logo CGT AFPALe fait de la princesse ou la fée des princes ?

Dans une période de réductions d’emplois et de rigueur salariale, la logique voudrait que la politique salariale de l’encadrement supérieur soit exemplaire.

Bref, que les efforts fournis par la direction générale soient au même niveau que les efforts demandés aux salariés, voire plus.

Après tout, la Directrice Générale, censée montrer l’exemple, se doit d’être irréprochable, surtout quand elle projette de licencier un quart du personnel, de fermer des centres et assécher financièrement les salariés.

Exemplarité : Il semblerait que non !!!

En effet, des augmentations individuelles ont été distribuées principalement aux classes hiérarchiques supérieurs (*) et des recrutements non justifiés ont été réalisés très récemment, en catimini au sein de la direction générale.

Pour nos dirigeants, les restrictions ne sont pas à l’ordre du jour, les efforts doivent être faits par les « autres », c’est-à-dire les petites gens qui portent à bout de bras depuis plus de 10 ans l’AFPA mais en aucun cas par cette « petite nomenklatura ».
Tels des vampires, ces derniers n’ont qu’une envie, se nourrir sur la bête jusqu’à la dernière goutte de sang en stigmatisant ceux qui œuvrent à la maintenir en vie, c’est-à-dire les salariés de la base.

Comment pourrait-on penser autrement quand la direction générale n’hésite pas à multiplier son staff moins de deux mois avant l’annonce d’un projet de restructuration entrainant la suppression d’un quart des d’emploi.

En termes de déloyauté envers le personnel, on ne peut pas mieux faire (quoique…).

En effet, pas moins de 6 recrutements sur les deux derniers mois, tous à l’externe (9 depuis le début de l’année).

C’est :

  • 4 postes de directeurs groupe 2 qui ont été recrutés (3 créés, 1 remplacement),
  • 1 poste de directeur groupe 3, spécialement embauché pour pouvoir mieux licencier et qui est dans l’incapacité de répondre aux questions des élus,
  • 1 directeur groupe 1,
  • 2 postes de chargés de missions-chefs de projets, alors que plusieurs de ces mêmes postes sont supprimés sur le siège,
  • 1 poste de juriste.

À l’heure où l’institution projette de se séparer d’une partie de son personnel (suppression de 1995 postes maximum), cette direction n’hésite pas à recruter à l’externe des directeurs certainement trop chers payés pour l’utilité et la méconnaissance qu’ils peuvent avoir pour l’agence, en tout cas bien loin de l’appointement minium de l’emploi et de surcroit sur des postes qui auraient certainement pu être plus efficacement pourvus en interne.

Combien de postes pourraient être sauvés ou auraient pu être sauvés si la DG n’avait pas procédé à ces recrutements ?

Le double, le triple, certainement plus si l’on considère le salaire moyen à l’AFPA.

Alors que les salaires sont gelés depuis plus de huit ans ;

  • que le non-remplacement systématique des départs a pour conséquence une augmentation de la charge de travail des salariés et une dégradation des conditions de travail ;
  • que les formateurs manquent de tout, matériel, matériaux et moyens pour mener leurs missions à bien ;
  • que les salariés souffrent dans leurs conditions de travail, certains étant à la limite du burn-out ;
  • que le personnel ne sait plus où donner de la tête en raison d’un surcroît de travail (la quantité de travail réel est bien supérieure à ce qui est prescrit) ;

La directrice Générale n’hésite pas s’entourer d’une petite « cour » dont on peut se poser la question de l’utilité pour l’agence et de l’impact sur ses résultats.

La CGT dénonce cette politique visant à favoriser les classes supérieures au détriment des « autres ».

Nous n’avons que défiance pour cette direction dont l’intérêt personnel prime sur l’intérêt collectif.

Il est urgent d’avoir une directrice générale loyale envers l’institution, respectueuse de son personnel et véritablement investie dans nos missions de service public.


(*) Le rapport APEX sur les rémunérations ainsi que le bilan NAO sont édifiants sur ce sujet

Montreuil, le 12 décembre 2018

Les vœux de la CGT-AFPA
Toutes et tous en grève le vendredi 14 décembre