ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES À L’AFPA
DU 2 AU 5 DÉCEMBRE 2019

VOTEZ CGT POUR LA RECONNAISSANCE DES RÉALITÉS DES MÉTIERS ET LEUR REVALORISATION

Depuis 10 ans, nous n’avons pas eu d’augmentation générale des salaires, ce qui représente une perte de pouvoir d’achat équivalente à environ un mois de salaire. Et sur les quelques AI et promotions attribuées chaque année, la plus grosse part de la tartelette revient aux classes supérieures ! La mauvaise situation économique de l’AFPA doit être l’affaire de tous ou de personne. Mais il est aujourd’hui intolérable d’observer des promotions pour quelques-uns, dont la répartition creuse les inégalités, et qui accentuent les sentiments d’injustice et de défiance.

Pourtant, depuis toutes ces années, le personnel n’a pas failli pour toujours plus compenser les manques d’effectifs, combler le vide managérial, atténuer les effets de désorganisations successives…tout cela pour s’entendre dire qu’il faudra être demain encore plus « agile » ? En travaillant plus pour gagner moins ?

La réalité des métiers d’aujourd’hui dépasse largement le contenu du référentiel interne, quand il existe. Les superpositions d’activités, de missions aboutissent à une polyvalence bien souvent devenue une polyviolence. Parfois « couteau suisse », parfois « bouche trou », la direction utilise CDD et CDI au gré des urgences, sans reconnaitre les métiers pour ce qu’ils sont, mais puisant dans un vivier de compétences jetables et corvéables par le truchement de la précarité ou de la menace culpabilisante de sous-activité.

Alors que nous avons subi plusieurs chocs ces 10 dernières années (transfert de l’orientation, disparition de l’INOIP, INMF, non-remplacement des départs, PSE…) aucun travail de fond n’a été réalisé pour mettre à jour toutes les transformations des métiers observées depuis.

Il y a pourtant plus en plus de situations où des salariés encadrent des projets, réalisés opérationnellement par des collègues de classification supérieure, créant des incompréhensions et tensions inutiles par comparaisons de salaire ou de diplômes.

Des ateliers ou prestations sont confiés à des personnes surqualifiées au regard des compétences nécessaires pour les réaliser. Ces situations conduisent parfois à du « Bore out » ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui.

Parfois méprisés ou discrètement effacés des organigrammes, parfois sans fiche de poste, certains métiers mériteraient d’être au contraire reconnus et mis en avant dans nos nouvelles missions d’accompagnement (ASE, référent VAE, psychologue…).

Ce sont autant de situations qui imposent de reconnaitre enfin la réalité des métiers et de décider d’une revalorisation générale en conséquence. À ce titre, par ses actions et interventions, la CGT a déjà gagné la reclassification des AT de la classe 6 à la classe 7 au-delà de 5 ans d’ancienneté.

À la CGT, nous revendiquons :

  • La revalorisation pour tous les bas salaires
    Alors que la direction tente d’amadouer les organisations syndicales par de vagues promesses, parfois déguisées par un chantage déloyal, la CGT demande le passage des classes 2 et 3 en classe 4, avec rétroactivité a minima au 1er janvier 2019. Les modifications des prélèvements sociaux et l’inflation accumulées depuis 10 ans pénalisent beaucoup plus les bas salaires : un effort particulier est nécessaire pour eux.

 

  • Des augmentations générales de salaires
    Demander toujours plus d’efforts, dans des contextes de plus en plus difficiles, doit aboutir à une reconnaissance exceptionnelle. L’investissement depuis tant d’années doit être gravé pour l’avenir. Une prime ponctuelle, quoique bienvenue, ne remplacera jamais le bénéfice de cotisations pour nos retraites, nos prestations sociales, … tout ce qui constitue aussi notre salaire indirect !
    Pour compenser l’inflation (plus de 11,5% en 10 ans) et valoriser tous les efforts accomplis, la CGT demande une première augmentation générale d’au moins 2%, dans les plus brefs délais.

 

  • La revalorisation des frais de déplacements et la gratuité pour transports collectifs
    Depuis 12 ans, les frais de déplacements sont calculés sur la même base. Que ce soit pour les trajets quotidiens ou les missions, les salariés doivent de plus en souvent compenser. Avec une grille figée depuis 2007, une augmentation des frais de péage et d’essence, c’est autant de pouvoir d’achat amputé alors que nos métiers et conditions d’emplois imposent une plus grande mobilité géographique. Nous revendiquons une révision du mode de calcul pour toutes les prestations de missions, frais kilométriques, nuitée d’hôtel et repas.
    Tous les abonnements quotidiens via transport collectif (Car, Bus Metro…) doivent être pris en charge à 100% : ce serait, de plus, la juste contribution d’un Établissement Public à la politique de réduction des gaz à effet de serre.

 

  • Une Commission Partiaire Nationale Interprofessionnelle relancée et repensée
    Pour que la réalité des métiers soit prise en compte de manière équitable, d’une classe à l’autre, il est primordial de relancer cette commission délaissée par la direction, sauf dans l’urgence d’un plan social injuste et inefficace. Destinée à actualiser le référentiel des métiers de l’Agence, leurs critères de recrutement ou de classification, cette commission doit être au cœur des négociations pour en repenser son mode de fonctionnement et son articulation avec l’Observatoire des Métiers, des Emplois et Compétences (OMEC).

 

  • Des perspectives d’évolution de carrière qui ne soient pas enfermées dans un seul schéma
    La réalité de nos métiers est plurielle. Les souhaits d’évolutions, de promotions doivent trouver satisfaction dans cette diversité. Reconnaitre le « travail masqué » et les compétences associées représente beaucoup plus de perspectives d’évolutions de carrière que la seule bascule, vers le métier de manager.

VOTEZ CGT POUR LA RECONNAISSANCE DES RÉALITÉS DES MÉTIERS ET LEUR REVALORISATION

Votez CGT pour une réduction de la précarité et une stabilité dans l'activité
Votez CGT pour la qualité du travail et des conditions de travail