L’Afpaïenne n° 7 : l’information de la section CGT des retraités de l’AFPA

CGT retraités


LA SÉCURITÉ SOCIALE : socle de la protection sociale

La ” Sécu “, c’est la création du ” régime général “, avec 3 caractéristiques :

  • une caisse unique pour l’ensemble santé, famille, vieillesse, accidents du travail,
    maladies professionnelles ;
  • un taux unique interprofessionnel de cotisation ;
  • le tout géré par les salariés eux-mêmes.

C’est normal et cohérent, car la cotisation est du salaire, donc elle nous appartient ! Sans actionnaires, sans employeurs, sans prêteurs et sans même l’État !

Luttons pour la SécuDepuis la mise en place du ” régime général ” en 1946 par Ambroise Croizat à aujourd’hui, la Sécurité sociale a été construite dans une lutte politique de tous les instants par les militants et les forces de la CGT. Le combat politique n’a jamais cessé ! La “Sécu” a pris des coups, mais elle tient le coup !

Macron s’apprête à nouveau à tenter de la marginaliser et la réduire, par la CSG, une énième réforme des retraites, des exonérations de cotisations, des coupes budgétaires à l’hôpital, etc.

Alors que les salariés connaissent mal son histoire et son fonctionnement, le patronat est bien conscient de ses intérêts de classe pour réduire la Sécu et mieux exploiter le travail, maîtriser la valeur produite dans les entreprises par le travail, exercer son chantage à l’emploi, et enfin conditionner l’opinion par l’imposition de son langage et de son vocabulaire.

La ” Sécu ” est donc une création révolutionnaire qui unit la classe des travailleurs salariés en fondant une institution macroéconomique de première importance. Les cotisations représentent 17 % du PIB selon l’OCDE en 2016, record d’Europe. Elle ne doit rien au capitalisme ni à l’État, et elle est accessible et bénéficie à tous, dans l’égalité. Voilà l’insupportable pour la classe des profiteurs.

Comme à son commencement, l’institution de la Sécurité sociale est la propriété commune des salariés. Pour la CGT, c’est sacré. Continuons à la renforcer et reprenons son contrôle !

Pour plus d’infos, lire ” la défense de la sécurité sociale présenté par Henri Raynaud secrétaire de la CGT au Comité confédéral national des 14 et 15 janvier 1947, et sa préface par Bernard Friot. ” !

Zone d'informations réservée aux internautes CGT AFPA connectés. Pour y accéder, utiliser le menu ZONE RÉSERVÉE / Connexion (ou S'inscrire)...

Cliquez ici pour plus d’informations


NOTRE SYSTÈME DE SANTÉ

Propositions CGT pour répondre à l’urgence : difficultés d’accès aux soins, privatisation, déserts médicaux

Pendant près de 15 ans le nombre de médecins en formation a été divisé par 2 (8000 au début des années 80 contre 4000 actuellement). 15 % seulement sont admis au concours de fin de 1ère année. Par ailleurs, le nombre des spécialistes augmenté et dépasse celui des généralistes,

La CGT propose la suppression du « numerus clausus » et la liberté aux universités d’organiser les voies d’entrée dans les études de médecins.

Former davantage de généralistes serait aussi nécessaire, notamment pour répondre à des besoins nouveaux d’une population vieillissante : entretenir durablement le meilleur état de santé, et pas seulement « guérir ».

médecinLes médecins sont mal répartis sur le territoire. Les pouvoirs publics, pour y remédier, pourraient définir des zones d’installation, permettant un conventionnement, comme cela fonctionne pour les infirmiers.

Le mode d’exercice en cabinet isolé n’est plus adapté aux besoins et ne correspond plus aux aspirations des jeunes médecins. La rémunération à l’acte n’est plus adaptée au mode d’exercice actuel qui nécessite une collaboration entre de multiples professionnels organisant un parcours de soin adapté à chaque patient sans rupture entre la ville et l’hôpital.

La CGT propose l’ouverture de centres de santé gérés conjointement avec l’hôpital au niveau territorial. Il serait temps de mettre un frein au développement d’une médecine à but lucratif en réservant le conventionnement aux structures publiques et aux établissements privés non-marchands, tous fonctionnant avec du personnel sous statut de la fonction publique.

Il est également nécessaire de reconstruire un réseau d’hôpitaux de proximité répondant à une logique d’aménagement du territoire. Enfin, il serait temps de remettre en cause les ARS (agences régionales de santé) où le directeur général détient seul tous les pouvoirs. Le rétablissement de structures territoriales démocratiques est indispensable, où siégeraient des élus, des professionnels de santé, des syndicats de salariés et des représentants de la sécurité sociale.


RETRAITÉS ET FUTURS RETRAITÉS : TOUS CONCERNÉS

Printemps 2010 : suite à l’action menés par un autre syndicat, la complémentaire santé en vigueur à l’AFPA dégringole. La direction veut la remplacer par des dispositions unilatérales où il est question de doubler la cotisation salariale. Refus de la CGT : la direction finit par entendre raison et des négociations s’ouvrent dès l’automne.

Les revendications de la CGT concernent les actifs, mais aussi ceux qui quittent l’AFPA et risquent de se retrouver sans protection sociale parce qu’on exige d’eux un niveau de cotisation exorbitant pour continuer à y accéder : les salariés en fin de contrat précaire, les collègues poussés dehors pour des motifs divers et variés, et les retraités.

La CGT revendique que le contrat en cours de négociation leur soit ouvert et que l’AFPA y apporte sa contribution. C’est à dire une protection sociale solidaire, qui s’appuie sur les principes d’une sécurité sociale universelle et qui ne s’arrête pas aux murs de l’entreprise.

Ni la direction de l’AFPA, ni son prestataire ne l’entendent de cette oreille. Sur d’autres points nous obtenons satisfaction et nous signerons l’accord, validé par 63 % du personnel en novembre 2010. Mais le rapport de forces ne nous permet pas de contraindre l’employeur à mettre la main à la poche pour ceux qui quittent l’AFPA. Faut-il pour autant abandonner et accepter que l’accès aux soins dépende de la situation de la personne à un moment donné ? Nous savons bien que la reconquête d’une sécurité sociale universelle n’est pas à notre portée dans l’immédiat. Il n’empêche : nous voulons des droits qui demeurent attachés à la personne, quels que soient les aléas de la vie (âge, niveau de rémunération, etc.).

Au cours des négociations, la délégation CGT avait bénéficié de l’assistance efficace d’une équipe de la Mutuelle Familiale Centre Auvergne (MFCA). Un même attachement aux valeurs de solidarité, une même volonté d’agir pour la défense de la sécurité sociale avaient rendu possible ce partenariat.

La CGT décide donc d’engager une négociation avec la MFCA en vue d’un contrat frais de santé spécifique.

Un accord est signé en octobre 2011, à l’occasion du 28ème Congrès de la CGT AFPA. Très rapidement, des retraités vont y adhérer, et cette démarche va créer le buzz. L’Amicale des retraités de l’AFPA va demander à adhérer à l’accord.

La pression sera telle que l’AFPA et son prestataire assureur n’auront pas d’autre choix que d’entrouvrir leur complémentaire santé aux retraités.

Mutuale

Par la suite, quatre mutuelles et les Mutuelles Familiales vont se regrouper pour former Mutuale, qui reprendra le contrat signé avec la CGT AFPA. Avec Mutuale, nous n’avons pas affaire à un marchand de soupe, mais à une vraie mutuelle.

Mutuale logo 2L’accord qui nous lie à Mutuale est ouvert à tous les retraités comme à tous les salariés partis de l’AFPA. Il offre de réelles garanties en matière de couverture santé.

L’attachement aux valeurs de solidarité nous a conduit à proposer une cotisation unique (96,61 €) quel que soit l’âge de l’adhérent : pas question de rentrer dans la logique assurantielle qui veut que la cotisation augmente avec l’âge, c’est-à-dire avec la probabilité d’accidents de santé. Par contre la cotisation est moindre (76 €) avant 66 ans pour les salariés qui partiront à la retraite au cours de l’année 2018.

Cliquez ici pour plus d’informations


RETRAITES COMPLÉMENTAIRES : un accord sur le dos des salariés

La CGT a décidé de ne pas signer l’accord du 17 novembre dernier instituant à partir du 1er janvier 2019, un régime unique complémentaire. Cet accord mortifère, qui fera disparaître les régimes ARRCO et AGIRC, a des conséquences dramatiques pour les prestations.

Une baisse du montant des pensions : l’amélioration du solde financier des régimes complémentaires repose à 70% sur une baisse des pensions et à 30% sur une hausse des cotisations, essentiellement à charge des salariés.

Selon le COR (Conseil d’Orientation des Retraites), les pensions vont baisser d’au moins 9% du fait des effets respectifs et cumulés de la hausse de la valeur d’achat des points et de la baisse du montant des pensions versées.

La retraite c'est nous !

Cet accord prévoit de rehausser de 2% par an la valeur d’achat des points de retraite, qui se traduira par une baisse de 5% des retraites pour la génération 1985. De plus, ii décrète de fait la poursuite du gel de la revalorisation des pensions (en vigueur déjà depuis 2013) si l’inflation reste faible dans les 3 prochaines années.

Le report de l’âge de départ à la retraite L’accord définit un système de bonus-malus selon l’âge du départ. Les personnes nées après le premier janvier 1957 devront travailler une année supplémentaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Celles qui ne prolongeraient pas leur activité, se verraient appliquer un abattement de 10% sur le montant de leur pension complémentaire pendant 3 années.

La CGT s’oppose de toutes ses forces à cette disposition qui anticipe un nouveau recul de l’âge de départ en retraite.

Ces mesures et cet accord visent à contraindre les salariés, notamment les ingénieurs, cadres et techniciens, à épargner pour leurs vieux jours. C’est battre en brèche le système de retraite par répartition.

Cet accord désastreux servira de base au gouvernement Macron pour élaborer sa réforme des régimes de base et des régimes spéciaux. En gelant définitivement les ressources financières de ce nouveau régime, le MEDEF tente d’imposer la baisse généralisée des retraites. Comme en Grèce.

Mobilisons-nous pour défendre les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance (CNR), sauvegarder la richesse du système global de la Sécurité Sociale, et perpétuer pour les générations futures un système de retraites basé sur la répartition et la solidarité.

Cliquez ici pour plus d’informations

Cliquez là pour d’autres informations


Le Bureau National des Retraités CGT AFPA, février 2018

Tentative de suicide... ÇA SUFFIT !
Bonne année 2018 !