communiqué

Pourquoi la CGT n’a pas signé l’accord EPFH ?

La négociation sur l’égalité professionnelle femmes-hommes 2026 s’est achevée sans accord entre les syndicats et la direction de l’AFPA. La CGT, comme deux autres organisations syndicales, a refusé de signer le projet proposé par la direction.
Résultat : la Direction de l’AFPA appliquera une nouvelle fois une décision unilatérale.

Deux années consécutives sans accord sur l’égalité professionnelle !

Encore une fois la Direction bloque la négociation en restant sourde aux revendications qui auraient permis de supprimer les inégalités.

Dès l’ouverture de cette négociation, la direction a présenté un texte largement inspiré de la précédente Décision Unilatérale de l’employeur (DUE). Seule une enveloppe de 300 000 € est prévue pour 2026, alors même que l’accord devait couvrir deux années. Dans le même temps, la direction reconnaît avoir identifié 157 situations d’inégalités salariales entre les femmes et les hommes, non corrigées, faute de budget dédié en 2025. Cette somme suffira à peine à corriger les inégalités repérées en 2025.

Aucun budget n’est donc prévu pour les inégalités qui seront repérées en 2026 et 2027.

Pour la CGT, ce constat confirme que les inégalités professionnelles à l’AFPA restent bien réelles : écarts de rémunération persistants, déroulements de carrière inégalitaires, difficultés d’évolution professionnelle et sous-représentation des femmes dans les plus hauts niveaux de rémunération.

Pendant toute la négociation, la CGT a porté des revendications claires :

  • Suppression du seuil de pertinence de 5 % ;
  • Budget pluriannuel ;
  • Transparence salariale réelle ;
  • Calendrier précis de correction des écarts ;
  • Remise à plat des méthodes de calcul ;
  • Suppression des inégalités liées aux bassins d’emploi ;
  • Amélioration des dispositifs contre les violences sexistes et sexuelles ;
  • Meilleure prise en compte des conditions de travail et de la santé des femmes.

Mais la direction a refusé de répondre à l’essentiel de nos revendications, invoquant tour à tour : l’absence de marge de manœuvre, le manque de visibilité ou encore l’attente des futurs décrets sur la transparence salariale.

Quelques avancées limitées ont néanmoins été obtenues, notamment l’extension à 10 nuitées de la prise en charge d’urgence pour les victimes de violences conjugales ainsi que l’ouverture d’une discussion future sur les autorisations d’absence liées à la santé hormonale.

Mais pour la CGT, on est loin du compte !

L’accord sur l’égalité professionnelle ne peut pas se limiter au minimum légal ni à une gestion budgétaire contrainte : il ne doit en aucun cas générer lui même des discriminations.

Un accord sur l’égalité professionnel doit produire :

  • Des droits réels ;
  • Des corrections salariales concrètes ;
  • Des moyens durables ;
  • Des droits garantis ;
  • Une amélioration effective des conditions de travail.

La CGT continuera à défendre une égalité professionnelle réelle, ambitieuse et financée.

egalite

Ce communiqué et son illustration ont été réalisés sans IA

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