Intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT, SUD, FO de l’AFPA Hauts-de-France
Communiqué aux salariés du 22 mars 2021


6 JOURS DE MOBILISATIONS EFFICACES => UN RENDEZ-VOUS AVEC LE CONSEIL REGIONAL DES HAUTS-DE-FRANCE

Après l’annonce des résultats catastrophiques du PRF 2021-2023 pour l’AFPA, l’intersyndicale a décidé de mettre en place des actions en priorité sur les centres gravement impactés afin d’informer les salariés, d’alerter l’opinion publique et les élus de nos territoires. Plusieurs mobilisations réussies se sont tenues dans plusieurs centres des Hauts-de-France ces deux dernières semaines (Valenciennes, Compiègne, Amiens, Lomme – DR, Roubaix) et vont se poursuivre intensivement au cours des semaines à venir !

Ces actions, relayées par les médias locaux et soutenues par des élus locaux, n’ont pas échappé aux élus du Conseil régional qui ont pris contact avec l’intersyndicale le 16 mars pour organiser une rencontre le vendredi 19 mars, soit 6 jours après notre première mobilisation le 10 mars ! Les représentants de l’intersyndicale ont pu dialoguer pendant 2h30 avec Karine CHARBONNIER (vice-présidente en charge de la formation professionnelle) et Thibaut DOUAY (Directeur de la formation professionnelle) sur le résultat du PRF 2021-2023 et ses conséquences pour l’Afpa.

Tous deux ont été très attentifs aux analyses et demandes de l’intersyndicale et ont indiqué qu’ils souhaitent de bonnes relations avec l’AFPA, un organisme auquel ils tiennent « On reconnait les valeurs de l’Afpa…, l’Afpa a toujours été un partenaire sur lequel nous comptons… » S’agissant de l’appel d’offres, il relève des codes des marchés publics.

Après une présentation du contexte compliqué de l’AFPA, les représentants de l’intersyndicale sont intervenus sur les points suivants :

  • L’analyse des critères retenus dans l’AO et dénoncés par les élus permet de clarifier le déséquilibre de la répartition des commandes sur les centres de la région historiquement reconnus pour les taux de placement, l’existence de plateaux techniques, d’équipes de formateurs qualifiés pérennes et de structures régionales… ; critères non valorisés dans cet appel d’offres.
  • La décision du Conseil Régional de ne plus attribuer de subventions d’investissements aux organismes de formations pour l’évolution des dispositifs.
  • Le risque de disparition des centres avec l’absence de commandes des formations historiques de l’AFPA (ADVF, industrie, chimie, …).
  • La difficulté de mettre en place les actions délocalisées, certains Directeurs de centres ayant déjà annoncé qu’ils ne les mettraient pas en place en raison du coût (investissements dans les plateaux…).
  • Les inquiétudes sur le devenir des centres suite à ces résultats, alors que le Schéma Pluriannuel de Stratégie Immobilière (SPSI) prévoit déjà plus de 25 % de cession de l’immobilier.
  • Les conséquences pour l’emploi des salariés, en particulier ceux qui vont se retrouver sans activité à partir de cet été.
  • Les inquiétudes des stagiaires, qui pour certains ne pourront poursuivre leur parcours (lecture d’un témoignage de stagiaire).

Concernant les perspectives de récupérer de l’activité rapidement, plusieurs pistes ont été évoquées :

  • Des bons de commande sont déjà rendus par certains organismes de formation, que l’Alliance pourrait récupérer en fonction de son rang…
  • Des actions conjoncturelles, mais dans les mêmes conditions de marché,
  • Le chèque Pass’emploi pour le financement de la formation des entreprises qui recrutent,
  • Un nouvel appel d’offre sur les lots déclarés infructueux,
  • Déclencher davantage de bons de commandes sur une plus courte période ce qui permettrait à l’AFPA d’obtenir de l’activité lorsque nous sommes en rang 2 ou 3.

Nous attendons également de notre directrice régionale qu’elle porte des projets de développement de l’activité auprès du Conseil Régional, entre autres, et de notre côté nous serons également force de propositions.

D’ici là, les actions dans les centres et les contacts avec les politiques vont se poursuivre ; plusieurs rendez-vous sont fixés.

Il serait tout à fait incompréhensible dans une région où le nombre de citoyens formés est largement inférieur à la moyenne, que l’AFPA ne puisse avoir les moyens de former et de qualifier.

Un nouveau rendez-vous sera très prochainement fixé pour faire le point avec nos interlocuteurs.


 

Décès d’un stagiaire à Amiens
Vérité et transparence dans les Hauts-de-France ?