LA RETRAITE et l’AFPA en danger, toutes et tous concernés

retraites

Notre système de retraite est un des meilleurs au monde, si ce n’est le meilleur.

Pourtant, le président de la République a décidé, par idéologie pure, de l’anéantir. Au nom du marché, on remet en cause le principe de solidarité qui fait la force de la protection sociale en France. Tout ce qui touche aux questions sociales comme la formation professionnelle, ou à la santé, est désormais considéré comme une dépense qu’il faut réduire.

Le projet présenté vise à nous faire travailler plus longtemps, avec une pension aléatoire en fonction d’une valeur de point fluctuante. C’est une gestion individualisée des retraites visant à opposer les professions entre elles.

Au contraire, la CGT considère que la protection sociale, la retraite, la formation professionnelle, et l’ensemble des services publics sont des investissements qu’il faut développer. Ils sont les symboles d’un pays moderne qui protège ses citoyens de la maladie, de la précarité et de la misère, car si nous considérons que notre système actuel doit évoluer, il n’est pas nécessaire d’en changer les fondements. Ainsi, pour réduire les inégalités de pensions entre les hommes et les femmes, il faudrait d’abord que ces dernières soient payées comme les hommes durant leur activité. À ce jour, et malgré de nombreuses déclarations présidentielles, cet écart ne se réduit pas, faute de mesures contraignantes pour les entreprises, notamment les plus grandes.

La CGT a proposé plusieurs pistes pour améliorer notre système :

  • L’égalité salariale entre les femmes et les hommes (+ 6,5 Md € pour la sécurité sociale).
  • Que toutes les formes de travail soient assujetties à cotisations, des employeurs ou donneurs d’ordre, à l’instar des travailleurs de plateformes face aux géants du numérique.

Nos revendications :

  • Un départ à la retraite à 60 ans à taux plein et un revenu de remplacement à 75 % du revenu net d’activité (calcul sur les 10 meilleures années ou les 6 derniers mois), minimum le Smic.
  • Que les années d’études soient prises en compte afin que les futures générations ne soient pas contraintes de partir à 70 ans.
  • Prendre en compte la pénibilité des métiers et étendre les dispositifs de départ anticipé existants.
  • Indexer les pensions sur les salaires et non sur les prix.

La retraite, ce n’est ni une affaire de spécialistes ni de techniciens de l’économie. C’est du concret.

À la CGT, nous croyons au débat, un débat contradictoire qui permet à chacune et chacun de se forger une opinion. Mais nous sommes également persuadés que pour se faire entendre, la mobilisation s’impose !

 Le 5 décembre 2019 tous en grève et en manifestation ! 


À quel âge vais-je pouvoir prendre ma retraite ? Avec combien ?

Les questions que tout le monde se pose et auxquelles il faut apporter des réponses concrètes.

Un exemple concret :

Je suis formateur expert à l’AFPA et j’ai 44 ans (né en 1975)

Ma retraite, c’est en… 2037

J’aurai alors 62 ans. J’aurai le droit d’arrêter de travailler et de toucher ma pension de retraite, à condition que, d’ici là, on ne bouge pas l’âge de départ à la retraite et que son montant soit suffisant pour vivre… Espérons que j’ai encore un travail et que je sois en bonne santé…

Aujourd’hui, les cadres qui partent à la retraite touchent environ 61 % du salaire net moyen (dans mon cas cela ferait 1222 €).

Mais, le Gouvernement dit qu’il veut réformer à moyens constants… Dans une démarche très idéologique, il considère que notre système de retraite coûte trop cher à la Nation et que de l’argent mis au service du bien commun, et non du privé, c’est forcément de l’argent mal utilisé.

Sauf qu’il y a de plus en plus de gens à la retraite. Et quand je travaille, je finance en direct les pensions des gens à la retraite et je constitue en même temps mes propres droits à retraite. C’est ce qu’on appelle la répartition. Avoir cotisé pendant des années me donnera ensuite droit de partir à la retraite à mon tour. Ma retraite représente un pourcentage prédéterminé de mon salaire de fin de carrière.

Ce que Macron ne dit pas, c’est que si on ne met pas + d’argent dans le système, nos retraites vont baisser.

Donc en 2037 ma retraite moyenne sera seulement à 53 % du salaire net moyen (dans mon cas cela ferait 1060 €).

Pourtant . . . il suffirait d’augmenter le taux des cotisations sur le salaire brut de 0.24 point chaque année jusqu’en 2037 pour garantir le même niveau de retraites qu’en 2019. Concrètement, ça voudrait dire chaque année 4,80 € de cotisations mensuelles en plus pour un salaire de 2000 euros, par exemple.

Donc, POUR NE PAS BAISSER NOS RETRAITES, il faudrait amener la part des cotisations à 15 % du PIB en 2037, contre un peu de moins de 14% aujourd’hui.

Pourquoi MACRON NE VEUT PAS FINANCER LES RETRAITES et préfère baisser ma pension ? Si je prévois que ma retraite sera faible, je vais sans doute épargner ou placer de l’argent. Et qui joue avec, et empoche cet argent ?

Ce sont évidemment les actionnaires, les assurances, et LES BANQUES !


 Le 5 décembre 2019 tous en grève et en manifestation ! 

BN des retraités CGT-AFPA du 5 septembre 2019