Le CSE mensuel se tenait ce 21 octobre à la direction régionale de Lomme. L’occasion – espérions-nous – d’avoir des réponses à nos questions, notamment sur la réalité de la situation économique – reportées à plus tard depuis le mois de juin ! Rappelons que lors CSE Central du 6 octobre, nous avons découvert que notre région accusait le plus fort retard au plan national (EBE à – 13,7 € à fin juin/budget) ! Nous apprenions également que la direction générale avait pris le décision de mettre en place un « appui » de 2 mois dans la région – une « mise sous tutelle » ? Une situation inédite…

Force est de constater que nous sommes restés sur notre faim. Toujours pas de réponses à nos questions sur la situation économique, des discours de la directrice régionale censés nous convaincre que tout est fait pour développer la région – discours entendus maintes fois, ponctués de « je travaille 24h sur 24 ! » – sauf que concrètement, où sont les résultats ? La directrice régionale considère que le temps du bilan n’est pas venu, elle le fera en décembre, «j’endosserai mes responsabilités pour ces 2 dernières années, mais pas au-delà » prévient-elle.

Interrogée sur la nature de l’appui mis en place par la direction nationale, la directrice régionale nous explique que, compte tenu de l’absence de la directrice financière, du RES et du directeur du développement, c’est elle qui a demandé cet appui sur le plan financier. Quant aux projets Ambition territoire, le DRA n’étant pas « un surhomme », elle aurait sollicité la direction de la transformation pour venir aider les centres… Bref, des informations contradictoires sur qui a demandé quoi… ce qui ne nous surprend pas car ce n’est pas la première fois !!!


Situation économique

La directrice financière nous présente les chiffres à fin août, en précisant que ces données sont incomplètes, toutes les saisies n’ayant pas été effectuées. Les informations à fin septembre seraient disponibles pour la réunion de la commission économique prévue le 3 novembre.
La CGT a donc rappelé ses questions (posées pour la plupart lors des CSE précédents) :

  • Quelles sont les prévisions d’atterrissage à fin d’année ? Une re-prévision budgétaire a été présentée lors du Conseil d’administration de septembre, quelle re-prévision pour notre région ? Réponse de la directrice financière : elle a été faite et transmise au national, en attente de retour.
  • Détail des honoraires ? Quelle répartition ?
  • Détail de la sous-traitance de formation (qui a doublé par rapport à l’année dernière) ? Pour quelle raisons ?
  • Besoins en fond de roulement ?
  • Programme Régional de Formation (PRF) : suivi des bons de commandes (R1, R2 et R3) et information sur les tarifs (détail par formation) ?
  • Développement du marché privé :  actions actées et à venir (portefeuille) et dans quels centres ?
  • Où en est la programmation ? Notamment pour les formations courtes et réglementaires (CACES, etc.) ? Et quelle communication ?
  • Le Chiffre d’Affaires est inférieur de 17% par rapport au budget, alors que les effectifs sont supérieurs de 13%. Quelles explications ?

Nous transmettrons nos questions au Président de la Coméco et attendons des explications précises.

Pour la directrice régionale le problème de la région n’est pas lié au niveau de commandes «  le chiffre d’affaires 2021 est très conséquent », mais la région a deux problèmes : le taux de saturation qui se situe à 43% et le professionnalisme des équipes.

La CGT réagit :  professionnalisme des équipes ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Alors que les salariés travaillent dans des conditions extrêmement difficiles et portent l’Afpa à bout de bras !

La directrice régionale rectifie :  les élus ont mal entendu, elle a parlé de « professionnalisation » et non pas de « professionnalisme », elle précise sa pensée : «  les réflexes professionnels se sont perdus, pourquoi ? 1 – en raison du PSE (je n’y étais qu’à 50%) et 2 – la période COVID ». Et poursuit « vous dites que les salariés connaissent leur métier, les CRA, les psycho, etc. Alors pourquoi ne sommes-nous pas à plus en termes de saturation ? »

Pour la CGT, il est inacceptable de pointer ainsi les salariés ! La saturation, parlons-en ! C’est un problème récurrent, qui n’est pas nouveau et très bien connu pour certaines formations. Si la situation s’est dégradée, à qui la faute ? Que penser par exemple d’un directeur de centre qui lors d’une réunion du personnel déclare qu’on n’utilise pas les bonnes méthodes pour le sourcing, sans pour autant dire quelles sont les bonnes méthodes ! Quant aux conséquences du PSE, nous avons alerté maintes fois sur le risque de désorganisation :  rapport de l’expert PROGEXA insistait que le risque « faillite organisationnelle » induit par le projet de réorganisation, et sur les RPS. Nous y sommes… De nombreux salariés ont été embauchés récemment ou ont changé de poste, beaucoup de salariés expérimentés sont partis sans transmettre leurs compétences et leurs réseaux… La formation, l’accompagnement et l’animation des équipes ne sont pas au rendez-vous, les postes sont mal définis (exemple :  RGS), la charge de travail n’a toujours pas été évaluée et les nouveaux managers qui ne connaissent ni l’Afpa, ni son fonctionnement, sont bien incapables d’accompagner les équipes sur des questions concrètes de travail. Résultat : des alertes qui se multiplient et des activités oubliées !
Nous le disions (voir ici) et le répétons : ce n’est pas aux salariés d’endosser la responsabilité des choix de la direction !


Situation de l’emploi : moins de CDI, toujours plus de précaires

Pour les effectifs à fin septembre, le constat est sans appel : les postes CDI ne sont pas pourvus, et les précaires sont de plus en plus nombreux, le taux de précarité atteint 41% !

La raison de cette explosion : le plafond d’emplois imposé à l’Agence. Nos collègues en CDD en font les frais : la direction leur impose maintenant de travailler en intérim ! Des salariés parfois informés de leur nouveau statut à la réception du contrat intérimaire et informés par les agences d’intérim. C’est inacceptable ! Les recrutements ont-ils été anticipés dans la région ? On peut en douter !
Nous avons reçu les organigrammes mis à jour :  total on arrive à 533 postes, à rapprocher de la cible du plan de réorganisation qui était de 524. On pourrait se dire :  mieux ! On note toutefois des différences notables entre la direction régionale et les centres :  la DR, on a 86 postes pour une cible à 79, soit une augmentation de 9% des effectifs   pour les centres : postes pour 445 prévus. D’autre part, sur ces 524, on constate que 61 postes CDI ne sont toujours pas pourvus à ce jour, soit 11%. 35 postes sont en attente (de quoi ???) et 26 postes en recrutement (où en est-on  ?).
Dans le cadre du suivi du PSE, prévu dans les textes, la CGT a demandé des informations détaillées sur les modifications apportées au Livre II et leurs raisons. La DRH nous répond que ce sujet sera vu en commission emploi…

Conséquences du PRF du sur l’emploi
36 personnes étaient accompagnées à fin juin 2021 (salariés sans activité ou en baisse d’activité). A ce jour, le bilan est le suivant :
• 7 en cours de bilan prof (avec les IF nationaux)
• 10 en cours de formation
• 6 en plan de perfectionnement
• 3 en réflexion sur des projets de mobilité vers un nouveau métier
Alors que la directrice régionale se félicite des résultats du PRF dans la presse «  Nous n’avons finalement pas eu moins d’offres. La volumétrie est même légèrement supérieure (AEF du 13/09) », pourtant des salariés se retrouvent sur le carreau !

Evolution des formateurs
68 formateurs CDI sont en classe 9, dont :
– 24 ont une ancienneté inférieure à 1 an,
– 44 ont une ancienneté supérieure à 1 an, dont 20 inscrits dans un parcours Formateur (F)/ Formateur Expert (FE) 5 en absence longue durée,
– 9 ont une ancienneté < 1,5 ans, 1 proche de la retraite, 1 en disponibilité.
Pour le reste, la DRH doit creuser pour comprendre pourquoi on n’a pas d’informations… un point détaillé va être fait. Les RF ont déjà eu la présentation du processus de passage de F à FE et de FE à Formateur conseil (FC).
Pour la CGT, les formateurs qui sont toujours en classe 9 doivent bénéficier d’un passage en classe 10 avec rattrapage. N’hésitez pas à contacter vos représentants CGT !

Prochaine réunion : 16 novembre 2021

Hauts-de-France : qui sont les responsables ?