logo CGT AFPAÇA SUFFIT !

Il est des jours ou l’on se demande si l’étymologie du mot « travail » n’est pas usurpée. Cette hypothèse qui veut que l’origine de ce mot provienne d’un instrument de torture romain nommé « tripalium » et qui conforte l’idée selon laquelle le travail serait, intrinsèquement, une souffrance, voire un supplice n’a jamais été aussi vrai.

En effet, après un acharnement sans commune mesure de la part de la direction, le secrétaire du CHSCT itinérants a tenté de mettre fin à ses jours, le 30 janvier 2018.

Celui-ci a été retrouvé pendu dans son garage et il a fallu l’intervention rapide de son épouse pour éviter le pire.

Comment le travail peut-il amener à de telles extrémités et une personne à vouloir mettre fin à ses jours ?

Comment une direction peut-elle broyer mécaniquement, patiemment et méthodiquement quelqu’un sous prétexte « qu’elle est dans son bon droit » ?

Le crime de ce formateur : avoir gonflé des factures pour un préjudice d’abord estimé par la direction inférieur à 800 € sur les trois dernières années, alors qu’après vérification, celui-ci n’excède pas 350 €.

Bien loin des montants astronomiques que certains membres de la direction générale se sont appropriés en un temps pas si lointain : une épouse d’un ancien directeur régional avec deux indemnités GPEEC de 80 000 € en deux ans (l’une pour l’aller, l’autre pour le retour), un ancien directeur général avec certaines dépenses somptuaires, des primes gratifiantes aux montants indécents, etc.

Et encore, puisqu’il semblerait que de tels procédés perdurent et c’est peut-être la raison pour laquelle la direction ne veut pas communiquer sur les primes versées l’année dernière.

Qu’importe tout cela, la direction générale dans sa grande sagesse a estimé que ce salarié est coupable d’une faute d’une gravité telle que son maintien sur son emploi est préjudiciable au bon fonctionnement de l’établissement.

Cet écart est intolérable pour la direction, le salaire des « petites gens » de surcroît bloqué depuis tant d’années doit suffire amplement.

Il faut en faire un exemple, le licencier et qu’importe les dégâts collatéraux.

Il faut le mettre à pied immédiatement et peu importe l’inégalité et l’iniquité de traitement dont il fait l’objet.

En effet, d’autres salariés pour des sommes plus importantes n’ont pas subi le même traitement et ont fait l’objet de sanctions atténuées.

Ce que la CGT ne dénonce aucunement, l’AFPA ayant fait preuve de discernement pour ces cas et cela est très bien.

Tout dans ce dossier est à charge, l’AFPA a cherché, a étoffer le dossier afin de lui donner une consistance pour pouvoir licencier un secrétaire de CHSCT devenu gênant.

Rien d’autre ne peut justifier l’iniquité et l’inégalité de traitement dont celui-ci est victime.

Mis à pied depuis presque deux mois, isolé socialement puisque qu’aucune mission ne lui a été proposée, une épée de Damoclès nommée « licenciement pour faute grave » au-dessus de la tête a eu raison de sa santé.

Celui-ci avait été hospitalisé deux fois suite à une pression trop forte.

Qu’importe, lentement, patiemment celui-ci a été broyé jusqu’à ce qu’il envisage le pire.

Nous pensons à notre ami, à son épouse et à ses cinq enfants.


Montreuil, le 31 janvier 2018

BN des Retraités CGT-AFPA du 15 février 2018
L'Afpaïenne n° 7 de février 2018