
Déclaration de l’ensemble des élus et représentants syndicaux au CSEE AURA du 20 janvier 2026
« Stop au démantèlement de l’AFPA : maintien de la restauration ! »
La direction avait assuré que la mise en sous-traitance de la restauration permettrait de pérenniser ce service. Les résultats observés aujourd’hui démontrent que cette stratégie n’a pas produit les effets annoncés, comme les élus l’avaient prédit et dénoncé.
La fermeture progressive des selfs, annonçant à terme la suppression de la restauration collective dans les centres AFPA de la région Auvergne-Rhône-Alpes, constitue un recul majeur d’un service collectif essentiel.
Ces choix de gestion, présentés comme nécessaires, interrogent profondément au regard des missions de l’AFPA, de son rôle d’utilité sociale et des besoins réels des publics accueillis, souvent en situation de précarité.
Dans le même temps, l’augmentation continue des tarifs d’hébergement vient aggraver une situation déjà fortement dégradée.
Ces deux décisions : disparition de la restauration collective et surcout de l’hébergement, produisent des effets cumulatifs particulièrement pénalisants pour les stagiaires, notamment dans les territoires où les offres de proximité sont rares voire inexistantes.
En supprimant l’accès à des repas abordables et en rendant l’hébergement de plus en plus inaccessible financièrement pour les stagiaires, l’exclusion sociale est favorisée plutôt que leur accompagnement vers l’emploi.
- Comment prétendre lever les freins à l’emploi si les conditions matérielles d’accès à la formation sont fragilisées et conditionnées par la capacité financière des stagiaires ?
- Comment promouvoir les offres de l’AFPA lorsque les services indispensables à la sécurisation des parcours sont progressivement supprimés ?
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle oblige certains stagiaires à se priver de nourriture, à interrompre leur formation et, dans les cas les plus critiques, à dormir dans leur voiture, même en plein hiver.
A l’heure où l’AFPA prône l’accueil inconditionnel à travers les villages des solutions, ces décisions apparaissent comme dissonantes. Régions, État, gouvernance et Direction générale de l’AFPA portent ensemble cette responsabilité.
La direction contribue à l’installation de formation à plusieurs vitesses. Ces décisions sont génératrices de ruptures d’égalité territoriale et sociale, en contradiction avec les principes du service public.
L’ensemble des élus et représentants syndicaux du CSEE AURA demande à la direction de supprimer ce projet de fermeture de restauration, et de garantir des conditions compatibles avec les missions de service public de l’AFPA et les besoins des publics les plus vulnérables.