logo CGT AFPALe 22 Mai, je suis concerné·e car je défend :

  • Mes conditions de travail !
  • Une AFPA répondant aux besoins des citoyens !
  • Un service public de la formation professionnelle !

NOUVELLE OFFENSIVE CONTRE L’AFPA ET CONTRE SES SALARIES !

Les informations sont distillées au compte-goutte, mais on voit clairement se dessiner les attaques qui vont pleuvoir prochainement contre les salarié·e·s de l’AFPA !


Déjà, nos conditions de travail sont largement dégradées.

Nous devons palier sans arrêt aux manques de personnels, à un manque de volonté à développer l’AFPA, à une précarisation à outrance des emplois qui fragilise nos activités et les rendent pour tous plus difficiles à exercer (investissement productif = besoin de stabilité et de pérennité).
Nos missions sont chahutées, nos emplois sont bousculés. Les obligations et les contraintes se multiplient tandis que le respect et la reconnaissance du travail disparaissent.
Des modifications importantes impactent nos pratiques pédagogiques. Les finalités changent (adaptation au poste de travail au détriment de la qualification) en même temps que les modalités formatives se transforment (modules, entrées multiples et décalées, traitement de masse, etc.).
Nos formations diminuent, sont menacées. Nous subissons une concurrence qui n’est pas des plus loyale et dont les usagers font parfois les frais (la moins disance de prix des opérateurs n’est pas sans conséquence sur la qualité des prestations). Sans cesse nous vivons avec une épée de Damoclès au-dessus de nos activités. Aucun service n’est épargné.


Les dernières annonces de la direction, en réponse aux exigences du gouvernement, nous promettent pire encore :

Fermetures de formations, fermetures de centre, attaque des 35h, passage à du travail posté, dénonciation des accords (pour faire disparaître quels supposés avantages ?), etc. Une régression à laquelle il faut ajouter une contre-réforme de la formation professionnelle qui va rendre encore plus difficile pour les usagers l’accès à la formation professionnelle (fin du CIF, monétisation du CPF, plateforme numérique pour choisir sa formation etc). Ces évolutions vont engager à nouveau de profondes modifications de notre structure, de nos métiers et de la façon de les exercer.

Combien de temps allons-nous supporter cette régression, cette situation anxiogène, ces dégradations de nos services pour les usagers ?

Il est grand temps de démontrer à la direction et au gouvernement que nous, personnel de l’AFPA, nous ne laisserons pas se détériorer davantage nos conditions de travail ! Que nous ne laisserons pas détruire l’AFPA !


Il est temps d’agir !

La Direction sait où elle va, des centres vont être fermés, il est sûr que certains centres du Limousin sont dans le collimateur ! Certains pourraient être tenté de se dire : mon centre n’est pas menacé, ma formation est solide, à quoi bon se mettre en grève si ils ont décidé, etc., etc.
Mais un centre qui ferme c’est une menace pour tous les autres !
Une formation qui ferme c’est un risque pour toutes nos formations !


L’action, oui elle peut changer les choses ! 2 exemples récents en témoignent.

Le centre d’Egletons n’était pas dans la liste des centres dévolus par l’État à l’AFPA. Par la lutte nous avons gagné à ce qu’il le soit. Cette lutte n’a pas attendu que l’arrêté de dévolution paraisse, elle s’est engagée dès connaissance de la menace et cette réactivité a été payante !
La subvention hébergement/restauration devait s’arrêter fin 2017. Les conséquences auraient été pénalisantes pour nos futurs stagiaires, pour ces services et nos collègues des cuisines. Par la lutte nous avons réussi à la faire maintenir et à ce qu’elle prenne effet avant même que le conseil régional ne concrétise sa décision définitive !


Alors aujourd’hui, OUI il faut se mobiliser ! OUI Encore, et dès maintenant !

N’oublions pas que si l’AFPA est encore en vie, elle ne le doit qu’à nos mobilisations passées. Voilà pourquoi, depuis des années, un des enjeux est celui de gagner notre résignation en jouant à la fois sur les freins que nous avons su mettre, mais aussi sur les pilonnages incessants qui conditionnent les esprits à admettre l’inéluctable trajectoire et issue.

Alors ne cédons pas ! Ne soyons pas les propres artisans de notre régression et de nos désenchantements ! Résistons comme nous avons su déjà le faire ! Battons-nous et n’attendons pas que la direction et le gouvernement « tranche » !


LE 22 MAI, sera la journée des services publics.
Cette journée doit être la nôtre !


Porte voixLe 22 mai, c’est le moment de réaffirmer que nous rendons un service public, que nous voulons continuer à le rendre, que nos conditions de travail déterminent la qualité du service rendu, que l’AFPA doit vivre !
Ne croyez pas que ce jour-là nos revendications risquent d’être noyées parmi les autres ! La Direction regarde le taux de grévistes, et nos revendications seront portées aux décideurs, nous en sommes garants !


Alors n’attendons pas !
Le 22 mai, soyons en grève et dans les manifestations !


Pour nos conditions de travail !
Pour une AFPA unie et répondant convenablement aux besoins des citoyens !

Pour un grand service public de la formation professionnelle !

CRE Aquitaine de mai 2018
CRE Limousin d'avril 2018