L’INFO – CRE AVRIL 2016

Le chemin est long du projet à la chose.

Molière – Le Tartuffe (1622 – 1673)

 

Déclaration CGT en préambule du CRE : prenez-en attentivement connaissance car elle résulte de remontées des centres où les conditions de travail apparaissent compliquées !

 

Point sur les événements marquants :

  1. Au niveau national, statut quo au niveau de la transformation de l’AFPA en EPIC/SCIC, un peu de retard est pris.
  2. Au niveau régional, les commandes du CRB sur le plan 500 000 sont « tombées ». La délégation CGT veillera à l’impact sur les RH et les moyens.
  3. Au niveau local, n’hésitez pas à faire remonter à vos élu-e-s CGT tous les dysfonctionnements qui contribueraient à la dégradation de vos conditions de travail.

Les informations à l’initiative du président :

  1. Renouvellement du mandat d’Yves BAROU

Comme nous l’indique Olivier LABAT, le président BAROU a vu son mandat renouvelé (cf message à tout le personnel) et les 2 grands chantiers auxquels il va s’atteler sont :

  • La transformation juridique de l’association en EPIC/SCIC, qui est une forme d’aboutissement de la refondation ;
  • La réussite du plan 500 000.
  1. 2.       Relations avec le Conseil Régional et Madame BREARD

Le président nous fait part de la désignation de Madame BREARD par l’ARF comme membre du conseil d’orientation de l’AFPA. Cette décision n’est pas neutre car cela indique que Jean Yves LE DRIAN a souhaité que le Conseil Régional de Bretagne soit présent dans la conduite des affaires de l’AFPA.

Madame BREARD a aussi été nommée membre du CNEFOP (Conseil National de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelles), ce qui laisse entrevoir qu’elle disposera de toutes les informations sur le pilotage de la formation professionnelle en Bretagne. Ainsi, elle a fait part de son souhait que la prochaine commission sur la formation professionnelle ait lieu dans un centre AFPA, à Langueux, et vraisemblablement le 25 mai prochain.  Monsieur SADOC y présenterait les innovations pédagogiques de l’AFPA, l’objectif étant que Madame BREARD puisse saisir davantage les enjeux internes et externes de l’association. Le président rappelle que l’AFPA n’a d’utilité que lorsqu’elle révèle son « utilité sociale ».

  1. 3.       Impact du plan 500 000 sur l’activité de l’AFPA BRETAGNE

Le président nous indique que les commandes du Conseil Régional de Bretagne nous sont enfin parvenues à cette mi-avril. Voici dans les grandes lignes ce que l’AFPA BRETAGNE a obtenu :

  • Les bons de commande n° 2 du PBF viennent compléter les marchés déjà acquis, et ce, à hauteur de la « fourchette haute » prévue à l’appel d’offres. Cela n’était pas garanti hors plan 500 000. La programmation des actions se fera jusqu’au 31/08/2017.
  • Un abondement de 15 % de places complémentaires intervient aussi sur certains marchés avec une programmation à faire avant fin août 2016.
  • Des commandes, appelées « marchés similaires », interviennent également et s’appuient sur des marchés existants (comme plateforme bâtiment mais avec ciblage d’autres lieux parfois). Cela représente 10 à 12 commandes pour 12 stagiaires supplémentaires à chaque fois (ex. AEB à Langueux).

En guise de conclusion, le président confirme que cela est en adéquation avec les projections budgétaires de l’AFPA BRETAGNE. Cela représente un potentiel de 520 entrées supplémentaires en Bretagne, et sur des titres professionnels. A cela s’ajouteraient possiblement des parcours « compétences transverses » (environ 100 parcours en partenariat avec le GRETA et le CLPS), un nouvel appel d’offres PBF (ciblage de formations non existantes et dans le cadre de l’offre numérique), qui sera lancé courant mai pour de nouvelles entrées en septembre/octobre 2016. Les commandes Pôle Emploi viennent aussi se greffer à tout cela. Le prochain CODIR (21 & 22 avril 2016) sera centré sur la programmation des actions, tant en termes de plannings, mobilisation des RH adéquates, des locaux…

La délégation CGT rappelle qu’elle sera très attentive à la mise en œuvre du plan 500 000 dans les centres, tant en termes d’impact sur les emplois que sur les conditions de travail. Ainsi, n’hésitez  pas à avertir vos élu-e-s CGT dès lors que des dysfonctionnements ou une dégradation de vos conditions de travail apparaissent.

Le Président et le DRH-DS indiquent que lorsque des besoins seront formellement remontés par les centres, les contrats CDD de formateurs-trices pourront effectivement débuter jusqu’à 3 semaines avant le démarrage des actions. Les services administratifs, qui vont voir leurs activités augmenter, pourraient aussi bénéficier d’appui supplémentaire, ce qui est déjà le cas à Rennes, Saint-Malo et Loudéac. Dans le cadre du plan 500 000, la politique RH évolue vers plus d’anticipation et des offres d’emploi « fleurissent » sur des sites comme Indeed afin de repérer des personnes susceptibles d’intervenir sur de futures actions non encore obtenues. Cette démarche de sourcing est pilotée par le national afin d’aider les régions.

Ce changement dans les pratiques est à suivre de près. Ainsi, pour les managers de formation, la procédure est d’exprimer un besoin RH auprès du service des itinérants, c’est ce qui déclenche l’enregistrement de celui-ci sur MAGISTER, la base de données RH nationale qui recensent les personnels CDI ou CDD disponibles et dont les profils ont été validés.

N’hésitez pas, chacun et chacune à votre niveau, à nous indiquer si, sur le terrain, vous voyez les effets de ces changements.

Présentation du point Conseil en Formation de RENNES

Françoise LE MEN, directrice de la ligne Conseil en Formation, intervient pour nous apporter des précisions sur le projet de mise en place du Point Conseil en Formation, 12 avenue Fréville à RENNES. Ce projet mûrit depuis 6 à 8 mois et l’ouverture est prévue pour le 17 mai prochain. Il s’agira d’un espace ouvert au public et dédié au sourcing de candidats potentiels de type CIF, CSP, AIF, CPF mais aussi des candidats à l’alternance et des demandeurs d’emploi. L’objectif est d’apporter aux visiteurs un premier niveau d’information et de leur proposer, chaque fois que c’est possible, un rendez-vous dans un centre AFPA. 7 salarié-e-s de la ligne CF vont être mobilisé-e-s sur cette action, à raison d’une journée par semaine. Les horaires d’ouverture seront les suivants : du mardi au jeudi, de 10h00 à 13h00 puis de 15h00 à18h30. Cette amplitude a été choisie dans l’optique de « drainer » un maximum de flux mais pourra être adaptée au cours de l’expérimentation. Ce point conseil ne se substitue pas aux autres activités de la ligne CF mais en constitue seulement une modalité nouvelle, un canal supplémentaire. La démarche est expérimentale et inédite en France (hormis une expérience en Picardie, somme toute plus traditionnelle) et elle fera l’objet d’analyses (flux, typologie du public, informations demandées, nombre de rendez-vous fixés et honorés…) avant déploiement sur d’autres sites bretons, dont le contexte et les potentialités devront être évalués car différents de la situation favorable du point de la DR.

La délégation CGT demande si l’adhésion des RH concernées a bien été recherchée ? Françoise LE MEN précise que les équipes ont manifesté de « l’enthousiasme » mais aussi une inquiétude quant à leur capacité « à faire ça ». Elle indique qu’il ne s’agit pas d’un changement de métier et que le personnel sera accompagné par elle-même et Maryse Ambeaud dans le déploiement de cette activité. Ainsi, il a été décidé de la mise en place d’une permanence tournante, en binôme, sur 6 plages horaires dans la semaine et le local sera muni de 2 ordinateurs équipés des outils de travail nécessaires, ce qui permettra aux personnes de continuer leurs activités habituelles au cas où le flux serait faible. La délégation CGT attire aussi l’attention de la direction sur la nécessaire confidentialité à préserver lors de l’accueil des candidats. Cette question a été évoquée et le cadre fixé, 1er niveau d’information, ne devrait pas, selon la directrice, donner lieu à des échanges de nature « confidentielle », sans compter que les salarié-e-s mobilisé-e-s sont d’ores et déjà sensibles à cette question.

A compter du 21 avril, les personnels de la DR et du centre AFPA de Rennes seront conviés à découvrir cet espace. Bien évidemment, il est ouvert à tout personnel qui souhaiterait le visiter. L’ouverture du Point Conseil fera aussi l’objet d’une communication externe avec une parution dans la presse locale prévue semaines 21 & 23, une information auprès des téléconseillers Acticall, et plus tard, après les bilans prévus à J+30 et J+60, vers les partenaires et les prescripteurs.

DIVERS

*  L’audit externe Qualité pour la certification ISO 9001, initialement prévu début mai 2016, a été reporté à début juillet 2016. Lors de l’audit interne mené en février, des non-conformités majeures ont été relevées, ce qui explique ce report. Un plan d’actions a été mis en place pour y remédier.

Pour ce qui est de l’action CLEA (socle de connaissances et de compétences professionnelles), l’AFPA a mandat de procéder à l’évaluation et à la certification (AFPA TRANSITIONS). Pour ce qui est de la formation des demandeurs d’emploi, ce sont le GRETA et le CLPS qui ont été retenus. CLEA constitue le premier certificat interprofessionnel reconnu par tous, accessible à tous et il complète la certification obtenue sur un titre, et ce sur 7 items comportant 28 modules comme « améliorer ses écrits professionnels », « se repérer dans l’espace », « connaître les fonctions de base pour utiliser un ordinateur »… Une expérimentation est actuellement en cours à LANGUEUX. Le produit plaît mais la manière de conduire les opérations doit être revue et adaptée afin d’être plus souple (chronophage). Si l’AFPA propose CLEA à des grands comptes comme la SNCF pour la formation de leurs salarié-e-s, une organisation pédagogique efficiente reste à trouver. Le président indique que l’activité générée par le plan 500 000 empêche une mobilisation de grande ampleur sur ce sujet.

 

Déclaration CGT au CRE du 21 avril 2016

Monsieur le Président,

Le syndicat CGT de l’AFPA Bretagne se doit de vous interpeller sur les conditions de travail que vivent, de plus en plus mal aujourd’hui, une grande majorité de nos collègues. Notre intervention relaye celles formulées via les CHSCT et les démarches de leurs élu-e-s.

Nous sommes témoins de difficultés trouvant leur origine dans :

  • un nombre trop élevé de stagiaires,
  • des interventions simultanées sur plusieurs titres,
  • des locaux  non-conformes à la réglementation,
  • des insuffisances d’outillages et autres (MO/PO),
  • des injonctions paradoxales émanant du management,

et ceci afin de mener à bien des formations de qualité.

Ces situations génèrent de la souffrance.

Le recrutement de CDI et de CDD insuffisamment préparés à intervenir en formation (ressources pédagogiques inexistantes ou obsolètes) conduisent aussi à cette souffrance.

Ces situations impactent l’ensemble du personnel des centres.

La situation est préoccupante et risque de s’aggraver avec la montée en puissance du plan 500 000.

Il vous appartient de veiller aux principes généraux de prévention prévus dans le code du travail, en particulier la prévention collective des risques psychosociaux.

En application de la directive-cadre européenne 89/391/CEE, la loi définit une obligation générale de sécurité qui incombe à l’employeur.

Ainsi nous ne citerons que les articles suivants :

Article L 4121-1 du code du travail : L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.

Ces mesures comprennent :

1°Des actions de prévention des risques professionnels,

2° Des actions d’information et de formation,

3° La mise en place d’une organisation et des moyens adaptés.

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Article L 4121-2 du code du travail stipule que l’employeur met en œuvre les mesures prévues à l’article L. 4121-1 sur le fondement des principes généraux de prévention suivants :

  1. Éviter les risques
  2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités
  3. Combattre les risques à la source
  4. Adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé
  5. Tenir compte de l’état d’évolution de la technique
  6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou ce qui l’est moins
  7. Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral, tel qu’il est défini à l’article L. 1152-1
  8. Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle
  9. Donner les instructions appropriées aux travailleurs

Article L4121-3 du code du travail : L’employeur, compte tenu de la nature des activités de l’établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail.

A la suite de cette évaluation, l’employeur met en œuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il intègre ces actions et ces méthodes dans l’ensemble des activités de l’établissement et à tous les niveaux de l’encadrement.

Article L4121-4 du code du travail : Lorsqu’il confie des tâches à un travailleur, l’employeur, compte tenu de la nature des activités de l’établissement, prend enconsidération les capacités de l’intéressé à mettre en œuvre les précautions nécessaires pour la santé et la sécurité.

Dans ce cadre, nous vous demandons de faire respecter le droit et les articles sus évoqués auprès des différents établissements de l’AFPA Bretagne, et ceci en lien avec les CHSCT.

Nous nous interrogeons sur votre implication authentique dans le « mieux travailler ensemble » (cf votre note du 29 janvier 2016 à l’ensemble du personnel).

Vous l’aurez compris, il y a urgence à procéder à des analyses in situ et répondre au plus vite à des collègues au « bout du rouleau ».

La CGT sera attentive au portage et au développement de ce dossier par vos soins.

 

Prochain CRE le 18 mai 2016 au centre de Langueux

Compte Rendu CRE Bretagne Mai 2016