ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES À L’AFPA
DU 2 AU 5 DÉCEMBRE 2019

VOTEZ CGT POUR LA QUALITÉ DU TRAVAIL ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

« Les formateurs s’interrogent beaucoup sur l’avenir de leur métier à l’AFPA et le sens de leur travail aujourd’hui, dans ce nouveau contexte encore appelé à changer. Ils sont inquiets aussi sur la qualité de la prestation de l’AFPA : ‘’Si mon travail, c’est seulement alimenter un dispositif économique, ce n’est pas intéressant ‘’».
Ces verbatim ne sont pas récents et pourtant chacun peut s’y reconnaitre. Ils sont extraits du livre noir des conditions de travail, réalisé par la commission des conditions de travail du CCE en avril 2012…

Aujourd’hui, nous sommes encore bien trop nombreux à travailler en mode dégradé, sans pouvoir faire notre travail correctement et en perdant le sens de notre travail, faute de valeurs communes et d’éthique professionnelle qui ont été mises à mal par une gestion purement comptable. Ces multiples contradictions auxquelles il nous faut faire face au quotidien finissent par altérer notre santé mentale et physique.

De fait, l’énergie déployée pour assurer aujourd’hui notre travail se mesure entre autres par le nombre de mails restés sans réponse. Le contact direct et régulier avec le manager devient de plus en plus compliqué. Noyés dans l’alimentation de tableaux Excel, toujours à courir après des remplacements en urgence, l’encadrement n’arrive plus à sortir de la défiance pour recréer un management de confiance et de soutien.

Les injonctions paradoxales sont devenues légion. Alors que la situation économique de l’Agence n’a cessé de se dégrader, combien d’opportunités ratées ? De candidats potentiels jamais rappelés ? D’entreprises oubliées ? De secteurs entiers délaissés par les commerciaux poussés à faire des choix absurdes pour prioriser leur portefeuille ?

Les moyens humains, matériels et organisationnels sont devenus si pauvres et si difficiles à mobiliser, que les conséquences sur l’investissement au travail et la qualité du travail se sont continuellement dégradées. Le coût de l’absentéisme est devenu critique et il ne date pas d’hier.

Avec un projet de direction qui ne résonne pas auprès des salariés et qui entraîne des conflits de valeurs, les attentes au travail et le sens de notre travail finissent par s’étioler. Ajouté à une mauvaise prise en compte de la charge de travail présente et à venir, des contours de responsabilités hiérarchiques flous ou qui se superposent, il est indispensable de prendre le sujet de la qualité du travail, du sens au travail et de nos conditions d’exercices, avec le plus grand sérieux.

Il ne s’agit pas de noircir un tableau ou d’agiter des chiffons rouges. Il s’agit de regarder objectivement les problèmes, y faire face ensemble avec en ligne de mire la satisfaction du travail bien fait au service des usagers, avec un collectif soudé, des moyens adaptés et fonctionnels. Nous le devons pour tous ces publics en difficulté qui attendent de nous cette attention particulière, pour un meilleur avenir.

À la CGT, nous revendiquons :

  • La réactivation des collectifs de travail pour échanger sur nos pratiques professionnelles et se réapproprier du sens au travail
    Assez de schémas d’organisations conçus hors sol ou enfermés dans une procédure. Le personnel connait mieux que personne la manière de parvenir à une meilleure pratique professionnelle. Il suffit de lui donner le temps pour penser collectivement, ce qui favorisera la réappropriation de son travail et d’y trouver plus de sens.

 

  • Le respect des qualifications et des compétences de chacun
    Ce n’est pas au travers d’une polyvalence élargie (qui finira par être imposée à beaucoup) que la qualité sera au rendez-vous. Sans cloisonner, il est possible de mieux coordonner. Fusionner les emplois ajoutera de la confusion et de la perte de sens. Former n’est pas accompagner. Accompagner n’est pas former. Mieux vaut créer des ponts qu’ignorer ces différences !

 

  • Les moyens nécessaires à l’exécution de nos missions
    Il est devenu presque habituel de devoir faire sans matière d’œuvre adaptée ni en quantité suffisante, dans les délais. Le fatalisme gagne celles et ceux qui doivent arrêter le travail de saisie, faute de réseaux informatiques fiables ou de logiciels performants. Le temps passé à multiplier les actes métiers sur des dizaines de logiciels et autres outils de suivi épuise. Faute de moyens ou d’organisation efficace, il est parfois difficile de tout facturer et encaisser ! Un comble !

 

  • Le droit de refuser de faire une mission en décalage avec nos compétences et/ou nos valeurs
    Le glissement des personnels d’appui vers le nouveau métier d’assistant de formation peut créer des opportunités, mais aussi de profondes inquiétudes si le volontariat laissait place à des injonctions ou des chantages à l’emploi. Faire la transition entre différents domaines ne s’improvise pas et ne s’impose pas. Surtout avec des publics souvent en situation de fragilité sociale importante.

 

  • L’aménagement du temps de travail et des missions des salariés en fin de carrière
    Parce que l’usure professionnelle existe dans les métiers où le contact avec le public est central, l’AFPA doit prendre en compte ses salariés en fin de carrière et trouver des solutions pour tenir compte de l’expérience acquise, de sa transmission, tout en conservant des conditions de travail favorables et adaptées.

VOTEZ CGT POUR LA QUALITÉ DU TRAVAIL ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL

Votez CGT pour la reconnaissance des réalités des métiers et leur revalorisation
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