communiqué

Pourquoi la CGT a voté Contre le COP en Conseil d’Administration ?

Le 23 avril dernier, le Conseil d’Administration (CA) de l’AFPA a adopté le second Contrat d’Objectifs et de Performance (COP) 2026-2029 entre l’AFPA et l’État.

Après plus de deux ans de retard, le précédent COP couvrant la période 2020-2023, certains poussent un soupir de soulagement : “Enfin !

Enfin… vraiment ?

Car derrière les effets d’annonce et les discours qui se veulent rassurants, ce nouveau COP ressemble surtout à un feu vert officiel donné à une nouvelle étape de transformation, de réduction et de restructuration de l’AFPA.

Catherine RIBOT (CGT), représentante des salariés au Conseil d’administration et Corinne SAVART-DEBERGUE, représentante confédérale CGT ont voté CONTRE. Elles ont été les seules !

Ce que prévoit réellement ce COP :

Sous couvert de modernisation et d’adaptation, l’AFPA s’engage à :

    • Poursuivre la transformation vers les marchés privés et l’alternance,
    • Développer les blocs de compétences et les formations digitales,
    • Réduire son implantation territoriale,
    • Baisser les effectifs,
    • Alléger les charges de structure,
    • Accélérer les cessions immobilières.

De quelles modernisation et adaptation s’agit-il ?

Moins de centres, moins de personnels, moins de service public. Mais avec de très beaux tableaux de pilotage.

Et l’État dans tout ça ? et bien l’État s’engage à “soutenir” et “accompagner” l’AFPA.

En revanche :

    • Pas d’engagement financier chiffré,
    • Pas de garantie budgétaire durable,
    • Pas de sécurisation réelle des missions.

En résumé : L’État promet son soutien… mais ne dit pas comment il compte le donner !
Est-ce suffisant pour rassurer les salariés ?

Et les conséquences sociales ?

Comme toujours, elles risquent d’être supportées d’abord par les salarié·es : suppressions de postes, mobilités contraintes, dégradation des conditions de travail, fermetures ou regroupements de centres, réduction du maillage territorial...

À ce stade, ni l’ampleur réelle ni le détail précis ne sont connus. Combien d’emplois supprimés et comment ? Combien de centres concernés ? Quelles activités abandonnées ?

Pourquoi la CGT a voté CONTRE ?

Parce que la CGT refuse de cautionner :

    • Toute réduction des effectifs,
    • Toute réorganisation imposée au détriment des salarié·es,
    • Tout affaiblissement du service public,
    • Tout contrat sans garanties financières sérieuses.

Là où d’autres accompagnent, temporisent ou s’abstiennent, la CGT assume une opposition claire à tout risque de démantèlement de l’AFPA.

Prochaine étape : un Conseil d’Administration le 30 juin et d’autres annonces d’ici l’été.

Pour la direction, ce COP permet désormais d’engager des restructurations importantes. Le décor est donc planté !
Derrière les jolies plaquettes de communication de la direction et les justifications de vote de certaines organisations syndicales, il s’agira tout simplement de faire mieux, avec beaucoup moins. Cela constitue un risque majeur pour les salarié·es, les demandeurs d’emploi et l’avenir du service public de la formation professionnelle.

Parce qu’un COP sans moyens ni garanties, ce n’est pas une protection. C’est souvent juste une feuille de route pour organiser les reculs.

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Ce communiqué et son illustration ont été réalisés sans IA

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