Logo-CGT-AFPA

DÉCLARATION CGT AFPA
Négociations NAO – 15 octobre 2026

 

Nous poursuivons aujourd’hui les négociations sur les revalorisations salariales 2026 au sein de notre Agence, dans un contexte très particulier que nous n’avons pas choisi.

Le contexte, depuis le 10 juin, a profondément évolué. Aux difficultés économiques et à la hausse du coût de la vie s’ajoute désormais un projet de réorganisation d’une ampleur inédite, que nous refusons et que nous combattons dans les instances comme sur le terrain.

Depuis des années, les salarié·es subissent les restrictions budgétaires, les restructurations successives et les suppressions d’emplois. Pourtant, ils continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et engagement, malgré la dégradation de leurs conditions de travail et les incertitudes qui pèsent sur leur avenir.

Les salarié·es ne sont responsables ni des choix stratégiques de la Direction, ni des orientations budgétaires de l’État, ni des difficultés financières de l’établissement. Ils ne doivent pas en payer une nouvelle fois le prix.

Des budgets conséquents ont d’ores et déjà été débloqués pour accompagner le plan de licenciement de la direction :

    • Au moins 300 000 € prévus pour les avocats dans l’accord de méthode, soit davantage que l’enveloppe consacrée au rattrapage salarial prévu par la DUE égalité femmes-hommes pour 2026, après une année blanche en 2025.
    • 180 Millions d’€ d’investissements pour le réaménagement des centres et plateaux techniques.
    • Un engagement des Tutelles en CA de financer les mesures du PSE en plus du budget normal de l’Agence.

Quand les tutelles décident de financer la suppression de près de 965 postes à l’Afpa, l’argent n’est pas un problème.

En revanche, lorsqu’il s’agit d’augmenter les salariés qui s’investissent chaque jour pour l’Afpa, dans des conditions plus que difficiles, là il n’y a pas d’argent !

Pendant ce temps les salariés de l’AFPA ont perdu 24 % de pouvoir d’achat en 10 ans au regard de l’inflation.

Les salariés méritent une reconnaissance salariale à la hauteur de leurs engagements.

Il serait inadmissible que, cette année, l’austérité salariale se poursuive cette année encore, dans un contexte de stress et d’anxiété décuplés par le projet de réorganisation.

Avec une inflation qui devrait atteindre au moins 2,5 % fin 2026, la CGT demande un budget de revalorisation et rattrapage salarial pour l’année 2026 permettant :

    • Une revalorisation de la PRU
    • Des augmentations générales supérieures à l’inflation pour tous les salariés afin de compenser les 24% de pertes de pouvoir d’achat en 10 ans : inversement proportionnel aux classes.
    • Une actualisation de l’AIB à l’ancienneté, pour les salariés ayant 18 ans ou plus d’ancienneté dans la cadre de l’égalité de traitement, en rapport à la mesure NAO de 2022
    • Une revalorisation des frais de déplacement :
    • Une augmentation de la part employeur sur la prise en charge de la complémentaire santé de 53 % et 57 % pour neutraliser l’augmentation annuelle de la cotisation.

Par ailleurs, nous n’avons toujours pas reçu les documents nécessaires, notamment les éléments relatifs à la masse salariale, au bilan social et au bilan des NAO 2025, ainsi que les données permettant d’apprécier les écarts de rémunérations existants et de poursuivre cette négociation avec toute la transparence, la loyauté et la sincérité qu’exige une NAO.

Mr le DRHN, votre mission consistait à obtenir une enveloppe budgétaire à la hauteur de l’engagement des salariés.
- Quel en est aujourd’hui le montant ?
- Où en êtes-vous de la transparence salariale ?
Nous attendons des réponses claires et chiffrées.

Pin It on Pinterest