
Alerte rouge, info météo :
L’Île-de-France est en alerte rouge « canicule extrême » ce mercredi 24 juin 2026, et ce depuis le lundi 22 juin 2026.
Parmi les préconisations, les pouvoirs publics demandent de limiter les déplacements en région Île-de-France. Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que les oraux de français, ainsi que le grand oral du baccalauréat, pourront être reportés dans les académies concernées par l’alerte rouge « canicule extrême ». 845 écoles et collèges restent fermés en France, tandis qu’environ 1800 établissements aménagent leurs horaires.
La vague de chaleur qui frappe le pays atteint une intensité exceptionnelle, avec des températures dépassant 42 °C dans certaines zones. En comparaison, la canicule de1976 en Île-de-France a eu des pics de chaleur entre 35 et 38 °C. La France a basculé dans un autre climat : records pulvérisés, températures dignes du Sahara, chaleur inédite à l’échelle nationale. Aujourd’hui, il fait plus chaud en France que dans 99,02 % de la planète ; seul le Sahara et le Grand Canyon sont actuellement plus chauds que notre pays en cette période de Journée Portes Ouvertes à l’AFPA. (sources : Futura Science, Libération, AFP)
Alors que la nation prend les mesures qui s’imposent, fait des préconisations et alerte sur la dangerosité de cet épisode climatique extrême, que les perturbations sur toutes les lignes de RER sont effectives à cause de la canicule (suppressions de trains, pannes, retards), l’AFPA maintient, dans un total déni de la situation, sa Journée Portes Ouvertes et fait se déplacer du public sur toute la région Île-de-France en cette période de très forte chaleur.
Pourquoi ? Certainement pour ne pas compromettre le plan marketing mis en place pour cet événement, oubliant que, parmi ce public que nous recevons, il y a des personnes en situation de handicap, des personnes âgées accompagnant des candidats, des personnes fragilisées… des êtres vivants et sensible à la chaleur, des personnes quoi.
Non contente de mettre en danger la sécurité de son personnel pour animer les JPO, l’AFPA engage aussi la sécurité des visiteurs entre 8 h et 13 h …enfin, ça, c’est sur le papier.
Dans la réalité, c’est tout autre chose : par manque d’harmonisation des pratiques en région Île-de-France, certains centres recevaient encore du public l’après-midi à 15 h. Mais à quoi bon organiser une JPO sur la plage horaire 8 h-13 h alors que les pouvoirs publics préconisent de limiter les déplacements et l’exposition aux heures les plus chaudes, soit entre 11 h et 21 h (sources Ameli) ?
Malgré tout, le lundi 22 juin, 1er jour de l’alerte rouge « canicule extrême », la Direction Générale a pris la décision de maintenir la JPO, au lieu de la reporter d’une semaine. Mieux, l’AFPA va utiliser une communication déposée sur Matcha, d’un total cynisme, qui retourne un élément négatif, la situation caniculaire, en argument de vente, admiré : « Le mercredi24 juin, l’événement se déroulera donc exceptionnellement de 8 h à13 h. Cette adaptation permettra de proposer un accueil de qualité aux visiteurs, conciliant confort et prévention des risques liés à la chaleur. »
Voilà comment on détourne les faits à son avantage. Exposer des candidats à se déplacer toute la journée, qui pour certains se retrouvent sous un soleil à son zénith dans des gares de RER, avec des températures dépassant les 40 °C en attendant des trains retardés ou supprimés pour cause de panne de caténaire dilatée par…devinez quoi ? la chaleur, est très loin des valeurs portées par l’AFPA et de ses fondateurs, et encore moins des valeurs de la CGT.
Le décret n°2025‑482 du 27 mai 2025, qui concerne la protection des travailleuses et travailleurs contre les risques liés à la chaleur, oblige l’employeur à ne plus être dans la réactivité mais à anticiper les risques. C’est pourquoi nous demandons une harmonisation des documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP), en intégrant les risques liés aux fortes chaleurs définis par Météo-France en trois niveaux d’alerte canicule (jaune, orange et rouge), afin de ne plus être dans la réaction et la désorganisation, et encore moins dans la rétention d’information, mais bien dans la prévention.
