La CGT AFPA appelle l’ensemble des salariés à rejoindre le mouvement du 16 juin 2020, par la grève et les manifestations, afin de soutenir le personnel hospitalier. Exiger le progrès social et environnemental, c’est possible et urgent !

logo cgt

La crise sanitaire l’a mis en exergue, les politiques publiques menées depuis des décennies ont totalement démantelé la santé publique au profit du « tout administratif », du « tout rentable », du « tout comptable », du « tout concurrence ». Au nom du profit à court terme, les suppressions de lits, les fusions de services, les partenariats publics/privés, la gouvernance des Agences Régionales de Santé (qui ont fait la preuve de leur incurie durant les dernières semaines), la tarification à l’acte ont engendré la grave crise de l’hôpital public que dénonce la CGT depuis des années.

Comment ne pas faire le lien avec ce qui se passe dans la formation professionnelle ?

Les crises successives que connait l’AFPA depuis des décennies relèvent de la même logique et le gouvernement ne semble toujours pas prendre la mesure de ce que la formation professionnelle qualifiante peut apporter à l’aune d’une crise économique et sociale majeure. Débloquant 1 milliard uniquement pour l’apprentissage, évoquant de timides et très floues tentatives de redéfinir le PIC ou le CPF, il est pourtant urgent d’investir dans l’outil AFPA, qui n’a jamais cessé de démontrer son utilité sociale par l’investissement constant de ses salariés.

Soigner plutôt que compter, former plutôt que chômer !

Avec 840 000 chômeurs supplémentaires au mois d’avril, et ce n’est que le début, ce n’est pas en poursuivant l’affaiblissement de son EPIC que l’État pourra aider les milliers d’actifs à retrouver une solution d’emploi durable. Ainsi, « le jour d’après » doit permettre :

  • Que chaque privé d’emploi puisse se former pour retrouver rapidement un travail digne et de le préserver quand un salarié est confronté au chômage partiel ou au licenciement
  • de ne plus masquer les conséquences d’années de politiques d’austérité, notamment sur la santé, en effectuant les changements nécessaires pour que l’ensemble du service public soit organisé sans notion de rentabilité ou de productivité, mais avec soucis d’efficacité
  • d’arrêter la casse des droits sociaux et de la protection sociale des travailleurs
  • de réduire les inégalités et d’endiguer la pauvreté
  • de favoriser la mise en place d’un autre projet de société respectueux de l’humain et de l’environnement.

Du balcon à la rue, transformons nos applaudissements en action !

Montreuil, le 12 juin 2020

CSEE Région SUD 17 juin 2020
Mobilisons-nous ensemble le 16 juin 2020