
Depuis 2021, la direction remet régulièrement sur la table les dispositifs d’épargne salariale (Intéressement hier, Participation, PEE et PERCOL aujourd’hui) sans jamais répondre aux revendications portées par la CGT. La négociation du 27 janvier 2026 s’inscrit dans cette continuité.
Pourquoi la CGT ne signe pas l’accord participation
La participation est un dispositif obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salarié·es : elle vise à redistribuer une partie des bénéfices générés … (soyons sérieux !)
La CGT n’est pas opposée au principe. En revanche, elle refuse un accord qui crée des inégalités et n’apporte aucune avancée sociale réelle.
Un accord moins favorable que nos revendications
- Introduction d’un critère d’ancienneté de 3 mois pour en bénéficier, alors que la CGT demandait zéro condition d’ancienneté.
- Répartition non uniforme (liée au temps de travail), qui pour la CGT pénalise, notamment les salarié·es à temps partiel subi
- Refus de la direction d’aller vers une répartition totalement égalitaire entre salarié·es.
Un accord qui ne change pas fondamentalement la situation - Le calcul reste le minimum légal.
- Le dispositif proposé n’apporte pas d’amélioration significative par rapport à ce qui pourrait être mis en place dans le cadre d’un régime d’autorité (s’il n’y avait aucune signature des syndicats).
- Aucune garantie que ce dispositif ne serve pas demain à remplacer des augmentations de salaire.
Une urgence inexistante de signer un accord
La direction pousse à la signature en expliquant qu’elle permettrait de redistribuer à toute l’UES AFPA (EPIC + Filiales) d’éventuels bénéfices de ses deux filiales. Mais il n’y a aucune certitude sur des bénéfices et rien ne justifie de signer un mauvais accord dans la précipitation.
Pourquoi la CGT ne signe pas l’accord PEE / PERCOL
L’accord participation est lié à la mise en place d’un Plan d’Épargne Entreprise (PEE) et d’un Plan d’Épargne Retraite Collectif (PERCOL). La CGT refuse de signer cet accord pour plusieurs raisons de fond.
La priorité doit rester le salaire
Pour la CGT, la priorité doit être l’augmentation des salaires, pas le développement de produits financiers.
Une protection sociale fragilisée
Ces dispositifs, comme le PERCOL, participent à la remise en cause du financement de la Sécurité sociale de manière équitable et solidaire. Ceux qui auront les moyens d’épargner et ceux qui ne pourront pas…
Aucune garantie d’épargne solidaire
La CGT demandait un gestionnaire labellisé FINANSOL et de fait, une cohérence avec les engagements de l’Afpa en matière de RSE.
Résultat : La direction a fait le choix d’un gestionnaire déjà identifié, sans savoir si cette exigence est intégrée…
Un effort employeur très limité
Pas d’abondement significatif, peu de garanties pour les salarié·es et un risque significatif que le dispositif soit financé principalement… par les salarié·es eux-mêmes.
Pour conclure, la CGT n’a pas d’opposition de principe à la participation ou à l’épargne salariale.
Cependant, nous refusons des dispositifs qui creusent les inégalités, contournent les augmentations de salaire, fragilisent la protection sociale et ne garantissent ni solidarité ni justice.