COMMUNIQUÉ
Hébergement sacrifié, restauration supprimée La CGT accuse
Ce qui se passe aujourd’hui à l’AFPA est scandaleux. Des stagiaires sont contraints de renoncer à se nourrir, d’abandonner leur formation, voire de dormir dans leur voiture en plein hiver. Cette situation engage une responsabilité lourde et collective : Régions, État, gouvernance et Direction générale de l’AFPA.
Le 10 janvier 2026, un article de France 3 Régions – France Info a mis en lumière cette réalité d’une extrême gravité. Ce n’est ni un accident mais bien le résultat direct de choix politiques et budgétaires assumés.
La flambée des coûts d’hébergement et la suppression de la restauration collective relèvent d’une même logique de renoncement. En rendant l’hébergement inaccessible et en privant les stagiaires d’une alimentation à un tarif modéré, on organise l’exclusion sociale plutôt que l’accompagnement vers l’emploi des personnes les plus précaires.
Une formation à plusieurs vitesses se met en place, avec pour conséquence une rupture d’égalité territoriale et sociale et une sélection par l’argent en totale contradiction avec les principes du service public.
La CGT AFPA accuse :
- Les Régions, qui ont cessé de financer l’hébergement et la restauration alors même qu’elles font partie de la gouvernance de l’Afpa… quand elles sont présentes ;
- l’État, garant des missions nationales, qui laisse se déliter son outil de service public ;
- La Direction générale de l’AFPA, qui accepte ces renoncements et renie l’histoire et l’utilité sociale de l’agence.
Former les publics les plus en difficulté ne peut pas se résumer à ouvrir des sessions pendant que certains mangent à peine et que d’autres dorment dans leur véhicule.
