Au IVe congrès de l’American Fédération of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s’étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

Le 1er mai 1886, aux États-Unis,  200 000 travailleurs obtiennent la journée de huit heures grâce à une forte pression des syndicats. Mais d’autres, moins chanceux, au nombre d’environ 340 000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

Un affrontement avec la police cause la mort de plusieurs personnes.

En souvenir de cette victoire amère, les syndicats européens instituent quelques années plus tard une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs » destinée à se renouveler tous les 1er mai. Cette journée est aujourd’hui appelée « Fête du Travail », bien que l’expression prête à confusion (on ne fête pas le travail à proprement parler mais l’on honore les travailleurs).

La IIème Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès en 1889. Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômées), sachant que jusque-là, il était habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n’a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

Dès l’année suivante, le 1er mai 1890, des ouvriers font grève et défilent, un triangle rouge à la boutonnière pour symboliser le partage de la journée en trois : travail, sommeil, loisir.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont huit de moins de 21 ans.

Mes camarades, ne soyez pas amnésiques, nous sommes dans le 3ème tour dit « social » des présidentielles ; et avant les législatives, nous la CGT, nous ne lâcherons rien !

Nous revendiquons haut et fort, la semaine de 32 heures et nous combattrons pour le plein emploi.

En effet, avec 6 millions de chômeurs et 11 millions de sans emploi, la solution n’est pas le capital mais le partage du travail.

Mes camarades, au vue de ce qui se profile des présidentielles, nous aurons  un combat : Nos ennemis qui sont la xénophobie, le racisme et la finance. Nous aurons dans les prochains mois à durcir le mouvement et le rapport de force.

Je vous invite d’ores et déjà, à créer des caisses de grève et / ou des caisses de solidarité face à ce patronat scélérat qui n’aura de cesse de supprimer nos conquis.

Mes camarades, l’heure est grave mais l’histoire me revient en mémoire : quoiqu’il advienne, octobre 1917 restera le mois de la révolution bolchévique. Préparons nous à un octobre rouge face à un patronat sans vergogne !

Cette allocution se veut déterminante quant à notre avenir, car quel que soit notre président/présidente, nous ne transigerons pas sur nos conquis sociaux et lutterons par tous les moyens car la CGT a toujours été critique, offensive et force de propositions !

logo CGT AFPAMes camarades, je vous appelle plus que jamais à entrer en résistance : préparons-nous à un octobre rouge en 2017 !

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE COMPANEROS !

392 visites au total, 4 aujourd’hui

CRE Provence-Alpes-Côte d'Azur mai 2017
CRE Provence-Alpes-Côte d'Azur Avril 2017