite. Pourquoi ? Parce que la mobilisation inquiète le gouvernement ? Les réactions à l’augmentation de la CSG et l’unité de la plupart des organisations syndicales sur ce dossier peuvent le laisser penser…


Les retraités dans le collimateur

Quels sont les différents volets de la réforme des retraites prévues par le gouvernement ?

Dès maintenant : une augmentation de 1,7 point de la CSG (Contribution Sociale Généralisée). La mesure sera inscrite dans le projet de loi de finances 2018, présenté par le gouvernement le 27 septembre 2017. Elle doit être mise en application le premier janvier 2018.

60 % des retraités (près de 10 millions) vont subir l’augmentation de la CSG, ce qui signifie :

Hausse CSG

La justification de Macron : « les retraités aisés auront une contribution supérieure mais la CSG n’augmentera pas pour les 40 % de retraités qui touchent des petites pensions inférieures à 1 200 euros ». Pour Macron, on est donc un retraité aisé avec 1 200 € par mois !

Des millions de retraités vont subir de plein fouet l’augmentation de la CSG, alors que les pensions sont gelées depuis 4 ans, que les retraites complémentaires le sont pendant 3 ans et qu’une nouvelle contribution sociale de 0,3 €, la CASA (Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie), est prélevée sur les retraites depuis 2013 pour financer la perte d’autonomie et la dépendance.

Ce ne sont pas seulement les retraités qui vont en faire les frais, mais aussi leurs proches : dans la France d’aujourd’hui, les retraités contribuent largement, quand ils le peuvent, aux dépenses de leurs enfants et petits-enfants, voire, quelquefois, de leurs propres parents.
Tout ça, au bénéfice des actionnaires, alors que les bénéfices du CAC40 ont atteint des niveaux record en 2016, avec une augmentation de + 32,6 % !

Cette augmentation de la CSG de 1,7% viendrait compenser une diminution de 2,40% de la cotisation chômage et de 0,75 % de la cotisation maladie.

C’est un nouveau transfert du financement de la Sécurité sociale (et à présent de l’Assurance-chômage) des cotisations sociales vers l’impôt.

Depuis la mise en place de la CSG par Rocard en 1991, ce transfert n’a cessé de s’accroître. Avec cette nouvelle augmentation de 1,7 point de la CSG, la part des cotisations finançant la sécu passerait de 86,8 % en 1991 à 65,6 % alors que la part de l’impôt incluant la CSG passerait de 4,9 % à 30,3 %.

La CSG est un impôt injuste : il est financé à hauteur de 89,6 % par les salariés, qui payent ce qui naguère était payé par les employeurs sous forme de cotisation patronale.

Jusqu’à présent, malade, accidenté, privé d’emploi ou retraité, nous sommes pleinement des salariés : c’est le salaire (mais socialisé et différé) de ceux qui travaillent, prélevé sur les richesses qu’ils ont produites, qui est reversé en pareil cas. Et les cotisations sociales ouvrent des droits collectifs en contrepartie : pensions de retraites, allocations chômage, prestations maladies, etc. Ce qui n’est pas le cas avec la CSG.

Augmenter les cotisations sociales, c’est augmenter les salaires nets et c’est donc faire reculer les profits. A l’inverse, substituer l’Impôt aux cotisations sociales, c’est diminuer les salaires et augmenter les profits. Les conséquences à terme d’une telle fiscalisation : un risque important pour la protection sociale, dont le poids serait à la charge exclusive des salariés.

La réforme des retraites à proprement parler. Ce qu’on sait aujourd’hui des projets de Macron :

  • Un régime de retraite universel alignant les salariés du public et du privé. Un alignement sur quels régimes ? Sur les moins favorables aux retraités ?
  • Une modification des règles de calcul des pensions retraites. Macron propose la création d’un « compte notionnel », avec un objectif : un mode de calcul qui prenne en compte l’âge de départ à ta retraite, l’espérance de vie et le taux de croissance. Ce serait la fin de la notion d’annuité (à partir de laquelle le calcul de la pension se fait actuellement) et de celle de retraite à taux plein.

 


Pensions de retraite, santé, autonomie, logement : les revendications de l’UCR-CGT

Face à ces projets, l’heure est à la mobilisation et à la riposte, sans tarder :

  • Pour le droit à une retraite décente
  • Pour un taux des pensions de réversion porté à 75 %, sans conditions d’âge et de ressources
  • Pour l’indexation des pensions sur l’évolution du salaire moyen et non pas sur les prix
  • Pour un minimum de pension revalorisé et correspondant au SMIC
  • Pour la revalorisation des pensions
  • Contre l’augmentation de la CSG
  • Pour la suppression de la taxe de 3 % pour la CASA
  • Pour le rétablissement de la 1/2 part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu pour les personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant
  • Pour le droit à la santé et à l’autonomie, à une protection sociale solidaire, généralisée et de haut niveau tout au long de la vie
  • Pour une reconquête de la Sécurité sociale
  • Pour l’accès à la couverture complémentaire garanti pour tous
  • Pour une prévention et un dépistage tout au long de la vie, en particulier le suivi médical post-professionnel, avec reconnaissance et prise en charge des maladies d’origine professionnelle
  • La reconnaissance d’un droit à compensation de la perte d’autonomie tout au long de la vie, organisé dans le cadre de la Sécurité sociale et prenant la forme d’un droit universel dans le cadre de l’assurance maladie
  • Pour des moyens garantissant le droit à mener une vie digne quel que soit l’âge, le lieu de vie et le degré d’autonomie
  • Pour le droit de disposer d’un logement, élément majeur du « vivre ensemble », de l’intégration et de la cohésion sociale dans notre société
  • Pour une nouvelle politique nationale d’aménagement du territoire en faveur d’une véritable mixité sociale et intergénérationnelle
  • Pour un habitat intergénérationnel
  • Pour des logements adaptés à la perte de mobilité et aux différents rythmes de vie.

 


Les rendez-vous de la riposte

Du 11 au 17 septembre 2017, partout en France les retraités CGT consulteront les retraités. Une semaine de votation pour poser la question : êtes-vous d’accord ou pas sur l’augmentation de la CSG et la non-revalorisation des pensions ?

Le 12 septembre 2017, salariés et retraités seront dans la rue pour une journée d’action nationale interprofessionnelle de grève et de mobilisation portant des propositions alternatives sur le droit du travail. L’objectif : faire converger les mécontentements et les luttes.

Le 28 septembre 2017, journée d’actions unitaires des retraités en territoire, à l’appef des 9 organisations et associations qui agissent ensemble depuis 2014 (UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble & Solidaires -UNRPA, LSR). À l’appui des questionnaires remplis par les retraités, elles porteront au Président de la République l’exigence d’une hausse des pensions pour tous les retraités.


Plus de 20 000 retraités privés de pensions en île de France !

COMMUNIQUÉ COMMUN UCR-CGT et
la Fédération Nationale CGT des Personnels des Organismes Sociaux CGT

Au terme d’une vie de travail, devoir attendre des mois pour toucher sa pension est insupportable et pour certains dramatiques. C’est pourtant ce qui arrive à des milliers de retraité-e-s de l’Ile de France, mais aussi dans d’autres départements.

Pourquoi une telle situation ? Parce que les restrictions budgétaires et les réductions d’effectifs des caisses de Sécurité Sociale et des CARSAT rendent impossible le traitement normal des dossiers. Au point qu’en mars dernier près d’un tiers des personnels d’Ile de France se sont mis en grève à l’appel de trois syndicats, la CGT, FO et l’UMSA. Cela aurait dû alerter directions des caisses et le gouvernement. Mais non, l’obsession des mesures d’austérité et de la réduction des dépenses publiques a prévalu, sans considération pour les agents et pour les retraités.

La multiplication des heures supplémentaires et le renfort d’agents d’autres départements n’ont pas permis de rattraper le retard. C’était prévisible. Aujourd’hui plus de 8000 dossiers d’ouverture de droits à la retraite sont en souffrance auxquels il faut ajouter les dossiers de pensions de réversion et de minimum vieillesse. Et sans retraite de la Sécurité sociale chacun sait qu’il n’est pas possible de faire valoir ses droits à la retraite complémentaire. On peut imaginer la détresse dans laquelle sont plongés des milliers de retraités.

L’informatisation du traitement des dossiers a servi de prétexte pour réduire les effectifs et fermer les points d’accueil, « remplacés » par des rendez-vous avec un conseiller. Mais il faut parfois attendre des mois pour obtenir un rendez-vous ! Résultat : les contrôles bloquent le traitement et les dossiers s’accumulent.

Les directions de la Sécurité sociale pas plus que le gouvernement ne peuvent feindre la surprise. En mai 2015, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait alerté le Premier ministre sur « l’urgence des mesures à prendre pour garantir la liquidation des pensions en retard », et avait exigé « qu’un suivi strict des dossiers soit mis en place ». Le 30 octobre 2015 un communiqué de l’UCR demandait « l’attribution effective de moyens financiers, le maintien ou la réouverture en proximité de permanences et antennes CARSAT, des créations d’emplois et des moyens matériels correspondant au fonctionnement serein de l’ensemble de ces structures. »

Ces exigences demeurent d’une brûlante actualité pour résorber au plus vite le retard dans le traitement des dossiers de dizaines de milliers de retraités en Ile de France et dans le pays.

L’UCR CGT et la fédération CGT des organismes sociaux appellent leurs organisations à susciter et à soutenir l’action des agents de la Sécurité sociale et des retraité-e-s pour concrétiser ces exigences et à participer nombreux aux journées nationales d’action à l’initiative de la CGT et de l’UCR CGT les 12 et 28 septembre.

Montreuil le 10 août 2017


Ces militants vivent dans nos mémoires

Odile ALVAREZ, psychologue au C.R.O.P d’Ile De France dons les années 80, a été Déléguée Syndicale Régionale CGT où ses contributions ont été largement appréciées. Nous adressons toute notre sympathie à Pedro et sa famille.

Yves FRISONI (formateur à Verdun) était un militant CGT qui a beaucoup œuvré au niveau territorial (Délégué Syndical Régional CGT-AFPA de Lorraine + interprofessionnel) et au Bureau National du Syndicat CGT-AFPA. Yves répondait toujours présent quand il fallait se mobiliser contre les injustices, pour la défense de l’AFPA avec ses personnels et ses usagers, à l’Union Locale de Verdun et au Comité Régional CGT. Un camarade convaincu, fraternel, fidèle et humain nous a quittés, mais, il est bien présent dans nos pensées et nos mémoires.

Annette COPIN a été une grande camarade et un grand cœur au Siège de l’AFPA où elle était comptable et trésorière de la section CGT. Son sourire, son énergie, sa joie communicative, son attachement aux idées et aux convictions qui animaient la CGT-AFPA, et son sens de l’accueil resteront gravés dans nos esprits.


4 ans de « Refondation », 1 an d’EPIC, toujours la galère et toujours rien à l’horizon !

Absence de politique sociale, ateliers vides ou surchargés, hébergements délabrés, économies de bouts de chandelle, conditions de travail exécrables, « bon travail » empêché, absence de visibilité, trésorerie exsangue : toujours les mêmes sentiments de « panique à bord » et constats d’impuissance de la Direction générale !

C’est aux salariés et aux citoyens de réagir !

A l’AFPA, rien ne s’arrange et ça ne pourra plus durer longtemps comme ça !

  • Le passage en EPIC n’a rien résolu à la question cruciale de l’activité et donc à nos difficultés économiques.
  • La création d’une première filiale, puis d’une deuxième n’a fait que compliquer les choses et bloquer le processus de transformation.
  • L’activité avec les Conseils Régionaux se révèle catastrophique dans la plupart des régions ; partout les marchés sont en baisse et dans certaines régions, PDL, AURA, … la situation est dramatique !
  • L’organisation par l’Etat de la mise en concurrence de la formation professionnelle des privés d’emploi (y compris entre organismes publics) dégrade très fortement les prix de vente. En conséquence, la perte de qualité du service rendu, faute de moyens, met à mal la seule raison d’être de l’AFPA, son utilité sociale.
  • La trésorerie est au plus mal, la précarité s’accroît, les effectifs continuent de baisser, les salaires sont toujours gelés, les investissements toujours en berne, et la dette s’accroit.

Il est temps de réagir et de s’opposer car Gagner une autre AFPA reste possible !

Profitons de la journée d’action du 12 septembre 2017 pour signifier notre exigence d’une AFPA forte et cohérente dans ce qui constitue ses missions de service public.

Le 12 septembre partout des centres vides et des présences massives et visibles dans les manifestations de nos régions pour provoquer enfin une véritable décision de l’Etat et des Régions.

Le 12 septembre par des centres vides et la pression populaire dans les manifestations de nos régions, signifions à la direction de l’AFPA notre exaspération et notre exigence d’une AFPA efficace, au service des usagers, des entreprises et des territoires.

C’est une première étape essentielle avant l’ouverture de la réforme de la formation professionnelle.
C’est avec l’appui et les actions à venir du personnel et des usagers que continue le combat ! Par la mobilisation et dans l’action, tous ensemble, gagnons la nouvelle AFPA. La cgt est totalement déterminée à mener ce combat dans l’unité intersyndicale.

Montreuil, le 1er septembre 2017


L’Afpaïenne n° 6 – septembre 2017

Le Bureau National (BN) des retraités CGT de l’AFPA
Section des Retraités

Vos remarques, écrits, idées, illustrations sont les bienvenus pour nos prochains numéros de l’Afpaïenne.

Article numérisé à partir du document « papier »…

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BN des Retraités CGT AFPA du 7 septembre 2017