ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES À L’AFPA
DU 2 AU 5 DÉCEMBRE 2019

VOTEZ CGT POUR UNE RÉDUCTION DE LA PRÉCARITÉ ET UNE STABILITÉ DANS L’ACTIVITÉ

Alors que le recours à l’emploi précaire devrait être marginal, c’est au contraire un système bancal qui s’est accru et s’est installé dans la durée à l’AFPA : près d’1 salarié sur 4 est en emploi précaire ! Dans certains centres on atteint des records avec 1/3 de CDD ! D’autres formes de contrats viennent compléter la palette des « solutions » pour assurer les commandes, toujours dans la précipitation et par manque de stratégie suffisamment claire entre les besoins du terrain et les directives nationales. Ainsi, ce sont des CDI intérim, auto-entrepreneurs et pendant un temps CDI de Chantier (dénoncés et combattus par la CGT AFPA avec succès) qui fleurissent le gloubiboulga des politiques RH internes. Et demain ? CDD « d’usage » ? CDI de « projet » ?

Cette gestion en « mode dégradé » devenue habituelle, nourrit la désorganisation et la baisse d’efficience générale de nos missions. Cela détériore aussi le sens au travail et la confiance dans l’organisation. Et après le plan ? Pouvons-nous espérer mieux ? Certainement pas ! Contrairement à ce qu’on entend, le projet de réorganisation prévoit bien une augmentation de la proportion de CDD par rapport aux CDI. Et ce n’est sans doute pas « l’autonomie » des directeurs de centres qui va les encourager à privilégier le recours au CDI, tant l’épée de Damoclès sur leur tête menacera de tomber !

Il existe aussi une autre forme de précarité : celle de l’activité. Ballotés au gré des marchés ou des absences de collègues épuisés qu’il faut remplacer sans y être vraiment préparés, les salariés vivent de plus en plus de l’instabilité qui accentue la dispersion et toutes les formes de fatigue professionnelle.

Une précarité qui s’est également installée dans l’activité du personnel CDI qui a perdu une visibilité claire de son devenir, au gré des multiples réorganisations. Des pions : beaucoup vivent leur travail sous ce qualificatif. Utilisant la conscience professionnelle et l’implication des salariés pour sauver leur emploi (ou finir par décrocher le CDI au bout de 30 contrats précaires…), les directions déplacent d’un service à l’autre, d’un centre à l’autre, toutes les bonnes volontés qui leur permettent de résoudre en catastrophe et à moindre coût un « trou de système », parce que cela les arrange, eux.

L’AFPA est un tout. Sa singularité et son niveau de technicité imposent aussi de préserver ses services associés pour garantir une bonne efficience générale, une cohérence et du lien entre salariés. Restauration, hébergement, système d’information, tout fonctionne de manière transverse pour toutes et tous. Mieux vaut associer les utilisateurs et rendre plus ergonomiques les différents outils plutôt que d’imaginer qu’une Start up trouvera LA solution miracle à tous nos besoins de simplification !

Enfin, quitte à rendre l’organisation plus souple et favoriser les mobilités pour celles et ceux qui le souhaitent, autant développer le dispositif itinérant et l’ouvrir à d’autres métiers. La polyvalence choisie, accompagnée et sécurisée sera le meilleur atout pour faire face aux enjeux de demain, tout en permettant de s’enrichir professionnellement.

À la CGT, nous revendiquons :

  • Un CDI pour tous
    Stop aux CDD à répétition ! Jouant sur les motifs de remplacement, les intitulés de postes ou les lieux d’exercice, le chapelet de CDD devient parfois si lourd à porter que le sentiment d’être abusé pousse de nombreux collègues à quitter l’AFPA. Lassés des promesses jamais tenues ils partent fréquemment offrir les compétences pédagogiques acquises à la concurrence. L’encadrement s’épuise dans la recherche incessante des compétences indispensables à la réalisation des missions.

 

  • L’accompagnement des CDD vers la CDIsation en leur permettant d’acquérir toutes les compétences exigées pour le poste
    Catapultés du jour au lendemain en situation de formation, les professionnels recrutés, avec toute leur bonne volonté, doivent « se débrouiller » et compter sur les collègues de proximité pour espérer un conseil, une ressource pédagogique à jour et adaptée. Le comble pour le premier organisme de formation professionnelle !

 

  • L’élargissement du dispositif itinérant à d’autres métiers (administratifs, encadrement…) et l’accroissement des effectifs CDI
    Être plus « agile » dans un environnement en constant mouvement imposent des fondations solides, une maitrise des sujets et une vision d’ensemble pour s’y adapter avec efficacité. Le dispositif itinérant peut devenir un levier pertinent pour réagir dans cette complexité, parce qu’il structure et organise la mise à dispositions de professionnels aguerris. La CGT propose donc de l’ouvrir à d’autres métiers, pour enrichir le système et ainsi réduire le recours aux contrats précaires.

 

  • L’abandon de l’externalisation de nos outils, nos services et de nos savoir-faire (restaurations, hébergement, systèmes d’informations, …) et la réduction de la sous-traitance
    Parce que l’AFPA est un tout et que l’éparpillement nuit à la qualité et à la réactivité, nos outils doivent rester conçus par les salariés AFPA, pour les salariés AFPA et leurs usagers. La dilution des responsabilités, les couches d’interlocuteurs externes ne permettent pas de gagner en efficacité, d’autant que le code des marchés imposé au statut d’EPIC nous enferme dans des procédures trop longues pour être pleinement opérationnelles rapidement.

VOTEZ CGT POUR UNE RÉDUCTION DE LA PRÉCARITÉ ET UNE STABILITÉ DANS L’ACTIVITÉ

Votez CGT pour la reconnaissance des réalités des métiers et leur revalorisation