Gravure sur bois retrouvée dans les décombres de l’AFPA
D’après un chercheur de l’I.H.S. (Institut d’Histoire Sociale), elle représenterait le dernier D.G. de l’AFPA, Michaël Ohier, envoyé par l’État macroniste pour pratiquer en 2026 une nouvelle saignée sur l’AFPA, la malade ayant miraculeusement survécu aux précédentes.
Le retour à l’équilibre à l’horizon 2029 est possible. Je reviendrai vers vous début 2026 pour vous présenter et détailler les décisions fortes, les choix déterminants qui accompagneront ce nouveau cycle, avec clarté et l’honnêteté que la situation impose : transformation de notre modèle, amélioration des organisations, baisse des frais de structure (« impératif vital »).
« La pérennité de l’agence en dépend. »
Michaël Ohier, dernier directeur général de l’AFPA – 18 décembre 2025
« Je n’ai à offrir que du sang, du labeur, des larmes et de la sueur »
Winston Churchill – 13 mai 1940
« Mais au moins, on a fini par gagner la guerre en 45 ! »
Vos représentants CGT AFPA Bretagne – 18 décembre 2025
- 2025 sera à nouveau une année de baisse d’activité et de perte comptable abyssale.
- Depuis 20 ans, une succession de plans (stratégique, refondation, réorganisation…), dont un P.S.E. en 2019, n’ont fait que saigner, affaiblir l’AFPA, et engraisser les cabinets conseil.
- Depuis 25 ans, nous, salariés, avons été pressurisés en nombre, en salaire, par la précarité et la dégradation de nos conditions de travail, ce qui a dégradé la qualité de service.
L’État ne considère plus l’AFPA comme l’outil public social et économique ultra-performant qu’elle a été depuis sa création. Bercy ne voit plus l’AFPA que comme un boulet financier et s’apprête à faire à la malade une énième saignée censée la remettre sur pied en 2029. À quel prix ?
Il faudrait commencer par retrouver des résultats d’exploitation positifs dans les régions et les Centres, avec des formations dégageant idéalement 60 % de marge, pour financer :
√ les frais de personnel et de fonctionnement des Centres et DR ;
√ les investissements minima pour maintenir à flot les plateaux techniques et hors d’eau l’immobilier qui tombe en ruine ;
√ le siège national AFPA, sans lequel chacune des régions serait incapable aujourd’hui d’assurer sa survie en toute autonomie ;
√ les investissements nationaux de renouvellement des applications informatiques nationales. NB Le tiers des 40 à 50 millions d’investissements nationaux réalisés annuellement à l’AFPA est consacré à nos applicatifs informatiques ultra-performants (FINA…) ;
√ les frais financiers nationaux générés par les emprunts et découverts bancaires. Le montant annuel de ceux-ci est bien supérieur aux 10 millions d’euros d’économies annuelles fantasmées avec le démantèlement des services de restauration. Nourrir les banquiers plutôt que les stagiaires et les salariés !
L’AFPA et ses régions à l’équilibre comptable en 2029, en comprimant encore les charges et le personnel, en réduisant les implantations, en misant sur une hyper-croissance du marché privé !
Qui y croit ? Pour nous, certainement pas le nouveau D.G.
Du coup, quelle serait sa mission réelle ?
Pour vos représentants CGT Bretagne, la feuille de route donnée par Bercy serait la suivante :
- faire semblant d’y croire et tout faire pour en convaincre les salariés, et en premier lieu le management, pour qu’ils continuent à se donner à fond en pliant l’échine ;
- tenter de réaliser sur les prochaines années quelques millions d’euros d’économies en : gelant les salaires (1), baissant les charges de structure, coupant les branches lui semblant les plus « pourries » (restauration, centres, GRN, hébergements …). Cela serait autant de millions que l’État n’aurait plus à débourser pour permettre à l’AFPA de payer chaque mois ses fournisseurs et ses salariés (cf. les centaines de millions de subventions d’équilibre déjà versés) ;
- réduire au maximum les effectifs d’ici 2030, en particulier CDI. Objectif probable : dans quelques années, une AFPA de 3 000 CDI et quelques centaines de CDD, versus 5 000 CDI aujourd’hui et 12 000 salariés en 1996. Dans ces conditions, beaucoup plus facile de dépecer ce qui resterait de l’AFPA, dont les ruines et la poignée de salariés encore présents pourraient être proposés à d’autres O.F., aux Conseils Régionaux, à France Travail…
- et quoiqu’il en soit, maintenir en survie l’AFPA jusqu’en mai 2027, sans trop de vagues internes et surtout externes, afin de pouvoir confier la vieille dame malade aux « bons soins » du gouvernement issu des prochaines élections présidentielles et législatives.
(1) En 2000, un formateur était embauché à l’AFPA avec un salaire équivalent à 2,23 fois le SMIC. Suite au gel de la grille des salaires d’embauche, en 2026, ce même formateur est recruté à 1.29 fois le SMIC. Soit une perte de salaire net mensuel, c’est-à-dire de pouvoir d’achat, de près de 1 300 € par mois (17 000 € par an).
Quant aux salariés déjà sous contrat, la direction leur octroie (ou pas) des augmentations salariales annuelles qui ne couvrent jamais l’inflation. Mises bout à bout, ces pertes annuelles qui s’additionnent et se reportent (y compris sur nos futures retraites) peuvent atteindre pour un salarié plusieurs dizaines de milliers d’euros en fonction de son ancienneté.
La CGT AFPA et notre confédération ont un autre projet pour l’AFPA
La CGT dénonce l’abandon des populations les plus fragilisées. Derrière chaque fermeture de Centre, de GRN, de formation, ou de dispositif d’accompagnement, ce sont des femmes et des hommes privés d’accès à des métiers, des jeunes sans seconde chance, des seniors et des travailleurs abîmés sans reconversion, des vies privées qui ne se reconstruisent pas.
L’AFPA doit redevenir un levier public d’émancipation, accessible à toutes et à tous, tout au long de la vie, quels que soient l’âge ou le statut de la personne, ou la taille de l’entreprise.
Pour la CGT, la formation professionnelle continue est un droit fondamental, comme l’éducation ou la santé.
◊ Mesure-t-on l’efficacité du système éducatif français aux bénéfices comptables que réalisent les écoles, collèges, lycées, facultés… ? « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayer l’ignorance ! »
◊ Ne voit-on pas aujourd’hui où mène la gestion comptable des hôpitaux et du système de soins français ?
La CGT revendique la création d’un véritable Service Public de la Formation, incluant l’Afpa.
La formation professionnelle ne doit pas être une simple réponse aux besoins immédiats des entreprises locales.
À l’État comptable doit se substituer l’État stratège qui s’appuiera sur son S.P.F. pour permettre la réindustrialisation de la France, la relance du bâtiment…, en accompagnant ou anticipant les mutations économiques, sociales, technologiques et environnementales.
C’est pour cette mission que l’AFPA a été créée après la seconde guerre mondiale et qu’elle a ainsi contribué à la reconstruction de la France, de son industrie et de son économie.
Pour la CGT, l’État stratège doit actionner tous les leviers à sa main pour que l’AFPA se développe et remplisse à nouveau le rôle pour lequel elle a été créée il y a près de 80 ans.
L’État stratège doit cesser de regarder les résultats comptables de son agence, mais au contraire investir massivement dans le personnel, l’ingénierie, les plateaux et le bâti, pour beaucoup plus d’activité.
Investir dans la formation et l’accompagnement, c’est-investir dans l’avenir de la nation, face à une mondialisation qui est en voie d’emporter notre économie et notre modèle social.
Ce sont les salariés qui portent l’AFPA à bout de bras, par leur investissement quotidien, mais aussi par des années de sacrifices financiers.
Non à la nouvelle saignée que prépare Bercy !
Prenons notre avenir en main !
Rennes, le 5 janvier 2026.
Les Délégués Syndicaux Régionaux CGT et vos représentants au CSEE AFPA Bretagne
- Philippe Crossouard (philippe.crossouard@afpa.fr) 06.59.22.30.54
- Pierrick Guihal (pierrick.guihal@afpa.fr) 06.33.73.68.71
- Marc Claudot (marc.claudot@afpa.fr) 06.70.54.77.32
- Fabrice Estève (fabrice.esteve@afpa.fr) 06.87.63.54.16
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